subculture.bondage.bdsm
Des discussions à caractère sexuel sont reprises sur cette
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explicitement sexuelle, veuillez vous procurer un logiciel
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Bienvenue dans la liste "FAQ" (Frequently Asked Questions:
questions les plus fréquentes) du site web
soc.subculture.bondage.bdsm !
Introduction
Soc.subculture.bondage.bdsm est un groupe de discussion
d'internautes, ou "newsgroup", à propos de différents
thèmes dont le sexe et le bondage (littéralement:
"ligotage"). Cette liste de FAQ est mon jeu de réponses aux
questions les plus fréquentes dans ce groupe. Elle pourrait
présenter quelque intérêt que vous ayez ou non vécu une
expérience s.s.b-b (soc.subculture.bondage.BDSM)
* Quel genre de sujets sont abordés sur
soc.subculture.bondage-bdsm ? Et quels sont les sujets de
discussion qui ne sont PAS appropriés sur ce site ?
Veuillez lire les conditions d'utilisation du site ! Tout
sera dès lors très clair.
Cette section FAQ comporte des informations à caractère
explicitement sexuel. Si vous ne désirez pas prendre
connaissance des ce type d'information, je vous conseille
de ne pas consulter la section des FAQ. Si vous estimez que
la section FAQ en elle-même est obscène, je vous
demanderais de lire ma réponse à la question 20.
Rendez-vous sur "quoi de neuf dans les FAQ ?" (si vous êtes
curieux, visitez également my personal adults-only home
page).
Des ouvrages pourraient être et seront écrits sur le sujet;
n'oubliez pas que ceci est une liste à onglets reprenant
des FAQ. Si vous deviez apprendre quoique ce soit de cette
liste, il est à espérer que ce soit le nombre de questions
qu'il faut se poser et à quel point il reste à apprendre !
Si vous êtes intéressés ou curieux à propos de questions
qui vous semblent avoir été abordées d'une manière trop
brève, référez-vous à la fin de la section FAQ à la liste
d'ouvrages fantastiques et de sources d'informations
complémentaires. Et si vous désirez davantage d'idées ou de
conversations à propos de quelque sujet que ce soit, et
bien, à quoi d'autre pourrait servir
soc.subculture.bondage-bdsm ?
LES FAQ
1. Que signifie B&D, S&M, D&S, "top" et
"bottom" ?
Commençons par la partie la plus facile: "B&D" =
"bondage & dominance" (ligotage et domination) ou
"bondage & discipline" (ligotage et discipline).
"S&M" = "Sadism & Masochism" (Sado-masochisme).
"D&S" = "Dominance & Submission" (Domination et
Soumission).
Les personnes qui consultent s.s.b-b sont généralement
intéressées par des relations sexuelles qui sont en dehors
de la norme. Un des thèmes fréquents sur s.s.b-b est la
question "comment nous définir ?", puisqu'il n'existe pas
un seul et unique modèle de pratiques sexuelles dont nous
partagions le goût et dans lequel nous serions intéressés,
alors qu'il y a beaucoup de points communs dans les choses
dont nous parlons.
Certaines personnes aiment à se soumettre à d'autres, se
plaçant sous l'autorité de quelqu'un d'autre, dans un
contexte sexuel. Cela peut être quelque chose d'extrêmement
excitant pour quelqu'un de vous dire:" je vous appartiens.
Utilisez mon corps pour votre plaisir". Dans ce cas, il
s'agit de "D&S"; une personne domine, l'autre se
soumet. Esclave/Maître, Epouse de Harem/Sultan, Petit
Garçon/Papa, Elève/Maîtresse d'école. La "D&S" est un
jeu de pouvoir érotique dans lequel les deux partenaires
prennent du plaisir - l'un par le frisson du contrôle,
l'autre par le frisson d'être contrôlé. C'est aussi ici que
les termes "top" et "bottom" interviennent; le "top" étant,
en gros, celui qui domine et le "bottom", en gros, celui
qui se soumet.
