subculture.bondage.bdsm
Des discussions à caractère sexuel sont reprises sur cette
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explicitement sexuelle, veuillez vous procurer un logiciel
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Bienvenue dans la liste "FAQ" (Frequently Asked Questions:
questions les plus fréquentes) du site web
soc.subculture.bondage.bdsm !
Introduction
Soc.subculture.bondage.bdsm est un groupe de discussion
d'internautes, ou "newsgroup", à propos de différents
thèmes dont le sexe et le bondage (littéralement:
"ligotage"). Cette liste de FAQ est mon jeu de réponses aux
questions les plus fréquentes dans ce groupe. Elle pourrait
présenter quelque intérêt que vous ayez ou non vécu une
expérience s.s.b-b (soc.subculture.bondage.BDSM)
* Quel genre de sujets sont abordés sur
soc.subculture.bondage-bdsm ? Et quels sont les sujets de
discussion qui ne sont PAS appropriés sur ce site ?
Veuillez lire les conditions d'utilisation du site ! Tout
sera dès lors très clair.
Cette section FAQ comporte des informations à caractère
explicitement sexuel. Si vous ne désirez pas prendre
connaissance des ce type d'information, je vous conseille
de ne pas consulter la section des FAQ. Si vous estimez que
la section FAQ en elle-même est obscène, je vous
demanderais de lire ma réponse à la question 20.
Rendez-vous sur "quoi de neuf dans les FAQ ?" (si vous êtes
curieux, visitez également my personal adults-only home
page).
Des ouvrages pourraient être et seront écrits sur le sujet;
n'oubliez pas que ceci est une liste à onglets reprenant
des FAQ. Si vous deviez apprendre quoique ce soit de cette
liste, il est à espérer que ce soit le nombre de questions
qu'il faut se poser et à quel point il reste à apprendre !
Si vous êtes intéressés ou curieux à propos de questions
qui vous semblent avoir été abordées d'une manière trop
brève, référez-vous à la fin de la section FAQ à la liste
d'ouvrages fantastiques et de sources d'informations
complémentaires. Et si vous désirez davantage d'idées ou de
conversations à propos de quelque sujet que ce soit, et
bien, à quoi d'autre pourrait servir
soc.subculture.bondage-bdsm ?
LES FAQ
1. Que signifie B&D, S&M, D&S, "top" et
"bottom" ?
Commençons par la partie la plus facile: "B&D" =
"bondage & dominance" (ligotage et domination) ou
"bondage & discipline" (ligotage et discipline).
"S&M" = "Sadism & Masochism" (Sado-masochisme).
"D&S" = "Dominance & Submission" (Domination et
Soumission).
Les personnes qui consultent s.s.b-b sont généralement
intéressées par des relations sexuelles qui sont en dehors
de la norme. Un des thèmes fréquents sur s.s.b-b est la
question "comment nous définir ?", puisqu'il n'existe pas
un seul et unique modèle de pratiques sexuelles dont nous
partagions le goût et dans lequel nous serions intéressés,
alors qu'il y a beaucoup de points communs dans les choses
dont nous parlons.
Certaines personnes aiment à se soumettre à d'autres, se
plaçant sous l'autorité de quelqu'un d'autre, dans un
contexte sexuel. Cela peut être quelque chose d'extrêmement
excitant pour quelqu'un de vous dire:" je vous appartiens.
Utilisez mon corps pour votre plaisir". Dans ce cas, il
s'agit de "D&S"; une personne domine, l'autre se
soumet. Esclave/Maître, Epouse de Harem/Sultan, Petit
Garçon/Papa, Elève/Maîtresse d'école. La "D&S" est un
jeu de pouvoir érotique dans lequel les deux partenaires
prennent du plaisir - l'un par le frisson du contrôle,
l'autre par le frisson d'être contrôlé. C'est aussi ici que
les termes "top" et "bottom" interviennent; le "top" étant,
en gros, celui qui domine et le "bottom", en gros, celui
qui se soumet.
Que font les dominants et les dominés ensemble ? Et bien,
une possibilité intéressante est qu'ils aient de nombreuses
relations sexuelles très intenses. Une autre possibilité
est que le dominant attache le dominé d'une certaine
manière; ce qui met le dominé directement et physiquement à
la merci du dominant, puis le dominant s'amuse avec le
dominé, le taquinant, le séduisant, le frustrant et
finalement, on l'espère, le satisfaisant. Ce type de jeu
est du bondage-dominance (ligotage-domination). Certaines
personnes aiment jouer avec la notion de punition: "Tu n'as
pas été sage donc maintenant je dois t'attacher et te
donner la fessée !" C'est du ligotage-discipline.
Ensuite il existe un type de jeu appelé "S&M" -
"sado-masochisme". Ce qui inclut des fouets, des bâtons,
des pinces pour tétons, toutes ces choses merveilleuses
étudiées pour causer la douleur, à un niveau plus ou moins
intense. Cela peut être une expérience puissante de se
soumettre à quelqu'un qui veut vous faire mal: c'est un
fantastique acte de confiance. Et comme nous en parlerons
plus avant, la douleur n'est plus réellement de la douleur
dans le jeu S&M; elle se transforme en une stimulation
incroyablement intense, qui, si le dominant qui
l'administre est expérimenté, peut amener le dominé à un
niveau d'extase entièrement nouveau.
Parfois l'aspect D&S passe au second plan par rapport
au plaisir sexuel; il n'est pas nécessaire d'aimer obéir
aux ordres de quelqu'un pour aimer être ligoté et fouetté !
Et bien sûr la douleur (qu'elle soit légère ou intense)
n'est qu'une sorte de sensation; il y en a beaucoup
d'autres, et toutes peuvent apporter énormément de plaisir
lorsqu'on en joue.
Ce type d'aventure, mêler la douleur et le plaisir pour
créer une expérience étonnament puissante pour le dominé
est parfois appelé "SM": "Sex Magick". Les définitions
précises des termes "B&D", "S&M", importent moins
que les expériences qu'ils visent. Tous ces domaines, ainsi
que vous pouvez le constater, se chevauchent et
s'entremêlent de nombreuses manières, mais à mes yeux ils
se fondent tous dans le seul concept de "Sex Magick": soit
prendre une pensée imaginaire et la rendre réelle, créer un
lieu magique dans lequel votre désir peut accéder à une
exaltante réalité !
Tant que nous en sommes aux abréviations, en voici
d'autres: "motos" = Members of the Opposite Sex (Personnes
du sexe opposé), "motss" = "Members Of The Same Sex"
(Personnes du même sexe), "IMHO" = In My Humble Opinion (A
mon humble avis), "BTW" = By The Way (Au fait, à propos),
"SO" = Significant Other (l'autre personne d'importance,
c'est-à-dire le (la) partenaire), "SMBDLMNOP" = SM et BD et
tout autre sujet dont nous parlons d'habitude sur s.s.b-b:
"Munch" se rapporte à "toute réunion sociale de personnes
habitant la même région et lisant s.s.b-b" (une abréviation
pour "Burgermunch", une tradition ayant débuté à Palo
Alto), "plonk", voir une question ultérieure, "WIITWD" =
What It Is That We Do (ce que nous faisons), un nouveau
terme pour "SMBDLMNOP", "YMMV" = Your Mileage May Vary
(Votre kilométrage peut être différent -au sens figuré bien
sûr !- (ndlt), c'est-à-dire: voici mon expérience
personnelle: la vôtre pourrait être différente; "ObBDSM" =
Obligatory BDSM" (BDSM exigé), si une note ne contient
qu'un peu de BDSM, celui qui la publie indiquera à la fin
de la note "ObBDSM: "; "YKINOK" = Your Kink Is Not OK"
(votre Kink ne convient pas -> kink est un terme d'argot
désignant une personne sexuellement déviante) -> voir
question 17 et bien sûr "FAQ" = Frequently Asked Questions"
(questions les plus fréquentes).
Oh, la raison pour laquelle je qualifie le comportement SM
de "jeu" est qu'il ne s'agit pas d'une corvée ! Jeu ne
signifie rien de plus qu'une activité ayant un but
récréatif afin d'en retirer du plaisir, ce qui implique que
le terme "jeu" est très adéquat pour qualifier de nombreux
comportements BDSM. Beaucoup de mes amis utilisent le mot
"jeu" de la même manière. (Toutefois permettez-moi de
débuter les nombreux "YMMV" en constatant que de très
nombreuses autres personnes pratiquant le BDSM considèrent
que c'est un aspect très réel et très profond de leur
orientation sexuelle; ces personnes estiment que le terme
"jeu" n'exprime pas de manière adéquate à quel point ces
relations et ces comportements sont importants et
fondamentaux à leurs yeux. J'ai de plus en plus
l'impression de faire partie de ces personnes. Et pour
d'autres personnes encore, certaines pratiques BDSM sont un
jeu, et d'autres pas. Toujours dans le vague ?)
Afin que les choses soient absolument claires dès le début,
AUCUNE INFORMATION DIFFUSEE ICI NE PRONE DE COMPORTEMENT
NON LIBREMENT CONSENTI. Ce que je décris ici sont des
manières pour des partenaires sexuels de prendre du plaisir
ensemble, uniquement si les deux sont consentants et
donnent leur consentement. Quiconque déclarant que cette
information soit d'une manière ou d'une autre une façon
d'encourager des actes criminels et non consentis librement
est par la présente accusé de n'avoir ni lu ni compris ce
que je suis en train de dire. Lorsque j'utilise le terme
"SM" dans cette section FAQ, j'évoque spécifiquement un
comportement consensuel. (Voir une question ultérieure pour
plus de précisions).
Enfin, vous avez certainement déjà remarqué que nous
parlons de davantage de sujets que simplement de sexe ou de
ligotage. Si cela ne vous convient pas, publiez donc vous
même quelque chose sur l'un ou l'autre de ces sujets ! Se
plaindre en disant:" Mais où sont les messages sur le sexe
et le ligotage?" ne mène à rien; si vous désirez qu'on
aborde plus un certain sujet, abordez-le vous même. Chacun
sur s.s.b-b publie des messages pour des raisons
personnelles qui n'ont pas souvent pour but de titiller des
étrangers.
Mais encore une fois, ce groupe traite de titillation,
d'érotisme conscient, d'obtenir ce que l'on désire, et la
première étape est souvent de l'admettre. Poursuivez votre
lecture et amusez-vous ! Qui sait, peut être serez-vous
devenu quelqu'un d'autre d'ici à ce que vous ayez terminé
de lire ce FAQ... c'est arrivé à d'autres avant vous :-)
2. Qu'est-ce qu'une "scène", et qu'est-ce que la
"négociation" ?
Le SM a de très nettes connotations théâtrales. Le fait que
vous soyez un dominé lorsque vous jouez sexuellement ne
signifie pas que vous soyez facilement battu dans la vie
réelle, pas plus que d'être dominant pendant le jeu ne fait
de vous un égoïste autoritaire. Ce ne sont que des rôles
que vous pouvez jouer; en un certain sens vous êtes un
acteur.
D'où le concept de "scène". Une scène est une interaction
particulière entre un groupe d'acteurs, habituellement
centrée autour d'un dominé. Ce n'est pas un concept formel,
mais juste une manière pratique de décrire l'action. "C'est
la scène de coups de fouet la plus chaude que j'ai jamais
vue !", "notre dernière scène m'a vraiment fait dépasser
mes limites, Maître(sse); je n'ai jamais rien ressenti de
tel auparavant". Habituellement une scène a un dynamisme
qui lui est propre: vous (un dominant) commencerez à
pénétrer/fouetter/sucer/etc. votre soumis, vous serez tous
deux totalement impliqués, l'un de vous vient/atteint le
sommet/commence à fatiguer, et vous redescendez et vous
vous reposez un peu et parlez de ce qui a marché et de ce
qui n'a pas marché, de ce que vous pensez de la scène.