Que font les dominants et les dominés ensemble ? Et bien,
une possibilité intéressante est qu'ils aient de nombreuses
relations sexuelles très intenses. Une autre possibilité
est que le dominant attache le dominé d'une certaine
manière; ce qui met le dominé directement et physiquement à
la merci du dominant, puis le dominant s'amuse avec le
dominé, le taquinant, le séduisant, le frustrant et
finalement, on l'espère, le satisfaisant. Ce type de jeu
est du bondage-dominance (ligotage-domination). Certaines
personnes aiment jouer avec la notion de punition: "Tu n'as
pas été sage donc maintenant je dois t'attacher et te
donner la fessée !" C'est du ligotage-discipline.
Ensuite il existe un type de jeu appelé "S&M" -
"sado-masochisme". Ce qui inclut des fouets, des bâtons,
des pinces pour tétons, toutes ces choses merveilleuses
étudiées pour causer la douleur, à un niveau plus ou moins
intense. Cela peut être une expérience puissante de se
soumettre à quelqu'un qui veut vous faire mal: c'est un
fantastique acte de confiance. Et comme nous en parlerons
plus avant, la douleur n'est plus réellement de la douleur
dans le jeu S&M; elle se transforme en une stimulation
incroyablement intense, qui, si le dominant qui
l'administre est expérimenté, peut amener le dominé à un
niveau d'extase entièrement nouveau.
Parfois l'aspect D&S passe au second plan par rapport
au plaisir sexuel; il n'est pas nécessaire d'aimer obéir
aux ordres de quelqu'un pour aimer être ligoté et fouetté !
Et bien sûr la douleur (qu'elle soit légère ou intense)
n'est qu'une sorte de sensation; il y en a beaucoup
d'autres, et toutes peuvent apporter énormément de plaisir
lorsqu'on en joue.
Ce type d'aventure, mêler la douleur et le plaisir pour
créer une expérience étonnament puissante pour le dominé
est parfois appelé "SM": "Sex Magick". Les définitions
précises des termes "B&D", "S&M", importent moins
que les expériences qu'ils visent. Tous ces domaines, ainsi
que vous pouvez le constater, se chevauchent et
s'entremêlent de nombreuses manières, mais à mes yeux ils
se fondent tous dans le seul concept de "Sex Magick": soit
prendre une pensée imaginaire et la rendre réelle, créer un
lieu magique dans lequel votre désir peut accéder à une
exaltante réalité !
Tant que nous en sommes aux abréviations, en voici
d'autres: "motos" = Members of the Opposite Sex (Personnes
du sexe opposé), "motss" = "Members Of The Same Sex"
(Personnes du même sexe), "IMHO" = In My Humble Opinion (A
mon humble avis), "BTW" = By The Way (Au fait, à propos),
"SO" = Significant Other (l'autre personne d'importance,
c'est-à-dire le (la) partenaire), "SMBDLMNOP" = SM et BD et
tout autre sujet dont nous parlons d'habitude sur s.s.b-b:
"Munch" se rapporte à "toute réunion sociale de personnes
habitant la même région et lisant s.s.b-b" (une abréviation
pour "Burgermunch", une tradition ayant débuté à Palo
Alto), "plonk", voir une question ultérieure, "WIITWD" =
What It Is That We Do (ce que nous faisons), un nouveau
terme pour "SMBDLMNOP", "YMMV" = Your Mileage May Vary
(Votre kilométrage peut être différent -au sens figuré bien
sûr !- (ndlt), c'est-à-dire: voici mon expérience
personnelle: la vôtre pourrait être différente; "ObBDSM" =
Obligatory BDSM" (BDSM exigé), si une note ne contient
qu'un peu de BDSM, celui qui la publie indiquera à la fin
de la note "ObBDSM: "; "YKINOK" = Your Kink Is Not OK"
(votre Kink ne convient pas -> kink est un terme d'argot
désignant une personne sexuellement déviante) -> voir
question 17 et bien sûr "FAQ" = Frequently Asked Questions"
(questions les plus fréquentes).
Oh, la raison pour laquelle je qualifie le comportement SM
de "jeu" est qu'il ne s'agit pas d'une corvée ! Jeu ne
signifie rien de plus qu'une activité ayant un but
récréatif afin d'en retirer du plaisir, ce qui implique que
le terme "jeu" est très adéquat pour qualifier de nombreux
comportements BDSM. Beaucoup de mes amis utilisent le mot
"jeu" de la même manière. (Toutefois permettez-moi de
débuter les nombreux "YMMV" en constatant que de très
nombreuses autres personnes pratiquant le BDSM considèrent
que c'est un aspect très réel et très profond de leur
orientation sexuelle; ces personnes estiment que le terme
"jeu" n'exprime pas de manière adéquate à quel point ces
relations et ces comportements sont importants et
fondamentaux à leurs yeux. J'ai de plus en plus
l'impression de faire partie de ces personnes. Et pour
d'autres personnes encore, certaines pratiques BDSM sont un
jeu, et d'autres pas. Toujours dans le vague ?)
Afin que les choses soient absolument claires dès le début,
AUCUNE INFORMATION DIFFUSEE ICI NE PRONE DE COMPORTEMENT
NON LIBREMENT CONSENTI. Ce que je décris ici sont des
manières pour des partenaires sexuels de prendre du plaisir
ensemble, uniquement si les deux sont consentants et
donnent leur consentement. Quiconque déclarant que cette
information soit d'une manière ou d'une autre une façon
d'encourager des actes criminels et non consentis librement
est par la présente accusé de n'avoir ni lu ni compris ce
que je suis en train de dire. Lorsque j'utilise le terme
"SM" dans cette section FAQ, j'évoque spécifiquement un
comportement consensuel. (Voir une question ultérieure pour
plus de précisions).
Enfin, vous avez certainement déjà remarqué que nous
parlons de davantage de sujets que simplement de sexe ou de
ligotage. Si cela ne vous convient pas, publiez donc vous
même quelque chose sur l'un ou l'autre de ces sujets ! Se
plaindre en disant:" Mais où sont les messages sur le sexe
et le ligotage?" ne mène à rien; si vous désirez qu'on
aborde plus un certain sujet, abordez-le vous même. Chacun
sur s.s.b-b publie des messages pour des raisons
personnelles qui n'ont pas souvent pour but de titiller des
étrangers.
Mais encore une fois, ce groupe traite de titillation,
d'érotisme conscient, d'obtenir ce que l'on désire, et la
première étape est souvent de l'admettre. Poursuivez votre
lecture et amusez-vous ! Qui sait, peut être serez-vous
devenu quelqu'un d'autre d'ici à ce que vous ayez terminé
de lire ce FAQ... c'est arrivé à d'autres avant vous :-)
2. Qu'est-ce qu'une "scène", et qu'est-ce que la
"négociation" ?
Le SM a de très nettes connotations théâtrales. Le fait que
vous soyez un dominé lorsque vous jouez sexuellement ne
signifie pas que vous soyez facilement battu dans la vie
réelle, pas plus que d'être dominant pendant le jeu ne fait
de vous un égoïste autoritaire. Ce ne sont que des rôles
que vous pouvez jouer; en un certain sens vous êtes un
acteur.
D'où le concept de "scène". Une scène est une interaction
particulière entre un groupe d'acteurs, habituellement
centrée autour d'un dominé. Ce n'est pas un concept formel,
mais juste une manière pratique de décrire l'action. "C'est
la scène de coups de fouet la plus chaude que j'ai jamais
vue !", "notre dernière scène m'a vraiment fait dépasser
mes limites, Maître(sse); je n'ai jamais rien ressenti de
tel auparavant". Habituellement une scène a un dynamisme
qui lui est propre: vous (un dominant) commencerez à
pénétrer/fouetter/sucer/etc. votre soumis, vous serez tous
deux totalement impliqués, l'un de vous vient/atteint le
sommet/commence à fatiguer, et vous redescendez et vous
vous reposez un peu et parlez de ce qui a marché et de ce
qui n'a pas marché, de ce que vous pensez de la scène.