Les joueurs SM novices peuvent tirer avantage de cette
description libre et l'utiliser à leur profit comme
structure de leurs premières scènes. S'il y a quelque chose
que vous désiriez essayer, négociez-le d'abord avec votre
partenaire; discutez ce que vous désirez de cette scène
(ligotage, orgasme ?), quelles sont vos limites (pas de
pénétration, pas de sexe oral), et quel safeword vous
désirez choisir (voir la prochaine question). Entrez alors
"dans la scène" - jouez votre rôle (si vous en avez un),
mettez le collier (ou quoique ce soit d'autre), mettez-vous
dans l'ambiance pour jouer.... et jouez ! Et lorsque la
scène est terminée, prenez le temps de discutez comment
chacun de vous l'a vécue. Prenez bien soin d'écouter votre
partenaire et de savoir comment il (elle) se sentait, et
remerciez votre partenaire d'avoir joué le jeu... après une
scène intense, c'est très agréable de se câliner et
d'entrer en relation, plutôt que d'arrêter brutalement et
de rentrer chez soi. Une scène a un commencement, un milieu
et une fin: les trois parties sont toutes très importantes.
(Et pas nécessairement indépendantes l'une de l'autre;
parler de ce que vous ressentez et de ce que vous désirez
continue tout au long du jeu).
Ce concept de "négociation" dans la communauté "SM"
signifie simplement une communication honnête et ouverte à
propos de ce que vous acceptez et de ce que vous refusez.
La négociation dans cette acception n'est pas un
marchandage, au cours duquel une personne tente d'obtenir
quelque chose aux dépends d'une autre; c'est une technique
"win-win" (où il n'y a pas de perdant) par laquelle vous
parlez de ce que vous avez fait, de ce qui vous excite ou
pas, de telle manière que vous soyez plus à l'aise l'un
avec l'autre et plus excités l'un par l'autre. Il est
totalement légitime de parler tant de vos fantasmes que de
vos limites - de ce qui vous excite, et de ce qui vous fait
reculer et vous raidir. Il est important d'avertir votre
partenaire des choses que vous ne voulez pas qu'il
(qu'elle) vous fasse, car vous avez le droit que l'on
respecte ces limites.... et si vous ne dites pas ces choses
à votre partenaire, il (elle) pourrait les faire, et aucun
des deux n'apprécierait. (Si vous indiquez quelles sont vos
limites, et que votre partenaire les ignore, ce n'est pas
du libre consentement, et il sera nécessaire dès lors que
vous réfléchissiez très longuement si vous pouvez faire
confiance ou non à votre partenaire. La négociation peut
éclaircir ces points d'une manière très nette, ce qui peut
être très utile).
Si vous débutez dans le SM, ou simplement dans une nouvelle
relation, la négociation est un procédé précieux. Cela peut
être aussi franc que "J'aimerais vraiment t'embrasser, ça
te conviendrait ?" ou méchant comme "raconte-moi tes
fantasmes les plus noirs et les plus profonds ou j'arrête
de te caresser le sexe !" Parler de ce que vous attendez de
vos relations sexuelles peut être difficile au début, mais
plus vous le ferez, plus ce sera facile et plus vous en
retirerez d'avantages ! Et notez bien que rien de tout ceci
n'est spécifique qu'au SM uniquement; la négociation est
utile à tous les niveaux relationnels, qu'ils impliquent ou
non le SM. Le consentement est bien plus qu'un simple "oui"
- toute relation, et particulièrement les relations SM,
seront meilleures grâce à de nombreuses conversations sur
ce que chacun des partenaires désire, et pourquoi, et à
quelle intensité, et ce qu'ils ne veulent pas.
Certaines personnes estiment que la négociation "détruit la
dynamique". Il semblerait qu'ils aient une image de deux
partenaires s'aimant et n'ayant pas besoin de parler,
chaque contact, chaque geste est parfait. C'est génial
quand ça arrive, mais cela n'arrive pas automatiquement.
Mon expérience personnelle est que de parler franchement me
fait me sentir beaucoup mieux à propos de la personne avec
qui je suis, qui que soit cette personne, et que j'ai
beaucoup plus confiance parce qu'elle ne fera rien pour
lequel je ne sois prêt... ce qui implique que je puisse me
lancer sans retenue dans le scénario que nous avons
négocié; quel qu'il soit. De plus, lorsque vous apprendrez
à mieux vous connaître l'un l'autre, vous saurez ce que
vous aimez et ce que vous n'aimez pas.... parce que vous
l'aurez négocié ! Alors la dynamique se met REELEMENT en
marche !
L'autre connotation de "scène" s'applique à l'ensemble de
la population B/D/S/M; parfois une personne demande à un
autre joueur SM "X est-il (elle) dans la scène) ?" ou "J'ai
vu Y dans la scène il y a un moment". Si vous voulez entrer
dans la scène dans ce sens, reportez-vous aux organisations
que j'ai mentionnées à la fin de cette liste FAQ -
particulièrement la NLA, qui pourrait bien avoir un groupe
d’adhérents dans votre région ! Ceci peut s'avérer très
intéressant, vous avez la possibilité de vous faire de
nouveaux amis, de trouver des tas de bonnes idées ainsi
qu'une communauté qui partage vos centres d'intérêts.
3. Qu'est-ce qu'un "safeword" (littéralement, "mot de
sécurité")?
Une des choses exaltantes dans le SM est que cela peut
repousser vos limites. Si vous aimez ce genre de jeu, il
est naturel que vous essayez de plus en plus de choses
nouvelles, que vous acceptiez des sensations de plus en
plus fortes, que vous fassiez ou que vous ressentiez plus
que vous n'avez jamais fait ou ressenti auparavant.
Mais le processus est lent et progressif, et personne ne
lit dans les pensées des autres. Il se pourrait que vous
soyez le dominé dans une scène de fouet, votre dominant
vous fouette et tout d'un coup ce n'est plus du tout bon !!
et vous voulez qu'il s'ARRETE !!! Un safeword; c'est ça: un
mot qui veut dire "ça ne marche pas ! cette scène se passe
mal ! S'il vous-plaît arrêtez !"
Un safeword ne doit pas être pris à la légère. Il se peut
parfois que vous jouiez avec un dominant que vous ne
connaissez pas très bien, et s'il vous fait subir quelque
chose que vous ne voulez pas qu'il vous fasse, il est
important que vous ayez un moyen de le lui faire savoir,
IMMEDIATEMENT. Particulièrement si vous êtes attaché ou
sans défense de l'une ou l'autre manière.
Tout le monde a son safeword préféré. Personnellement
j'utilise "Yellow !" ("Jaune" !) pour dire "quelque chose
est trop intense; je veux que vous alliez moins fort, mais
je ne veux pas interrompre la scène" et "Red!" ("Rouge"!)
pour dire "j'ai des problèmes et je veux que tout s'arrête
MAINTENANT, plus de jeu, la scène est finie, laissez moi
partir" Certaines personnes n'ont qu'un seul niveau de
safeword, et utilisent "aardvark" ou tout autre mot étrange
qu'ils n'utilisent jamais dans le contexte d'une scène.
Lors de nombreuses parties, le safeword universel est
"safeword" ! C'est à vous de décider. Ce n'est qu'un
garde-fou lorsque les choses deviennent incontrôlables. Si
votre dominant ne respecte pas votre safeword, il est plus
que probable qu'il (qu'elle) ne respectera pas vos autres
limites, et vous devrez décider si vous voulez ou non jouer
avec quelqu'un qui n'en tient pas compte.
Parfois, il n'est pas aisé d'utiliser un safeword. Il est
important de se rendre compte que personne n'est parfait,
et que si vous, en tant que dominant, faites quelque chose
qui pousse votre soumis au-delà de ses limites ("squick",
le terme anglais utilisé par l'auteur est un néologisme qui
veut dire pousser au-delà de ses limites), cela ne veut pas
dire que vous soyez un mauvais partenaire ou une personne
mauvaise. Cela signifie seulement que vous avez atteint une
limite dont vous ignoriez l'existence, ou que vous étiez
fatigué ou pas concentré et pas en phase avec votre soumis.
Cela arrive à tout le monde de temps en temps. Si vous, en
tant que dominant, vous sentez dépassé et que vous vouliez
mettre fin à la scène subitement, ou que vous ayez une
réaction puissante à laquelle vous ne vous attendiez pas et
que vous ne soyez pas sûr(e) de la manière de poursuivre la
scène, vous pouvez également utiliser un safeword; ce n'est
pas réservé qu'aux soumis ! Si, en tant que dominé, vous
estimez que votre dominant vous pousse trop loin, et que
vous ne vouliez plus jouer, que ce n'est plus agréable,
alors vous utilisez un safeword - votre dominant sera
content que vous l'ayez fait pour lui dire où vous en
étiez.
Un safeword n'est rien d'autre qu'un outil de
communication. Si vous jouez de manière intense, il se peut
qu'il soit difficile d'arrêter la scène, de revenir du bord
de l'extase en utilisant ce safeword... mais si c'est
nécessaire, c'est ce pour quoi ils sont prévus. Certains
dominants poussent délibérément leurs dominés jusqu'à ce
qu'ils utilisent leur safeword; de telle manière que le
dominé ait vécu l'expérience. Un safeword qui n'est jamais
utilisé pourrait sembler impossible à dire, ce qui n'est
pas une bonne chose.
Parfois un dominant voudra vous bâillonner, que vous ayez
été trop bruyant, ou qu'il veuille augmenter votre
vulnérabilité ou que vous ayez été impertinent ou pour
d'autres raisons encore. Vous pourriez tout de même avoir
besoin d'un safeword pour avertir le dominant qu'un nœud
serre trop fort, que les pinces font trop mal, etc.
Certaines personnes donnent au dominé un mouchoir qu'il
tient dans sa main, s'il laisse tomber le mouchoir, le
dominant sait que quelque chose se passe mal.
Personnellement j'utilise le signal traditionnel de SOS:
trois cris forts et répétés: "Mmh ! Mmh ! Mmh!". Je n'ai
jamais vu aucun bâillon qui empêche réellement de produire
des sons, et ce signal fonctionne même si mes mains sont
prises dans des moufles ou une camisole et que je sois
incapable de tenir quelque chose en main.
Avant de jouer avec quelqu'un il est utile de négocier, pas
uniquement à propos du safeword, mais aussi de la manière
dont les choses se passeront au cas où vous utiliseriez ce
safeword. Lorsque vous débutez dans le SM, il est
inévitable que certaines scènes se terminent prématurément
ou abruptement. Si vous reconnaissez cette possibilité dès
le départ, et que vous parliez de quels types de
consolation ou de remède vous aimeriez dans ce cas, il sera
beaucoup plus facile et plus agréable de se remettre d'un
incident. Et le fait qu'une scène se passe mal n'est pas
une raison pour penser que vous ou votre partenaire soyez
fondamentalement mauvais ou indigne de confiance- les
erreurs sont inévitables. (Si toutefois votre partenaire ne
veut pas écouter votre avis à propos de l'incident, ou
qu'il (qu'elle) minimise ou tourne vos préoccupations en
ridicule, il ne vous sera sans doute pas possible d'éviter
de futurs incidents. Si votre relation ne profite pas de
ces expériences pénibles, il n'est sans doute pas prêt à
gérer la pratique du SM. Evidemment, ce genre de processus
est une partie primordiale de toute relation saine, que ce
soit dans le cadre du SM ou non).
Tous les joueurs SM n'utilisent pas de safewords. Certaines
personnes pratiquant le SM n'estiment pas que ces mots
soient utiles pour le type de jeu qu'ils préfèrent; une
communication plus directe leur suffit. Certains
partenaires se rendent compte que leur besoin d'un safeword
décroît au fur et à mesure qu'ils se connaissent mieux.
Certaines personnes pratiquent un type de SM dans lequel le
dominé ne veut pas d'échappatoire verbale pendant le
déroulement de la scène. (Ce jeu "no-safeword" (sans
safeword) est parfois appelé "edge play" (jeu à la limite).
Vous vous rendrez compte que les scènes BDSMMLMNOP
présentent d'énormes variations dans les styles, et que les
expériences des joueurs sont étonnament diversifiées. Mais
pour beaucoup de personnes débutant leur exploration (et
pour beaucoup de ceux qui ont énormément exploré
également), les safewords se sont avérés très utiles.
4. Quand la douleur n'est-elle plus de la douleur ?
Souvent les personnes en dehors de la scène ne conçoivent
pas l'attrait qu'il peut y avoir pour les joueurs SM à
faire des choses qui semblent douloureuses. Qu'y a-t-il
d'agréable à se faire frapper ? Quelle satisfaction peut-on
retirer à avoir des ecchymoses ?
Et bien, pensez à ceci. Avez-vous jamais eu une relation
sexuelle très intense et remarqué par la suite des marques
de morsure dans votre cou dont vous n'aviez pas le souvenir
? Ce qui s'est passé c'est que votre partenaire amoureux
vous a mordu, FORT, suffisamment fort pour vous laisser des
marques, et tout ce que vous avez ressenti alors a été une
décharge de plaisir. Si on vous avait mordu aussi fort
alors que vous n'étiez pas en train d'avoir une relation
sexuelle, vous auriez crié "AIE!!!" parce que cela aurait
fait très mal. Mais lorsque vous êtes sexuellement excité,
votre tolérance à la douleur augmente, et les stimulations
que vous ressentez habituellement comme étant de la douleur
donnent en fait du plaisir.
C'est une chose communément admise. Une autre explication
fréquente est que le cerveau produit de l'endorphine, une
substance opiacée naturelle, qui compense la douleur. En
fait, on "plane" sur cette sensation ("planer" dans le sens
de quelqu'un qui a pris une substance hallucinogène). Le
"trip du sprinter" est généré par le fait qu'il pousse son
corps jusque dans des limites si douloureuses que le
cerveau se met à produire de l'endorphine; la sensation que
vous ressentez après avoir mangé du piment a la même
source; et c'est également pour cette raison que les
joueurs SM trouvent agréable d'être fouettés, fessés, etc.
Ce n'est pas de la douleur, c'est du plaisir ! Tous les
athlètes qui sont "accro à l'entraînement" sont par essence
des masochistes qui aiment pousser leur corps afin
d'obtenir cette réponse chimique. Ainsi donc, votre
partenaire qui aime recevoir la fessée pourrait bien être
beaucoup moins masochiste qu'un marathonien standard !
Précisément pour cette raison, une dominante bien connue
utilise la douleur comme une récompense, lorsqu'elle domine
un masochiste. La douleur en tant que punition peut avoir
l'effet inverse, lorsque votre dominé aime être fouetté !
L'endorphine n'est en aucun cas La Seule Explication de la
raison pour laquelle les masochistes recherchent les
sensations intenses. Tous les masochistes ne planent pas
dans l'extase lorsqu'on les fouette, d'ailleurs tous n'ont
pas forcément envie d'être fouettés. Les manières de vivre
des sensations intenses varient du flash onirique au aïe du
fouet, à la brûlure irritante à en devenir fou, à la
chaleur apaisante, aux frissons qui font monter les larmes
aux yeux... et quelle que soit la sensation, il y a
probablement quelqu'un qui l'apprécie.
De plus, la douleur est un continuum. Il y a énormément de
sensations différentes que vous pouvez utiliser dans vos
relations sexuelles - de légères égratignures avec les
ongles, des fessées à la main, des pincements, .... il
existe des tas de manières de toucher quelqu'un et toutes
peuvent être agréables.
Des personnes différentes apprécient des niveaux de
sensation différents: "des caresses différentes pour des
gens différents" Ce qui peut constituer une caresse
merveilleusement sensuelle pour une personne en particulier
peut n'être pratiquement ressentie par une autre, et ce qui
peut être une flagellation délicieuse pour telle autre
n'est absolument pas agréable pour cette dernière. La
négociation est le secret pour trouver le juste milieu.
Certaines personnes considèrent tout ceci comme étant
absurde. "Comment pouvez vous DESIRER la douleur ?" La
meilleure réponse que je puisse donner est que certaines
personnes sont tout simplement calibrées différemment.
Elles ont besoin de plus de sensation; elles trouvent
l'intensité exaltante et excitante, alors que d'autres
trouvent cela écrasant et angoissant. Certaines personnes
aiment leur nourriture plus épicée que d'autres; pourquoi
n'en serait-il pas de même pour leurs rencontres sexuelles
? Chaque personne a sa propre manière d'expérimenter les
sensations, et si vous désirez davantage, il existe des
moyens sûrs de l'obtenir. Obtenir ce que vous désirez, sans
danger, peut rendre votre vie beaucoup plus heureuse. (Pour
plus d'information sur les sensations et les sensations du
jeu, je recommande chaudement l'ouvrage de Pat Califia
intitulé Sensuous Magic. Voir la liste de liens à la fin de
ce FAQ).
5. Quelles sont les bases du SM sans danger,
émotionnellement et physiquement ?
Le SM est souvent un jeu et, en tant que tel, c'est amusant
! Mais le SM peut également devenir intense et puissant.
Voici quelques conseils utiles pour les débutants.
Sécurité émotionnelle
Premièrement et avant tout; communiquez. Faites savoir à
votre partenaire ce que vous voulez et ce que vous ne
voulez pas. Entretenez le dialogue; observez votre
partenaire, soyez attentif à ce qu'il (elle) ressent et
pense, et respectez ses limites. Etablissez un safeword, et
précisez bien qu'il sera pris EXTREMEMENT au sérieux s'il
est utilisé. Ne supposez PAS que votre partenaire partage
l'un de vos fantasmes à moins d'en avoir parlé
EXPLICITEMENT avec lui (elle); si quelqu'un aime qu'on lui
bande les yeux, il n'aimera pas forcément qu'on le (la)
ligote. Et le plus important, donnez entière permission à
ceux qui jouent le jeu de le stopper à n'importe quel
moment, pour n'importe quelle raison; respectez-vous l'un
l'autre suffisamment pour vous engager à arrêter et à
arranger les choses si ça se passe mal.
Soyez sensible. Le jeu SM qui peut (mais pas forcément !)
impliquer la vulnérabilité, des sensations intenses et la
domination psychologique, est quelque chose de fort; cela
peut aller très loin dans le psychisme de quelqu'un et
faire remonter des traumas de l'enfance ou des peurs
inconscientes, sans qu'on puisse le prévoir. Soyez
conscient que vous nagez en eau profonde, soyez
respectueux, aimant et plein de précautions. Toutefois, ne
laissez pas cette réalité vous effrayer et vous détourner
du SM si vous désirez essayer ce type de relation; faites
en sorte que cela vous rende tous deux plus conscients et
plus ouverts à ce que vous ressentez. Par dessus tout,
décidez vous-même si le SM (ou des éléments du SM) ont leur
place dans votre vie sexuelle; n'écoutez pas si l'on vous
dit "le SM sera bon pour vous" ou "le SM ne vous conviendra
pas". Vous êtes le (la) seul(e) à pouvoir prendre cette
décision.
Soyez honnête. Si vous ne voulez pas faire quelque chose,
ne laissez pas votre partenaire vous y forcer. Lorsque vous
commencez à explorer le SM, vous pourriez souvent vous
retrouver dans une situation où votre partenaire veut plus
que vous n'avez donné jusque là, ou qui est d'humeur à vous
demander quelque chose qui ne vous dit rien du tout à ce
moment là. De ma propre expérience, il est généralement
plus intéressant de dire "je pense que nous avons des
désirs différents. Nous devrions en parler". Participer à
une scène alors que vous n'en avez pas envie peut déboucher
sur n’importe quoi, d'une expérience médiocre à une épreuve
dont vous souhaiteriez qu'elle se termine le plus vite
possible. Vous avez tout votre temps.... avec honnêteté et
sans forcer la main de quiconque, vous construirez une
relation basée sur la confiance qui sera solide par la
suite.
Un jeu de soumission-domination particulièrement
controversé est celui par lequel le dominé concède au
dominant une certaine part de leur libre arbitre, de telle
manière que le dominant puisse lui donner des ordres. Bien
que de nombreuses personnes dont les liens sont forts
puissent jouer à ce jeu en toute sécurité (et d'ailleurs en
retirer énormément de bonheur et de satisfaction), ce type
de jeu peut comporter de réels risques émotionnels pour les
personnes souffrant d'une mauvaise image d'eux-mêmes. Le
risque est que le dominant finira par abuser de son
pouvoir, et qu'il utilisera la dynamique de soumission/
domination pour rendre le dominé encore plus impuissant et
moins sûr de lui, et par là-même amener le dominé à
demander qu'on lui retire encore davantage d'indépendance.
Si vous souffrez de certains problèmes liés à la notion de
valeur personnelle, et que vous croyez qu'être un dominé
(même si cela semble séduisant) pourrait confirmer voire
consolider l'image négative que vous avez de vous-même, il
vous faudra bien peser votre décision quant à savoir si la
D/S est appropriée à cette période dans votre vie. La
réponse pourrait bien être "non". (Et vice versa, si vous
envisagez de dominer une personne qui veut se soumettre
parce qu'elle estime ne pas mériter mieux, vous devriez
réfléchir si vous accepteriez un partenaire qui a une si
mauvaise image de soi). En général, il est impératif pour
quiconque pratiquant le SM de s'interroger précisément sur
ses motivations et ses limites, et de voir clairement si le
SM (quelle que soit la forme qu'il prenne) est un
accomplissement personnel ou un acte auto-destructeur.
Il se peut que la situation ne soit pas aussi contrastée,
par ailleurs; certaines activités particulières, certains
rôles ou certains mots peuvent vous déstabiliser, vous
effrayer, vous donner l'impression d'être sans valeur; vous
feriez mieux d'éviter ces activités, ces rôles et ces mots.
C'est exactement l'utilité de la négociation; vous avez le
droit de faire ce que vous trouvez agréable et d'éviter ce
qui ne l'est pas, et vous avez le droit d'exiger que votre
partenaire respecte vos limites. (Ceci vaut pour toute
relation, évidemment, que ce soit du BDSM ou pas). La
problématique de "quand les relations de domination/
soumission deviennent-elles excessives ou abusives" est
d'actualité sur s.s.b-b, et ce pour une bonne raison: c'est
un sujet important.
Le BDSM peut parfois avoir des aspects thérapeutiques, mais
ce n'est en aucun cas un substitut à une thérapie
proprement dite. L'on dit parfois que "on ne peut prendre
le pouvoir aux impuissants". Une relation de domination/
soumission saine est basée sur le respect mutuel; et dans
la certitude que chacun des partenaires a choisi ce type de
relation en toute connaissance de cause, hors de toute
contrainte; le dominé est fier de se soumettre, et le
dominant est fier de recevoir le cadeau de sa soumission.
C'est très différent d'une relation de maltraitance par
laquelle un partenaire contrôle toute l'existence de
l'autre, avec pour but de rendre cette personne
irrémédiablement dépendante de lui, sans aucun recours.
La sécurité physique
Revenons-en à l'aspect physique: si vous êtes le dominant,
et que vous ligotiez votre dominé, soyez attentif à ce que
vous êtes en train de faire. Votre dominé va être pris par
l'extase; il vous appartient de vous assurer qu'il soit
dans une position confortable et qu'il s'amuse.
"L'amusement" peut être aussi pervers qu'il vous plaira,
mais évitez qu'il ne s'ennuie; c'est rarement agréable). En
fait, si en tant que dominé vous êtes réellement mécontent
de votre dominé qui romprait un arrangement que vous auriez
pris tous les deux, l'ignorer ou le renvoyer est la
punition la plus dure que vous pourriez lui administrer.
Mais c'est déjà beaucoup plus complexe).