Les joueurs SM novices peuvent tirer avantage de cette
description libre et l'utiliser à leur profit comme
structure de leurs premières scènes. S'il y a quelque chose
que vous désiriez essayer, négociez-le d'abord avec votre
partenaire; discutez ce que vous désirez de cette scène
(ligotage, orgasme ?), quelles sont vos limites (pas de
pénétration, pas de sexe oral), et quel safeword vous
désirez choisir (voir la prochaine question). Entrez alors
"dans la scène" - jouez votre rôle (si vous en avez un),
mettez le collier (ou quoique ce soit d'autre), mettez-vous
dans l'ambiance pour jouer.... et jouez ! Et lorsque la
scène est terminée, prenez le temps de discutez comment
chacun de vous l'a vécue. Prenez bien soin d'écouter votre
partenaire et de savoir comment il (elle) se sentait, et
remerciez votre partenaire d'avoir joué le jeu... après une
scène intense, c'est très agréable de se câliner et
d'entrer en relation, plutôt que d'arrêter brutalement et
de rentrer chez soi. Une scène a un commencement, un milieu
et une fin: les trois parties sont toutes très importantes.
(Et pas nécessairement indépendantes l'une de l'autre;
parler de ce que vous ressentez et de ce que vous désirez
continue tout au long du jeu).
Ce concept de "négociation" dans la communauté "SM"
signifie simplement une communication honnête et ouverte à
propos de ce que vous acceptez et de ce que vous refusez.
La négociation dans cette acception n'est pas un
marchandage, au cours duquel une personne tente d'obtenir
quelque chose aux dépends d'une autre; c'est une technique
"win-win" (où il n'y a pas de perdant) par laquelle vous
parlez de ce que vous avez fait, de ce qui vous excite ou
pas, de telle manière que vous soyez plus à l'aise l'un
avec l'autre et plus excités l'un par l'autre. Il est
totalement légitime de parler tant de vos fantasmes que de
vos limites - de ce qui vous excite, et de ce qui vous fait
reculer et vous raidir. Il est important d'avertir votre
partenaire des choses que vous ne voulez pas qu'il
(qu'elle) vous fasse, car vous avez le droit que l'on
respecte ces limites.... et si vous ne dites pas ces choses
à votre partenaire, il (elle) pourrait les faire, et aucun
des deux n'apprécierait. (Si vous indiquez quelles sont vos
limites, et que votre partenaire les ignore, ce n'est pas
du libre consentement, et il sera nécessaire dès lors que
vous réfléchissiez très longuement si vous pouvez faire
confiance ou non à votre partenaire. La négociation peut
éclaircir ces points d'une manière très nette, ce qui peut
être très utile).
Si vous débutez dans le SM, ou simplement dans une nouvelle
relation, la négociation est un procédé précieux. Cela peut
être aussi franc que "J'aimerais vraiment t'embrasser, ça
te conviendrait ?" ou méchant comme "raconte-moi tes
fantasmes les plus noirs et les plus profonds ou j'arrête
de te caresser le sexe !" Parler de ce que vous attendez de
vos relations sexuelles peut être difficile au début, mais
plus vous le ferez, plus ce sera facile et plus vous en
retirerez d'avantages ! Et notez bien que rien de tout ceci
n'est spécifique qu'au SM uniquement; la négociation est
utile à tous les niveaux relationnels, qu'ils impliquent ou
non le SM. Le consentement est bien plus qu'un simple "oui"
- toute relation, et particulièrement les relations SM,
seront meilleures grâce à de nombreuses conversations sur
ce que chacun des partenaires désire, et pourquoi, et à
quelle intensité, et ce qu'ils ne veulent pas.
Certaines personnes estiment que la négociation "détruit la
dynamique". Il semblerait qu'ils aient une image de deux
partenaires s'aimant et n'ayant pas besoin de parler,
chaque contact, chaque geste est parfait. C'est génial
quand ça arrive, mais cela n'arrive pas automatiquement.