N'oubliez pas le problème du SIDA. Tout ce qui va plus loin
qu'un baiser à bouche fermée ou le contact peau à peau est
potentiellement dangereux, à moins que vous n'utilisiez un
accessoire en latex. N'ayez aucun contact non-protégé entre
les parties du corps comme les doigts, les parties
génitales, la bouche, l'anus; utilisez un carré de latex
lors des cunnilingus ou des contacts entre la bouche et
l'anus, des gants en latex sont nécessaires lors des
pénétrations manuelles, il faut également recourir à
l'usage du préservatif pour les hommes ainsi que sur les
godemichés. Utilisez des lubrifiants à base d'eau comme
ForPlay, Astroglide, Wet, KY Jelly; si le gel contient du
nonoxynol-9 (qui a pour effet de détruire le virus VIH),
c'est d'autant mieux (mais certaines personnes sont
allergiques au nonoxynol-9 et nom d'un chien ça a un goût
affreux !). LES LUBRIFIANTS A BASE D'HUILE ET LES HUILES
DISSOLVENT LE LATEX; éviter que les huiles de massage ou
les huiles minérales n'entrent en contact avec vos gants ou
vos préservatifs (et pour la même raison avec vos vêtements
en latex !).
Le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, l'urine...
tous ces fluides peuvent être porteurs du virus VIH. Jouez
fort, mais jouez sans risque. (Un des avantages des jeux SM
est qu'ils peuvent étendre les possibilités de plaisir
mutuel! Mais ils augmentent également la liste des jeux à
risque...) Il existe d'autres conseils de sécurité, mais si
vous désirez approfondir le sujet, consultez les
informations de certains ouvrages à la fin de cette liste.
Désinfectez votre matériel SM après le jeu, à l'aide d'une
solution désinfectante. L’isobétadine est vraisemblablement
le désinfectant le plus couramment utilisé, ainsi que
l'Hibiclens. Il est impératif de désinfecter les
godemichés, les objets tranchants, tout ce qui est utilisé
pour les pénétrations ou qui pourrait entrer en contact
avec le sang. Désinfectez également les fouets et les
triques, si la scène a été intense au point que le dominé
ait été blessé. L'alcool à 90° n'est pas aussi efficace
pour la désinfection qu'on le dit; utilisez donc un produit
avec des propriétés anti-bactériennes.
Beaucoup de dominants ont sur eux un kit de sécurité propre
au SM, contenant (entre autres choses), une torche
électrique, des clés de rechange pour toutes les serrures,
des ciseaux pour bandages (avec une lame plate) au cas où
il s'avérerait nécessaire de couper un lien en urgence, une
trousse de secours avec tous les accessoires standards, du
désinfectant (de la Bactine ou de l'Hibiclens par exemple)
pour les jouets qui entreraient en contact avec tout fluide
corporel, du matériel de protection contre les maladies
sexuellement transmissibles (comprenant parfois de
nombreuses sortes de lubrifiant - suivant les personnes,
les goûts varient), etc. Consultez SM 101 (un ouvrage de la
liste de la section "Ressources") pour une excellente
description de ce type de kit.
Il existe certaines pratiques considérées en général comme
potentiellement trop dangereuses à moins d'y avoir été
initié par une personne compétente. La suspension en est
une: des tas de problèmes peuvent survenir, et se terminer
par de graves blessures. La crucifixion est une forme de
suspension particulièrement risquée. Le body piercing
(littéralement: perçage du corps) n'est pas non plus
recommandé aux novices; cela nécessite du savoir-faire et
de la précision, une maladresse peut se solder par de
graves complications.
Heureusement, la plupart des pratiques SM telle que le
bondage, la fessée, le teasing (littéralement "tourmenter")
ne sont pas aussi intenses; vous pouvez démarrer en douceur
et augmenter l'intensité aussi loin que vous et votre
partenaire désirez aller. Soyez attentif à ce que vous
faites, ayez recours au bon sens et tout se passera bien.
En général, il est conseillé de commencer sans hâte et de
S'ENTRAINER ! Vous apprendrez vite et vous en retirerez du
plaisir tout au long de votre apprentissage, et bientôt
vous atteindrez des niveaux dont vous auriez seulement pu
rêver !
6. Est-on toujours soit dominant, soit dominé ? Qu'est-ce
qu'un "switch" (changement)
L'impression qu'ont certaines personnes, en regardant la
scène de l'extérieur, est qu'on est soit dominant, soit
dominé. Soit vous aimez dominer, soit vous aimez qu'on vous
domine. Et parfois les novices peuvent être troublés, parce
que les deux possibilités les excitent.
En fait, chaque personne est différente, et chaque personne
a ses préférences. Personnellement, j'aime beaucoup dominer
ma petite amie, mais également me soumettre à elle.
Certaines personnes sont des dominants dans toutes les
situations de jeu, de même que d'autres sont toujours des
dominés - mais je connais des personnes qui dominent les
hommes et se soumettent aux femmes, ou qui inversent
parfois les rôles à de nombreuses reprises lors d'une
relation sexuelle, les possibilités varient énormément !
Les dominants sont appelés des "tops" (littéralement:
au-dessus), les dominés sont appelés "bottoms"
(littéralement "en bas"), et ceux qui intervertissent les
rôles entre la domination et la soumission sont appelés des
« switch » (littéralement, changement, inversion). Un «
switch » peut être dominant dans une scène et dominé dans
une autre. Certains intervertissent les rôles fréquemment,
d'autres uniquement d'une scène à l'autre, mais conservent
le même rôle tout au long d'une scène donnée, d'autres
n'intervertissent les rôles que très rarement s'ils se
trouvent avec un partenaire en qui ils ont une très grande
confiance; et enfin certains ne changent jamais de rôle.
Si vous intervertissez les rôles, et que vous n'êtes pas
sûr de savoir quel rôle choisir, vous pouvez jouer de cette
question en elle-même. Des scènes entières peuvent avoir
comme pivot central la question: "qui domine ?". Vous
pourriez par exemple combattre corps à corps, et le perdant
sera celui qui terminera attaché. Vous pouvez également
régler une minuterie, qui lorsqu'elle sonne indique qu'il
est temps d'intervertir les rôles ! Il existe autant de
possibilités que vous pouvez en imaginer.
Encore une fois, seul un aspect de la relation présente un
attrait pour vous, et dans ce cas, vous aurez envie de
jouer avec des partenaires qui n'ont pas envie de jouer le
rôle qui vous plaît le plus... tous les goûts sont dans la
nature, et il existe des partenaires aux goûts très variés.
Il faut également préciser qu'il n'existe pas
automatiquement de relation entre le fait que quelqu'un
soit dominant ou dominé dans la vie de tous les jours avec
le rôle que cette personne joue dans le jeu. Certains des
cadres les plus autoritaires adorent être humiliés et
maltraités en secret... c'est pour eux une chance de
pouvoir perdre le contrôle, de renoncer aux
responsabilités. Et parfois les personnes les plus
discrètes, les plus humbles et les plus timides que vous
ayez jamais vues se transforment en diaboliques génies de
la douleur et du plaisir lorsqu'elles ont quelqu'un avec
qui jouer.
Il n'est pas du tout rare qu'une personne qui n'ait jamais
pratiqué qu'un seul rôle (par exemple, la soumission)
d'éprouver un jour le désir irrépressible de dominer, ou
vice versa. Les gens changent, les préférences changent, ce
n'est pas inhabituel. Ceci, toutefois, nous amène à la
question suivante...
7. Comment puis-je apprendre à être un bon dominant ?
Lors de sa première scène, il est parfois intimidant
d'essayer de jouer au jeu SM, particulièrement si aucun des
partenaires n'a pratiqué cela auparavant. Devant vous
ce(tte) partenaire merveilleux(se) qui veut que soyez le
dominant. Vous l'attachez, et il (elle) se retrouve
impuissant(e), frissonnant de jouissance anticipée et de
désir... Et maintenant on fait quoi ?
Jouez avec le dominé ! Toute une série d'objets de tous les
jours peuvent produire des sensations délicieusement
intenses à votre partenaire. Laisser traîner un peigne sur
sa peau, chatouiller un pied à l'aide d'une plume, les
pinces à linge (n'en utiliser que quelques-unes ou
plusieurs artistiquement alignées- cela peut devenir aussi
intense que vous le désirez!), les glaçons, la pâte à
tartiner au chocolat, les fraises (vous n'avez pas vu 9
semaines et demies ?), les ceintures de cuir pour fouetter
ou fesser, les brosses à cheveux pour érafler ou frapper,
et bien sûr vos doigts, votre bouche, votre sexe, et tout
le reste. Profitez-en pour prendre tout votre temps avec
votre victime consentante; déconcentrez-le (la), puis
amenez-le (la) au bord de l'orgasme, puis faites le (la)
redescendre et vous supplier de continuer !
N'oubliez pas que vous pouvez choisir l'ambiance selon
votre envie. Vous pouvez être joueur, amusé de votre propre
stupidité même lorsque votre dominé gémit de désir. Vous
pouvez être sévère et impérieux, sympathique mais pervers,
agréable et sadique - tout ce qui vous plaira. Tant que
vous centrez votre attention sur votre soumis, il prendra
du plaisir ! Relaxez-vous, laissez les choses se mettre en
place, et si vous n'éprouvez plus de plaisir, utilisez
votre safeword - le dominant peut lui aussi s'en servir.
Bien sûr, vous ne devez pas vous sentir obligé d'apporter
toute votre attention à satisfaire le dominé; à quoi
servirait un bon esclave si ce n'est à satisfaire son
maître ? A de nombreuses reprises, j'ai joué avec ma
partenaire et je l'ai utilisée pour mon seul plaisir, en
égoïste, et ne prêtant que peu d'attention au sien - et
elle a adoré ça ! Mais il n'y a aucune doute qu'il est
aussi bon de donner du plaisir que d'en recevoir. N'oubliez
pas, communiquez, soyez sensible à ce que le dominé ressent
et il n'y aura aucun problème.
Il est très important que le dominant n'oublie jamais qu'il
est responsable du dominé. Lorsque vous commencez à jouer
au jeu SM, il se peut que vous placiez le dominé dans des
situations d'impuissance physique et/ ou de vulnérabilité
émotionnelle. Il est primordial que vous reconnaissiez
qu'il (qu'elle) a une énorme confiance en vous et en votre
capacité à prendre en charge tout ce qui pourrait arriver.
Si au beau milieu d'une scène intense quelqu'un frappe
inopinément à votre porte, vous pourriez être tous deux
extrêmement surpris et choqués - le dominé se tournera
immédiatement vers vous pour que vous le protégiez. S'il se
passe quelque chose que vous n'aviez pas prévu, prenez soin
du dominé en premier lieu - rassurez-le (la) qu'il ne lui
arrivera rien tant que vous êtes là, et ensuite occupez
vous du problème calmement et avec bon sens.
Ne soyez pas limité par des idées préconçues sur ce que
vous "devriez" faire, ne soyez pas angoissé par votre
"inaptitude" à dominer. Si vous commencer à ressentir un
stress ou une angoisse, prenez du recul, et demandez-vous
ce que vous attendez de la scène. Parfois, j'ai assuré le
rôle de dominant pour ma partenaire alors qu'elle n'avait
pas envie de sexe avec moi à ce moment précis - elle m'a
donc pris comme esclave et m'a ordonné de la baigner de la
laver ! Cela fut un délassement très agréable pour chacun
de nous et cela lui a permis de se relaxer suffisamment
pour continuer à jouer comme elle le désirait. Soyez
honnête, pas uniquement avec le dominé, mais avec
vous-même. Si au cours d'une scène vous vous dites
soudainement et en toute honnêteté: "je n'ai pas envie de
faire ça" ou "j'ignore ce que mon (ma) partenaire veut, ou
ce que moi je veux", alors de grâce arrêtez la scène - si
possible avec élégance. Cela vaut mieux que de traîner la
scène en longueur jusqu'à ce que tous deux en soyez
malades.
Si vous n'avez toujours pas d'idée et que le dominé en veut
toujours autant, il est toujours possible de commencer à
jouer avec le dominé et de l'exciter d'une manière ou d'une
autre, puis de lui ordonner de vous dire ses fantasmes les
plus secrets, sinon vous arrêterez. Se parler avec
vulgarité - échanger des fantasmes poussés, tout en sachant
que vous pourriez les réaliser si tel était votre plaisir -
est la meilleure façon que je connaisse pour trouver des
idées de scènes. En fait, c'est valable pour TOUT jeu
sexuel, qu'il s'agisse de SM ou non !
Si vous désirez des descriptions détaillées de positions,
de scènes, etc., je vous conseille de vous procurer un
exemplaire de Sensual Magic ou de SM 101. Voir la section
"ressources" à la fin de la troisième partie des FAQ (vous
pouvez commander des catalogues de vente par correspondance
de matériel SM qui sont des mines d'idées !). Ou publiez
vos messages et vos questions sur
soc.subculture.bondage.bdsm pour toute suggestion.
9. Le BDSM est-il sexuel ?
C'est une des questions d'une troublante généralité qui
débouche généralement sur une violente controverse.
Il ne manque pas de cochons que les cochonneries excitent.
Il ne manque pas non plus de vicieux pour qui ce n'est pas
le cas. Il y a des vicieux qui aiment certains vices, et
pas d'autres, pas question jamais de la vie, vous
plaisantez ???? Et puis il y a des pervers qui trouvent
certains vices érotiques uniquement en tant que fantasmes,
mais qui ne voudraient jamais de ces vices en réalité. Pour
ne pas mentionner les vicieux qui pensent que d'autres
pervers ne trouveraient pas certains vices érotiques, ou au
contraire qu'ils en seraient excités. Et puis à quel point
le sexe se retrouve mêlé à ces vices - ou aux comportements
pervers qui sont considérés comme sexuels - est une autre
variable énorme.
Donc la réponse est: oui, parfois, pour certaines personnes
!
Question suivante ?
10. Pourquoi le bondage est-il agréable ?
Pour des tas de raisons. Pour de nombreuses personnes, le
fait d'être impuissant, que quelqu'un d'autre puisse se
servir de leur corps sans qu'ils puissent l'empêcher est
très excitant. "Je vais te faire jouir, et tu ne pourras
rien y faire". C'est un aveu de confiance très puissant que
de laisser quelqu'un vous attacher sans défense, ou même en
vous laissant une possibilité de vous échapper. C'est
tellement érotique de se voir ouvert, jambes écartées,
impudique et trempé, et de voir son partenaire
s'agenouiller entre vos cuisses, prêt à vous utiliser pour
son plaisir - ou pour vous donner un plaisir insupportable.
Pour d'autres, rien que la sensation d'être attaché est
agréable. Une forte constriction peut créer des
stimulations très intenses, et beaucoup de ligotages serrés
se révèlent de véritables aventures sensuelles, tout comme
peut l'être une scène de flagellation. Etre attaché peut
donner une sensation de soulagement, agréablement
restrictive; il n'est pas nécessaire de se tracasser pour
quoi que ce soit, puisqu'on ne peut de toute façon rien
faire. Vous êtes entièrement entravé, et tout ce qui reste
à faire est de prendre du plaisir.
Alors que pour d'autres, c'est une charge de se débattre,
de laisser son corps perdre le contrôle. Cela peut vraiment
intensifier un orgasme lorsque vous jouissez avec chaque
muscle tendu et retenu par les liens, en tentant de libérer
vos mains pour enfoncer la tête de votre partenaire entre
vos jambes, le corps tremblant. Si vous n'étiez pas
attaché, vous vous feriez mal !
En ce qui me concerne, les trois raisons sont valables.
Une forme particulièrement intense de bondage est le
bondage verbal: faites prendre au dominé une position
(étendu bras et jambes écartés, à genoux, etc.) et ordonnez
lui de rester immobile... ensuite tourmentez le (la)! Une
variation perverse est la suivante: dites au dominé de
mettre ses mains devant lui, les doigts en dehors, chaque
doigt d'une main touchant le doigt de l'autre main. Donnez
lui une pièce à tenir entre chaque doigt. Ensuite ordonnez
lui de n'en laisser tomber aucune, sous peine d'une
quelconque punition et mettez-vous au travail ! Cela
fonctionne mieux sur un sol dur pour mieux entendre les
pièces tomber.
Il y a une série de choses évidentes de bon sens à savoir
si vous voulez commencer à pratiquer le bondage. La plupart
sautent aux yeux, mais je les mentionne car c'est le rôle
d'une liste de FAQ ! L'idée de base, en fait, est de faire
des essais. Les toutes premières fois, vous ne saurez pas
vraiment ce que vous faites, ce n'est pas un problème !
Prenez votre temps pour essayer différentes positions,
différents types de corde, etc. Et s'il vous vient une idée
que vous voudriez tester avant un rendez-vous important...
pourquoi ne pas la tester sur vous ? Si vous pouvez prendre
la position sans vous faire mal, il est probable que vous
pourrez mettre le dominé dans cette position d'une manière
confortable également!
Assurez-vous que les extrémités corporelles du dominés ne
deviennent froides ou ne bleuissent; ce sont deux signes
très clairs que la circulation sanguine ne se fait plus
correctement; et c'est bien sûr à éviter. Si les mains du
dominé sont attachées dans des moufles ou que vous ne
puissiez les voir, demandez-lui de remuer les mains, les
pieds, etc. pour vérifier qu'il n'y a pas de perte de
sensibilité. Il n'est pas toujours évident d'attacher
quelqu'un sans trop serrer; en général on conseille de ne
pas trop serrer et de faire plusieurs tours de corde. Vous
attachez ce lien simplement en faisant un tour
supplémentaire, et ça peut vraiment être la barbe si en
plein milieu de la scène le dominé a le pied qui s'endort;
ce genre d'incident peut être très ennuyant et déconcentrer
le dominé de ce que vous êtes en train de lui faire.
Les foulards de soie, les bandanas, etc. présentent le
désavantage de se resserrer à la traction, parfois ils se
resserrent tellement qu'il faut les couper. Si vous êtes
novice, vous pouvez éviter ce genre de tracas en achetant
une paire de menottes pour poignets et pour chevilles (en
cuir, en velcro, etc.) dans un sex-shop; si cela vous gêne,
souvenez-vous de la bonne vieille excuse du "c'est pour
faire une blague à un mariage !"
Les menottes sont sexy, mais elles peuvent faire mal. Les
manchettes de mauvaise qualité (du genre que l'on peut
trouver dans les magasins de sport) pourraient se déchirer
- il faudra alors les ôter. Si vous voulez jouer avec des
menottes, procurez-vous une paire de bonne qualité; la
marque habituelle est Peerless, elles coûtent environ 30$
et elles ont une fermeture à deux crans, de telle manière
que vous puissiez les fermer et les bloquer pour qu'elles
ne se resserrent pas par la suite (ce que les menottes bon
marché font en général). Les menottes sont en métal, et il
n'est pas bon de se débattre quand on en porte car elles
peuvent endommager des nerfs. Les menottes de bondage
rembourrées et avec des anneaux de serrage sont plus
adaptées pour toutes sortes de jeux.
Ne laissez pas une personne ligotée seule. Bien que ce soit
un fantasme très fort de ligoter quelqu'un dans une
situation précaire (par exemple avec des vibro-masseurs ou
d'autres accessoires en train de fonctionner) pour ensuite
partir en le (la) laissant mijoter, vous devez tenir compte
de certaines probabilités: que se passe-t-il si la maison
est cambriolée ? prend feu ? qu'il y ait un tremblement de
terre ? une urgence quelconque ? Le jeu, c'est le jeu; mais
une personne impuissante n'est rien d'autre que cela:
impuissante. Un partenaire qui consent est trop précieux
pour qu'on prenne le moindre risque avec lui (elle).
Soyez très prudent si vous attachez quelque chose autour du
cou de quelqu'un; tout ce qui peut résulter en une pression
MEME MINIME sur la gorge peut rapidement mener à
l'inconscience, car l'artère carotide irrigue directement
le cerveau. De la même manière, soyez attentifs avec les
bâillons et les accessoires attachés dans la bouche, à ne
pas couper la respiration, cela peut provoquer un haut le
cœur, ce qui peut déboucher sur une situation très
désagréable si le dominé ne peut retirer le bâillon. Voir
une autre question sur les safewords à utiliser quand on
est bâillonné.
Soyez également conscient du fait qu'être ligoté fermement
pendant une période de temps plus ou moins longue peut
ralentir la circulation sanguine vers le cerveau; si
soudainement vous faites subir quelque chose de très
intense à la personne ligotée, cela pourrait déclencher un
coup de sang pouvant mener à l'évanouissement. Utilisez
toujours des boucles qui puissent être desserrées
instantanément même si le dominé pèse de tout son poids
dessus (ces boucles sont parfois appelées "panic snaps"
littéralement "claquement d'urgence" et sont disponibles
dans les bonnes quincailleries), et gardez toujours une
paire de ciseaux médicaux à portée de main au cas où les
liens devraient être coupés.
Faites attention à quoi vous attachez le dominé: une
conduite d'eau peut être pratique, mais elle peut devenir
très chaude. De même avec les bougies, soyez prudents
lorsque vous promenez une flamme devant quelqu'un qui est
ligoté, car elles ne pourraient reculer en cas de problème.
Si vous ne trouvez rien à quoi attacher le dominé, liez-lui
les mains dans le dos, puis à la taille. Si le lit n'a pas
de montants, vous pouvez enrouler les cordes autour des
pieds du lit et écarteler le dominé de cette manière. Il y
a des tas de manières d'attacher quelqu'un, et un peu
d'entraînement - sur le dominé ou sur vous même - vous
permettra d'improviser dans n'importe quelle situation.
Je reprends ici une liste de quelques types d'accessoires
de bondage mentionnés dans des fictions ou dans des notes
publiées sur s.s.b-b. Si vous rencontrez un terme que vous
ne comprenez pas, écrivez-moi et j'ajouterai une
description à cette liste.
Momification ou cocooning: la méthode de bondage la plus
complète est sans doute d'envelopper quelqu'un de telle
manière qu'il ne puisse plus du tout bouger. La façon la
plus connue de momifier quelqu'un est d'utiliser un film
plastique. La technique la plus commune est d'envelopper
chaque membre séparément, puis d'envelopper les bras au
tronc, et ensuite d'envelopper les jambes ensemble - puis
d'aider le dominé à s'étendre sur une surface proche et
douce. Vous pouvez alors pratiquer des incisions (avec
précaution !) pour accéder aux parties sensibles, ou
appliquer de la bande adhésive par-dessus le tout pour plus
de sécurité, ou utiliser des bâillons, des bandeaux, etc.
Un des processus naturels par lequel le corps élimine la
chaleur produite étant la transpiration, et la momification
empêchant la transpiration dans une certaine mesure, soyez
attentif à ce que le dominé ne souffre pas trop de la
chaleur, et préparez une couverture pour l'en couvrir
lorsque vous le libérerez de son cocon en utilisant les
ciseaux médicaux (disponibles dans les magasins de matériel
médical - une lame plate facilitant le découpage) que vous
avez bien sûr sous la main. Et comme toujours, surveillez
très attentivement le dominé, il est impuissant et votre
négligence ou votre inattention peuvent mener à un
désastre.
Les cagoules: beaucoup de maroquineries et d'artisans
fabriquent des cagoules de bondage. Elles sont
particulièrement serrantes, en cuir ou en caoutchouc.
Certains modèles ont des fermetures éclair, et vous montez
la tirette pour les fermer. D'autres ont des lacets à
l'arrière ou sur les côtés, afin de pouvoir ajuster la
cagoule encore plus serré, pour une sensation plus forte.
Certaines cagoules ont des orifices prévus pour les yeux
et/ou la bouche, et d'autres pas. Quelques modèles de luxe
ont des serre-tête intégrés, ou sont mêmes prévues pour des
écouteurs afin de pratiquer la privation sensorielle.
Presque toutes les cagoules ont des orifices pour le nez,
pour des raisons évidentes. Les cagoules peuvent entraver
assez sérieusement les capacités respiratoires du dominé,
et le dominant doit demeurer continuellement attentif à
l'état du dominé pendant qu'il porte la cagoule -
particulièrement si la cagoule est portée en même temps
qu'un bâillon. Ne laissez jamais un dominé cagoulé seul; un
problème respiratoire peut arriver très rapidement.
Certaines personnes estiment que les cagoules n'ayant pas
de fermeture éclair ou d'autres mécanismes d'ouverture très
rapide sont trop dangereuses pour être utilisées sur un
dominé. Dans tous les cas, ayez toujours des ciseaux
médicaux à portée de main au cas où la cagoule devrait être
retirée d'urgence.
Les « bodybags » (littéralement: sacs pour le corps): si
vous aimez être ligoté, c'est le type de bondage le plus
extrême qui entoure tout le corps, et empêche tout
mouvement. Les « bodybags » de bondage (aussi appelés «
sleepsacks »: littéralement « sac de couchage »)
ressemblent à sac de couchage douillet et confortable,
souvent en cuir ou en spandex. Les « bodybags » en spandex
sont les moins chers, et si la qualité de spandex utilisé
est bonne, ils sont suffisamment restrictifs. Souvent les «
bodybags » ont une ouverture dans le haut, par laquelle
vous pouvez glisser vos pieds, et remonter le sac jusqu'à
votre cou. Beaucoup d'autres modèles ont des orifices pour
les parties génitales ou les tétons, de telle manière que
l'on puisse donner du plaisir au dominé ou le torturer
alors qu'il est immobile. D'une manière arbitraire, les «
bodybags » en cuir peuvent être assez élaborés (et chers);
quelques-uns ont des manches intégrées à l'intérieur pour
réduire encore les possibilités de mouvement, ou des
sangles de suspension qui permettent de suspendre le dominé
qui a enfilé le sac. Parfois, certains modèles ont des
lacets à l'extérieur de telle manière que le sac puisse
être sanglé et carrément causer de la douleur. Si vous avez
VRAIMENT de l'argent à dépenser, vous pouvez vous procurer
des « bodybags » en caoutchouc gonflables - enfilez-le,
gonflez-le et envolez-vous ! Les avertissements à propos de
la respiration et de la libération en urgence sont ici
encore d'application.
Les « hobble skirts » (littéralement « jupes d'entrave »):
les vêtements de fétichisme n'ont pas toujours pour but
d'être beaux et agréables à porter, mais de constituer
pratiquement un accessoire de bondage en soi. Les jupes
d'entraves en sont un parfait exemple: ce sont simplement
des jupes qui s'ajustent très étroitement de la taille aux
chevilles (d'où le terme de "jupe d'entrave"). Lorsqu'on
les porte avec des talons aiguille, ce type de jupe
conduire à une immobilité quasi complète, sans même
recourir à un autre type de bondage. Le cuir et le
caoutchouc sont (encore) les matériaux les plus utilisés,
bien que certains tailleurs créent leurs propres modèles en
velours, en satin, ou d'autres matières sensuelles.
Les « Armbinders » (littéralement: « Liens pour les bras »)
sont des entraves en cuir, qui lient les deux bras dans le
dos. La plupart ressemblent à des gants hauts qui montent
jusqu'en haut des bras et qu'on boucle autour des épaules.
D'autres sont des sangles qui descendent jusqu'au milieu du
dos et ont des liens pour les poignets intégrés. Il existe
de nombreux appareils de bondage, et vous pouvez même
inventer les vôtres...
11. Pourquoi est-il agréable d'être fouetté ?
Une des manières de considérer la flagellation est tout
simplement de se dire que c'est une façon différente de
toucher quelqu'un. Les personnes qui commencent à pratiquer
le SM jouent à la fessée: c'est agréable d'être fessé
!C'est une punition, un stimulus très fort, qui provoque
une douleur très agréable. Mais lorsque vous aurez fessé
quelqu'un pendant longtemps, vous vous rendrez compte que
la main que vous utilisez pour la fessée se fatigue très
vite!
C'est ce pourquoi on utilise un fouet - afin de vous
permettre de frapper quelqu'un plus longtemps, sans vous
fatiguer. Il existe de nombreux types de fouets (martinets,
gros fouets, triques, cravaches finement tressées, fouets
en daim -pour la sexe-, etc.), qui provoquent tous des
sensations différentes et ont chacun leur effet propre. Un
dominant qui aime le fouet en possède généralement toute
une panoplie, mais ces fouets sont tous en quelque sorte
des extensions de la main du dominant. En fait, lorsque je
fouette ou que je cravache quelqu'un, j'ai vraiment
l'impression de le (la) toucher, comme si l'instrument
était un prolongement de mon bras et de mon désir.
Il y a des raisons plus profondes à la grande variété de
fouets qui existent. Une scène de flagellation commencera
souvent d'une manière assez calme, pendant laquelle le
dominant va utiliser un petit fouet pour sensibiliser le
dominé et le faire entrer dans le rythme, passant à des
fouets de plus en plus importants au fur et à mesure que le
dominé entre plus profondément dans le jeu, et est de plus
en plus réceptif aux sensations nouvelles qu'il ressent.
Bien sûr, le dominant peut choisir d'entraîner le dominé
dans le voyage tactile qu'il lui plaira, en passant d'une
baguette légèrement cinglante à des cravaches mordantes,
puis des matières douces. (Oui, cela peut être très
agréable que le dominant s'arrête subitement de vous
frapper et vous caresse le dos avec un morceau de velours!
Il peut aussi utiliser un glaçon...) Tout est dans la
sensation physique.
Bien souvent les joueurs d'une scène décrivent les fouets
comme "rendant un son mat" ou "cinglant". Les fouets "mats"
ont un impact fort; ils vous bousculent, la sensation se
situe entre une étreinte et un coup de poing. Les fouets
"cinglants" ont un impact mordant; la sensation se situe
entre un coup de griffe et une gifle. Chacune de ces
sensations est agréable d'une manière différente, un
dominant expérimenté peut alterner les fouets cinglants et
mats afin de créer des vagues de sensation qui font dériver
leur dominé vers l'extase.
La plupart des joueurs aiment que la flagellation soit
progressive. Cela peut se terminer en une apogée d'impacts
explosifs qui laissent le dominant et le dominé à la fois
épuisés et enchantés. Cela peut aussi se calmer doucement,
et s'arrêter par hasard. Ou cela peut tout à coup cesser
d'être bon et résulter en l'utilisation d'un safeword. Ou
se transformer en une scène d'une intensité sexuelle
galopante ! Mais en général le tempo du "commencer
doucement, faire monter, et terminer intensément" est
habituel à la plupart des jeux SM: du doux au dur au WOW
puis de nouveau au doux, puis un peu plus dur, puis
WOOOW!!! ... et doux ensuite. C'est le ressac de l'océan.
De la pratique est nécessaire afin de savoir comment faire
prendre son pied au dominé, mais plus vous en apprendrez,
plus vous serez habile, et croyez-moi cette habileté -
tourmenter son partenaire et lui faire ressentir de plus en
plus de plaisir - est aussi très utile dans des contextes
sans rapport avec le SM !
Les fouets ne sont pas les seuls accessoires qui existent.
Parfois on utilise des martinets -en cuir ou en bois,
parfois perforés afin d'augmenter la pénétration dans l'air
et de rendre l'impact plus fort. Les martinets produisent
un grand claquement qui peut être ressenti comme une fessée
très puissante. Certains joueurs aiment les cravaches, qui
peuvent être épaisses ou minces, rigides ou relativement
flexibles. Les cravaches produisent les impacts les plus
forts - le sifflement d'une cravache en mouvement est très
particulier. Tout le monde n'est pas à même de gérer la
douleur intensément concentrée que les cravaches peuvent
causer, mais ceux et celles qui en sont capables y prennent
beaucoup de plaisir. On a introduit l'usage des cuillers de
bois et des spatules de cuisine en tant qu'instruments de
flagellation. Pendant un certain temps, les nerfs-de-boeuf
ont eu du succès dans certaines soirées auxquelles j'ai
assisté à San Francisco. (boum !). Si rien de ceci n'a de
sens pour vous, et bien si vous vous posez la question
c'est que vous pourriez bien ne jamais rien y comprendre.
La flagellation ou la fessée peuvent parfois faire partie
d'une scène de "punition", dans laquelle le prétexte est
que le dominé a désobéi ou qu'il n'a pas été sage et que
cela nécessite une forme de châtiment. Cela peut être
amusant de pratiquer cela comme un jeu, mais cela pourrait
ne pas fonctionner dans une dynamique de
soumission-domination à plus long terme. Les dominés
trouvent érotique de recevoir du dominant des sensations
non mutilantes - et bien sûr toute scène causant un
préjudice durable n'est ni sûre ni saine. Si le dominé
réalise que la meilleure manière d'être agréablement battu
est de se mal comporter, il deviendra un très mauvais
dominé pour vous. Il est donc préférable de séparer les
punitions "de jeu" - qui ont pour but le plaisir - des
punitions "réelles" relevant de graves entorses aux
conventions qui ont été prises entre le dominant et le
dominé. C'est ici qu'il faut délicatement séparer la
réalité du fantasme, et que le monde réel se distingue du
jeu SM et de la fiction.
Lorsque vous fouettez quelqu'un, soyez prudent. Les coups
de fouets violents sont généralement appliqués sur le dos
ou les fesses, tout simplement parce que ces parties du
corps sont le plus à même de le supporter. Prenez garde de
ne pas frapper la colonne vertébrale, la peau pourrait se
lacérer à l'endroit où les vertèbres affleurent. Evitez les
reins également, car un coup trop rude pourrait les
endommager. Pour les mêmes raisons évoquées à propos de la
colonne vertébrale, le cou est une autre zone à éviter.
Soyez conscient que si vous frappez quelqu'un suffisamment
fort (et cela peut être bien moins fort que ce que vous
imaginez) vous occasionnerez des ecchymoses, et que si vous
poursuivrez vous déchirerez la peau, ce qui est
définitivement une pratique à risque du point de vue des
Maladies Sexuellement Transmissibles; le cuir et les fouets
à plusieurs lanières sont difficiles à nettoyer. Pour cette
raison, certains masochistes scrupuleux ont leurs propres
jouets qui ont été en contact avec leur propre sang, et qui
par conséquent ne peuvent être utilisés que par et pour
eux. De telles flagellations demandent des efforts
considérables, mais comme pour tout autre jeu SM, vous
pouvez commencer doucement et poursuivre aussi fort que
vous le désirez ! Les ecchymoses, même importantes,
disparaîtront, ainsi que les coupures légères et les
égratignures, mais vous devriez savoir comment éviter tout
dommage non intentionnel qui ne serait pas aussi bénin.
Une autre chose à surveiller (un risque moindre mais qu'il
est important de connaître): le mélanome, une forme de
cancer de la peau, peut s'aggraver à la suite d'un
traumatisme cutané. Si vous remarquez un grain de beauté
sur le dos de votre dominé qui semble irrégulier, décoloré
ou avoir changé en peu de temps, évitez cette zone et
conseillez à votre partenaire de consulter un dermatologue.
Il y a eu des messages sur s.s.b-b qui traitent BEAUCOUP
plus en détail des méthodes et des raisons de la
flagellation. Si vous désirez en savoir plus, publiez votre
question sur s.s.b-b ou consultez d'autres sources. (Ce FAQ
n'entend pas être totalement exhaustif dans tous les
domaines... quoique cela serait une bonne chose...)
12. Qu'en est-il du body piercing (littéralement: perçage
du corps)? Qu'est-ce que le jeu du C&B, ou «
génitorture » ?
On ne perce pas que les oreilles. Les personnes dont je
parle ici ont les tétons, le nombril, les sourcils, le
clitoris, le prépuce, le pénis, les lèvres ou d'autres
parties du corps percées de trous dans lesquels on
introduit de petits ornements en métal. Voilà pour les
faits, mais dans la pratique, il semblerait que cela ait
beaucoup à voir avec le SM.
Se faire faire un « piercing », tout d'abord, est un flash
d'une incroyable intensité, sur le plan purement physique.
C'est une chose d'une incroyable force d'accepter que
quelqu'un transperce une partie de votre corps avec un
morceau de métal pointu. Cela peut vous permettre
d'atteindre un niveau de sensation au-delà de tout ce que
vous avez jamais expérimenté dans votre vie.
Lorsque le piercing est fait, cela peut complètement
altérer la manière dont vous percevez cette partie de votre
corps. Un de mes amis m'a raconté que s'être fait percer
les tétons avait fait évoluer sa perception de ces deux
simples petites parties agréables à des zones érotiques à
part entière, directement reliées à son sexe au niveau des
sensations. Pour lui, le piercing de ses tétons était la
meilleure chose qu'il ait jamais faite pour son corps et sa
libido, et il avait l'air très sincère ! Il en est de même
pour tous les piercings dans la région génitale; ils
peuvent vraiment améliorer le plaisir sexuel.
Il existe des preuves médicales que les nerfs entourant
l'endroit percé deviennent beaucoup plus sensibles; ce
n'est donc pas du folklore. Au cas où ce ne serait pas
clair; lorsqu'un piercing a cicatrisé, cela ne fait pas du
tout mal; c'est plutôt le contraire !
Certaines personnes pratiquent le piercing-jeu, de très
fines aiguilles sont insérées temporairement dans la peau
et retirées à la fin de la scène. Au fond, c'est un autre
genre de voyage sensoriel, que certains trouvent très
agréable. Les aiguilles ne provoquent pas exactement de la
douleur, mais il est impossible d'ignorer leur présence, et
elles font sans aucun doute monter l'endorphine !
Il est totalement déconseillé de s'essayer au piercing
définitif à moins d'être un professionnel expérimenté; un
tas de connaissances sont nécessaires, et les conséquences
d'un mauvais piercing ne sont pas du tout agréables. Les
piercings-jeu sont moins durs, mais vous devrez tout de
même vous assurer de connaître les techniques stériles
(n'oubliez pas les pratiques à risques).
Le perçage des tétons chez la femme peut-il causer des
problèmes à l'allaitement ? Parfois oui, parfois non; les
deux cas sont possibles. Un téton comporte énormément de
vaisseaux glactophores (canal par lequel monte le lait),
donc les chances de pouvoir allaiter sont grandes, mais
rien n'est certain.
Pour plus d'information sur le piercing, reportez-vous à
rec.arts.bodyart (ou peut-être à une version ultérieure de
ce FAQ).
Le jeu « C&B » veut dire jeu « Cock and Ball »
(littéralement: verge et testicules). « Genitorture » est
une juxtaposition de « genital » et « torture » (torture
génitale). Certains hommes, en entendant ces mots, se
cramponnent à leurs testicules et s'enfuient épouvantés,
alors que d'autres entrent immédiatement en érection et en
demandent plus. Les parties génitales masculines sont à la
fois les plus vulnérables et les plus sensibles de toutes
les parties du corps d'un homme, donc bien sûr beaucoup de
dominants aiment en jouer.
Les « cockrings » (anneaux pour pénis) sont des anneaux qui
se placent sur le pénis, plus précisément à sa base,
derrière les testicules. Le pénis entre en érection lorsque
les vaisseaux sanguins à sa base se contractent (suite à
l'excitation), emprisonnant le sang dans la verge et la
faisant gonfler. Les anneaux pour pénis ont un effet
similaire, prolongeant l'érection chez la plupart des
utilisateurs. (Ils compriment également l'urètre, ce qui
peut rendre tout orgasme plus douloureux, ou même renvoyer
l'éjaculation dans la vessie. Ce n'est pas dangereux sauf
si cela se produit de manière répétée. Exercez-vous pour
trouver le bon degré de serrage).
La plupart des anneaux pour pénis sont en cuir, avec des
sangles ajustables, pour qu'on puisse les serrer ou les
desserrer à la taille exacte du pénis (ainsi que pour
pouvoir les enlever facilement). Il existe des modèles en
caoutchouc. Il y en a même en métal, mais ces derniers sont
risqués; si vous employez un modèle trop petit sur votre
sexe au repos, votre érection peut devenir tellement
importante que vous ne pourrez plus le retirer - et s'il
est trop serré, il empêchera votre sexe de dégonfler. Cela
peut résulter en une visite aux urgences et l'utilisation
d’un coupe-boulons. Ce n'est pas une blague.
Certains anneaux pour pénis ont plusieurs anneaux, un à
placer derrière les testicules, un autre autour, et un à la
base du sexe. Certaines personnes aiment en utiliser
plusieurs pour écarter les testicules du corps.
Conseils de sécurité: la ligne directrice la plus large est
de procéder lentement jusqu'à ce que vous sachiez jusqu'où
vous pouvez aller. Si la douleur d'une pratique
particulière se propage à d'autres régions du corps, ou si
la douleur continue longtemps après que la stimulation ait
cessé, vous avez probablement dépassé vos limites. Si vous
prenez votre temps, vous n'en arriverez généralement pas à
ce stade. Comme pour toute pratique SM, si vous éprouvez de
la douleur après la scène, ou que vous remarquez des choses
anormales sur votre pénis ou vos testicules que vous soyez
au repos ou en érection, consultez un médecin. Bien sûr,
évitez toute pratique exerçant un mouvement de traction ou
de torsion violente sur les parties génitales; elles
contiennent énormément de ligaments et de vaisseaux
sanguins, qui, s'ils sont endommagés, pourraient avoir des
conséquences sur vos capacités d'érection. Toutefois le
pénis et les testicules peuvent être légèrement fouettés ou
frappés, pour autant que cela soit fait avec précaution.
Evidemment, le bondage du pénis et des testicules peut être
fait à l'aide de lanières de cuir, de rubans, de cordes de
velours, etc. Il n'y a pas de limites aux ornements:
attacher un pénis en érection peut se transformer en oeuvre
d'art affriolante, et le tourmenter peut être encore plus
artistique. Ne vous attendez pas à ce que le bondage «
C&B » maintienne le pénis en érection indéfiniment; un
pénis qui n'est pas stimulé se dégonfle en général, et un
bondage qui lui conserverait son érection serait sans doute
le signe que les liens sont trop serrés. Dans tous les cas
de figure, assurez-vous de pouvoir retirer votre bondage
rapidement, comme toujours.
On peut également faire énormément de choses avec les
parties génitales féminines. Certaines femmes aiment qu'on
leur place des pinces à linge sur les grandes ou les
petites lèvres; qu'on les leur flagelle doucement, ou même
qu'on fouette légèrement le clitoris. Parfois les piercings
peuvent être utilisés pour le bondage; les piercings des
lèvres peuvent tenir le sexe d'une femme délicieusement
ouvert, les piercings de la calotte clitoridienne peuvent
être écartés à l'aide de fil, exposant le clitoris à nu.
Certaines femmes aiment qu'on caresse leur sexe avec des
matières douces, d'autres aiment être apaisées puis
tourmentées tour à tour jusqu'à ce qu'elles n'en puissent
plus.
A nouveau, procédez lentement. Ne donnez PAS de coups dans
le vagin, quoique vous fassiez d'autre. Ne laissez pas les
pinces très longtemps avant de connaître les limites du
plaisir de votre partenaire (et comme elle se sentira le
lendemain lorsque la scène sera finie). Une seule et même
sensation prolongée trop longtemps peut rapidement devenir
désagréable; changez de stimulation, faites en sorte que la
dominée demeure excitée et surprise. Toutes sortes de
choses peuvent être utilisées pour les parties génitales
féminines; j'ai un article qui cite "brochettes en bambou,
bougies, râpes à fromage, pinces, tapettes à mouches, cubes
de glace, couteaux, carrés de latex, lanières de cuir,
brosses à cheveux, fourrure de lapin, cordes, soie,
cuillers, serviettes, poids et fouets" comme des articles
utiles pour donner à la dominée un plaisir qu'elle n'est
pas prête d'oublier. (Bien sûr, il ne faut pas pratiquer ce
genre de chose jusqu'à causer d'irréparables dommages, tout
comme pour les parties génitales masculines. Ne grattez
pas, n'écorchez pas et ne mutilez pas - vous jouez avec les
zones les plus sensibles du corps humains !)
La communication est souveraine dans le jeu impliquant les
parties génitales de la femme; un sexe féminin varie d'une
personne à l'autre autant (et même davantage) que n'importe
quelle autre partie du corps; et les réactions seront
également terriblement différentes d'une femme à l'autre.
En général, le rythme dont il était question dans la partie
sur la flagellation s'applique également au jeu avec le
sexe féminin, bien que le dominant devrait procéder encore
plus lentement, car les sensations seront plus intenses et
plus concentrées qu'au cours de tout autre genre de scène.
Une dernière petite chose: apparemment, pour beaucoup de
femmes, une réaction pré-orgasmique commune consiste en une
rétraction du clitoris dans sa calotte. Si vous procurez à
votre partenaire une sensation très agréable,
éventuellement combinée avec juste ce qu'il faut de
douleur) et que son clitoris disparaisse, NE VOUS ARRETEZ
PAS ! (à moins que vous ne vouliez empêcher son orgasme...
n'allez pas trop loin, sauf si les pieds de la dominée sont
attachés - elle pourrait donner des coups de pieds). Et
connaissez vos limites; si votre dominée désire vraiment
que la scène se termine par un orgasme, le lui donner la
rendra EXTREMEMENT reconnaissante, et attendre trop
longtemps pourrait vous user tous les deux. Ce sont de bons
points à négocier au préalable avant toute scène - comment
aimeriez-vous que la scène se termine ? Rompre un tel
accord peut engendrer la méfiance, mais l'honnêteté, comme
toujours, aidera chacun à obtenir ce qu'il désire.
13. Qu'est-ce que le « cutting »(coupure)/le « play
piercing » (jeu avec le piercing)/ le « burning »
(brûlure)/ le « branding »(marquage au fer)/ « l'eletrical
play » (jeu à l'électricité)? Qu'est-ce que sont les «
bloodsports » (sports de sang)
D'abord les premières questions. Le « cutting » est une
pratique SM utilisant un scalpel ou une fine lame pour
faire des coupures peu profondes dans les couches
superficielles de la peau de votre partenaire. Dans le «
play piercing », on utilise de très fines aiguilles pour
percer temporairement la peau du partenaire, puis on les
retire à la fin de la scène. Le « burning » est le fait
d'avoir recours d'une manière ou d'une autre à de hautes
températures dans une scène SM; notez que le but est de
jouer avec la chaleur, et non de brûler réellement votre
partenaire, puisque les brûlures sont des lésions très
difficiles à traiter. Le « branding », c'est,
littéralement, marquer au fer rouge - en utilisant de
petites pièces en métal chauffées à de très hautes
températures pour faire de petites cicatrices de brûlures
sur la peau du partenaire. « L'electrical play » est le
fait de jouer avec de l'électricité. Et finalement, les «
bloodsports » est un terme générique pour toute pratique SM
impliquant le sang.
Visiblement, toutes ces pratiques SM sont potentiellement
extrêmement dangereuses, puisque chacune d'elle, si on s'y
prend mal, pourrait avoir pour conséquence des lésions
irréversibles. Exécutées de la bonne manière, aucune de ces
pratiques ne se solde par des blessures allant au-delà des
premiers soins et de la désinfection. De plus, je ne suis
pas en mesure de communiquer suffisamment d'information
dans ce FAQ pour expliquer comment les pratiquer en toute
sécurité. Il vous faudra vous référer à un dominant
expérimenté, et le voir pratiqué sur quelqu'un, avant de
vraiment savoir comment jouer de cette manière avec vos
partenaires. Ceci étant dit, continuons notre tentative de
travail préparatoire.
Tout d'abord, le « cutting » et les « bloodsports ». Les
règles de bases sont: propreté et sécurité. Pour la
plupart, les personnes que j'ai vues pratiquant le cutting
utilisent l'alcool à la 90° pour nettoyer la surface de la
peau, puis de l’isobétadine pour désinfecter la zone de
peau qu'ils vont couper. Le dominant porte des gants en
latex pour réduire les contacts avec le sang de leur
partenaire - n'oubliez pas que le sang est porteur du virus
VIH, et dans le cutting (dans les bloodsports en général,
en fait), il y a du sang. L'instrument habituel pour le «
cutting » est le scalpel chirurgical, qui est assez
tranchant pour faire une coupure nette et lisse; utiliser
des lames moins affûtées peut causer une coupure
irrégulière qui cicatrisera mal. Les incisions seront
pratiquées sur des endroits du corps où la peau n'est pas
soumise à trop de tension; par exemple, l'omoplate, ou la
fesse, ou sur le devant de la cuisse (bien que cela puisse
poser des problèmes quand même). Il ne faut PAS inciser la
peau là où elle est tendue, car ces endroits cicatrisent
mal (la coupure se rouvrira sans cesse). Seule la couche
supérieure de la peau est incisée: superficiellement. Les
incisions plus profondes cicatrisent plus difficilement. On
ne doit pas pratiquer d'incision en forme de boucle, car la
peau au centre de la boucle pourrait être sectionnée de
telle manière qu'elle n'est plus irriguée. Lorsque
l'incision est terminée, on applique un pansement sur toute
la zone.
Comprenez-vous toutes les implications d'une scène de «
cutting » qui tourne mal ? C'est vraiment le jeu limite le
plus limite ! Si vous désirez en savoir plus, voyez le «
Lesbian S/M Safety Manual » - Manuel de sécurité pour le SM
lesbien - (dans la liste à la fin de la troisième partie).
Le meilleur conseil de sécurité: faites-vous montrer la
manière de procéder par une personne sachant pratiquer les
incisions.
Le piercing-jeu est une forme quelque peu plus douce de «
bloodsport ». A nouveau, la peau du dominé doit être
nettoyée et désinfectée et le dominant doit porter des
gants en latex. Les aiguilles utilisées sont des aiguilles
chirurgicales stériles disponibles dans les magasins de
matériel médical ou les magasins de SM de réputation
sérieuse. Le dominant pince un peu de peau (la zone juste
autour du téton est souvent utilisée), et passe l'aiguille
au travers. Les aiguilles ne font pas nécessairement très
mal, mais les nerfs vous feront clairement savoir qu'elles
sont en place, l'endorphine commence à monter très vite.
Après quelques temps, on ôte les aiguilles et on les jette
dans un container pour objets coupants, on applique des
pansements adhésifs si nécessaire - généralement les trous
sont assez petits et se referment immédiatement. Encore une
fois, la meilleure manière d'apprendre cette pratique est
de se référer à quelqu'un qui sait personnellement comment
s'y prendre.
Il existe d'autres formes de « bloodsports ». J'ai assisté
à une scène durant laquelle le dominant (après avoir
désinfecté la peau du dominé et mis les gants en latex
requis) utilisait une seringue pour prélever un peu de sang
au dominé et ensuite le lui donner à boire. Cette scène
était aussi violente que peuvent le devenir les «
bloodsports », mais (pour autant que je pouvais en juger)
parfaitement sûre au point de vue de la contamination par
le virus du SIDA. Et je peux seulement supposer que le
dominant avait reçu une formation médicale - je ne veux
même pas ENTAMER de discussion à propos des conseils de
sécurité concernant le prélèvement sanguin, puisque que je
n'en ai aucune idée.
Et maintenant, passons au « burning » - en fait, il s'agit
d'axer le jeu sur l'utilisation de chaleur intense. Par
exemple: la cire fondue. Plus vous tiendrez la bougie loin
du corps, moins les gouttes de cire seront chaudes -
jusqu'à un certain point. Cela fera glapir le dominé de
toute façon ! N'utilisez toutefois pas de bougies à base de
cire d'abeille - elles fondent à une température beaucoup
plus élevée. Si vous aimez la cire chaude, il se peut que
vous aimiez les cubes de glace également...
La marquage au fer est une forme extrême de jeu avec la
chaleur. Seules quelques personnes aux Etats-Unis
pratiquent beaucoup le « branding »: Fakir Musafar, dans la
région de San Francisco, en est une. Son magazine « Body
Play » contient de très bons articles sur les techniques de
« branding ». La technique de base consiste à chauffer de
petites pièces de métal incurvées avec un fer à souder,
puis de les appliquer sur la peau afin d'obtenir une
brûlure ornementale. Je n'en connais pas beaucoup plus sur
les aspects de la sécurité et les possibilités de problèmes
en pagaille, ainsi je n'en mentionnerai pas plus ici. Ne
vous aventurez dans AUCUN de ces jeux à la légère sans
avoir fait vous-même le travail de recherche et les
déplacements auprès de joueurs expérimentés.
Le jeu qui consiste à utiliser l'électricité sous l'une ou
l'autre forme pour créer des sensations est appelé «
electrical play ». C'est un autre type de jeu très poussé
qui peut être fatal (mortel, meurtrier) si on ne s'y prend
pas correctement. Tout jeu électrique comportant du courant
électrique qui passe dans le corps ne DOIT JAMAIS ETRE FAIT
AVEC LA PARTIE SUPERIEURE DU CORPS (au-dessus de la
ceinture); le moindre courant électrique circulant dans le
torse ou à travers le cœur peut provoquer un arrêt
cardiaque immédiat.
Je connais deux principaux types de jouets électriques. Les
premiers sont des unités TENS (« Trans-Electric Nerve
Stimulator » - « Stimulateur Nerveux Trans-Electrique », ou
quelque chose comme ça); ces appareils fonctionnent sur
piles, avec contrôle de l'intensité de puissance et de
fréquence, et deux fils pouvant être attachés à des anneaux
électriques pour pénis, des godemichés ou n'importe quoi
d'autre. Ils peuvent produire des sensations allant de
légers picotements à un intense frisson, et à une sérieuse
décharge. Souvenez-vous: uniquement en dessous de la taille
! Personnellement, jamais je n'utiliserais ces appareils à
moins qu'ils ne soient branchés sur une source de courant
ou une pile n'excédant pas 9 volts; jamais au grand jamais
je ne laisserais quoique ce soit relié à une prise de
courant envoyer de l'électricité dans mon corps.
L'autre type de jouet que je connaisse est un « violet wand
» (littéralement: baguette magique violette); qui
ressemblent à un outil à main avec de petites ampoules
violettes à une extrémité. Lorsqu'on les allume, ces
ampoules deviennent violettes et émettent des craquements;
à leur contact, on reçoit des décharges statiques, un fort
choc accompagné d'un bruit typique faisant comme un « zap »
! Ces appareils n'envoient pas de courant électrique dans
le corps, et leur usage n'est pas dangereux sauf pour les
yeux et les principaux centres nerveux (par exemple le haut
de la colonne vertébrale) - bien que leur usage prolongé
provoque des brûlures de la peau.
Si en lisant tout ceci vous vous dites « POURQUOI quelqu'un
ferait-il ça ? » - et bien si vous vous le demandez, jamais
vous ne comprendrez J La chose la plus importante à garder
à l'esprit est que le SM est basé sur l'intensité des
sensations; et que toutes ces pratiques sont
indubitablement à même de provoquer énormément de
sensations très violentes ! Comme toujours, soyez attentif
à ce que vous faites et aux raisons pour lesquelles vous le
faites. Il est certain que l'on peut faire toutes ces
choses d'une manière malsaine (que ce soit physiquement ou
psychologiquement); mais il est également possible de les
pratiquer d'une manière saine, si c'est vraiment ce que
vous désirez.
14. Qu'en est-il du contrôle respiratoire ? Est-ce
dangereux de faire perdre conscience à quelqu'un ?
Certaines personnes aiment se priver de respirer pendant
des scènes intenses. Cela peut se faire très simplement,
par exemple en serrant le cou de quelqu'un pendant qu'on
l'embrasse profondément, ou de manière plus compliquée, par
exemple en utilisant une cagoule de latex et un masque à
gaz par-dessus une camisole de force. Lorsque vous manquez
d'air, vos sensations sont beaucoup plus intenses; c'est
également quelque chose de profondément intime d'autoriser
quelqu'un à contrôler l'air que vous pouvez respirer. Une
explication simple est que la réaction naturelle du corps à
l'approche d'un orgasme est une respiration peu profonde et
rapide - tout comme dans le jeu du contrôle respiratoire.
Il est inutile de préciser que des tas de choses peuvent
mal se passer; si vous perdez connaissance et que personne
n'est présent pour vous libérer et s'assurer que vous
respirez, vous risquez de mourir. Ce jeu n'est pas pour les
novices. Une manière simple de commencer est de serrer
doucement le cou de votre partenaire pendant que vous lui
faites l'amour. Si ça lui plaît, il (elle) vous le fera
savoir d'une manière très démonstrative. Et vous pouvez
cesser immédiatement juste en relâchant votre étreinte.
Dans toutes les formes de contrôle respiratoire, il est
vital que le matériel soit d'une sécurité absolue, et que
la respiration du dominé ne soit entravée que par
l'intervention directe du dominant - jamais par quelque
chose (nœud coulant, masque à gaz, etc.) qui pourrait
continuer à couper la respiration si, par exemple, le
dominant s'évanouissait soudain.
Beaucoup de personnes meurent chaque année en pratiquant «
l'auto asphyxie érotique » - une pratique qui consiste à se
masturber en restreignant sa propre respiration, et une
nuit on attend trop longtemps avant d'enlever le sac de sa
tête ou de desserrer la pression autour du cou, on tombe
inconscient et on meurt. Certains se disent: « et bien, je
vais jouer avec un partenaire alors, si je veux perdre
conscience ». Toutefois, perdre conscience, même
temporairement, peut provoquer un arrêt cardiaque. C'est
pourquoi envisager de faire s'évanouir votre dominé est
probablement une idée beaucoup plus dangereuse que vous ne
le pensez.
Il en est de même pour l'anesthésie. Parfois, on pense «
Mmh, ce serait excitant si je pouvais droguer ma partenaire
- comme dans les films - et qu'elle se réveille entièrement
ligotée ! ». Même si votre partenaire appréciait cette
idée, ne faites jamais ça. Il n'existe aucune méthode sûre
d'anesthésier quelqu'un: les médecins anesthésistes passent
leur vie entière à étudier le sujet, ils ont du matériel de
pointe, et malgré tout il arrive encore des accidents. Ne
jouez ni avec l'éther, ni avec le chloroforme, ni avec la
suffocation jusqu'à la perte de connaissance... sauf si
vous et votre partenaire êtes prêts à prendre un réel
risque de mort. Des personnes plus expérimentées que vous
sont décédées.
15. Que sont les « Golden Showers » (littéralement: «
douches dorées »)? Qu'en est-il des scatophiles ?
C'est une autre sorte de jeu, portant aussi le nom de «
water sports » (littéralement: « sports d'eau »). En fait,
certaines personnes aiment uriner sur leurs partenaires, ou
que leurs partenaires urinent sur elles. Uriner est une
chose vraiment très intime; votre urine est une part de
vous-même, c'est chaud et mouillé, c'est agréable à laisser
s'écouler, et cela vient de vos parties génitales. Certains
ont un frisson de pouvoir de sentir quelqu'un lié sous eux
qui ne peut rien faire d'autre que de subir l'aspersion
d'urine; d'autres sont excités par l'idée d'être forcés de
faire pipi, de mouiller leur pantalon, c'est vilain et ils
devront subir une punition.
D'un point de vue sanitaire, l'urine est essentiellement
stérile; mais pas nécessairement exempte de tout risque de
SIDA, donc boire l'urine d'une autre personne est une
pratique à risque. De plus, l'urine contient des sels dont
le corps essaye de se débarrasser, c'est pourquoi boire
l'urine qu'on vient d'éliminer peut mettre les reins à rude
épreuve. Si vous buvez de l'urine, vous devez également
boire beaucoup d'eau.
Certaines personnes sont scatophiles; elles jouent avec des
excréments. Je n'en connais pas personnellement, mais elles
existent. La « scato » est visiblement encore moins sûre
que les ingestions d'urine; en particulier l'hépatite et
les parasites intestinaux se transmettent par contact oral
avec de la matière fécale, même en quantité très minime.
Les personnes qui aiment qu'on leur lèche l'anus (contact
bucco-anal) doivent en être conscientes; et tout au moins
se laver TRES soigneusement, bien que l'hygiène la plus
poussée n'élimine jamais tous les risques. Pour plus
d'information, voir la question suivante.
16. Le sexe anal est-il dangereux ? Pourquoi certaines
personnes le pratiquent-elles ?
Le sexe anal, pratiqué correctement, est tout aussi sûr que
les autres pratiques sexuelles. Certaines person