Mon expérience personnelle est que de parler franchement me
fait me sentir beaucoup mieux à propos de la personne avec
qui je suis, qui que soit cette personne, et que j'ai
beaucoup plus confiance parce qu'elle ne fera rien pour
lequel je ne sois prêt... ce qui implique que je puisse me
lancer sans retenue dans le scénario que nous avons
négocié; quel qu'il soit. De plus, lorsque vous apprendrez
à mieux vous connaître l'un l'autre, vous saurez ce que
vous aimez et ce que vous n'aimez pas.... parce que vous
l'aurez négocié ! Alors la dynamique se met REELEMENT en
marche !
L'autre connotation de "scène" s'applique à l'ensemble de
la population B/D/S/M; parfois une personne demande à un
autre joueur SM "X est-il (elle) dans la scène) ?" ou "J'ai
vu Y dans la scène il y a un moment". Si vous voulez entrer
dans la scène dans ce sens, reportez-vous aux organisations
que j'ai mentionnées à la fin de cette liste FAQ -
particulièrement la NLA, qui pourrait bien avoir un groupe
d’adhérents dans votre région ! Ceci peut s'avérer très
intéressant, vous avez la possibilité de vous faire de
nouveaux amis, de trouver des tas de bonnes idées ainsi
qu'une communauté qui partage vos centres d'intérêts.
3. Qu'est-ce qu'un "safeword" (littéralement, "mot de
sécurité")?
Une des choses exaltantes dans le SM est que cela peut
repousser vos limites. Si vous aimez ce genre de jeu, il
est naturel que vous essayez de plus en plus de choses
nouvelles, que vous acceptiez des sensations de plus en
plus fortes, que vous fassiez ou que vous ressentiez plus
que vous n'avez jamais fait ou ressenti auparavant.
Mais le processus est lent et progressif, et personne ne
lit dans les pensées des autres. Il se pourrait que vous
soyez le dominé dans une scène de fouet, votre dominant
vous fouette et tout d'un coup ce n'est plus du tout bon !!
et vous voulez qu'il s'ARRETE !!! Un safeword; c'est ça: un
mot qui veut dire "ça ne marche pas ! cette scène se passe
mal ! S'il vous-plaît arrêtez !"
Un safeword ne doit pas être pris à la légère. Il se peut
parfois que vous jouiez avec un dominant que vous ne
connaissez pas très bien, et s'il vous fait subir quelque
chose que vous ne voulez pas qu'il vous fasse, il est
important que vous ayez un moyen de le lui faire savoir,
IMMEDIATEMENT. Particulièrement si vous êtes attaché ou
sans défense de l'une ou l'autre manière.
Tout le monde a son safeword préféré. Personnellement
j'utilise "Yellow !" ("Jaune" !) pour dire "quelque chose
est trop intense; je veux que vous alliez moins fort, mais
je ne veux pas interrompre la scène" et "Red!" ("Rouge"!)
pour dire "j'ai des problèmes et je veux que tout s'arrête
MAINTENANT, plus de jeu, la scène est finie, laissez moi
partir" Certaines personnes n'ont qu'un seul niveau de
safeword, et utilisent "aardvark" ou tout autre mot étrange
qu'ils n'utilisent jamais dans le contexte d'une scène.
Lors de nombreuses parties, le safeword universel est
"safeword" ! C'est à vous de décider. Ce n'est qu'un
garde-fou lorsque les choses deviennent incontrôlables. Si
votre dominant ne respecte pas votre safeword, il est plus
que probable qu'il (qu'elle) ne respectera pas vos autres
limites, et vous devrez décider si vous voulez ou non jouer
avec quelqu'un qui n'en tient pas compte.
Parfois, il n'est pas aisé d'utiliser un safeword. Il est
important de se rendre compte que personne n'est parfait,
et que si vous, en tant que dominant, faites quelque chose
qui pousse votre soumis au-delà de ses limites ("squick",
le terme anglais utilisé par l'auteur est un néologisme qui
veut dire pousser au-delà de ses limites), cela ne veut pas
dire que vous soyez un mauvais partenaire ou une personne
mauvaise. Cela signifie seulement que vous avez atteint une
limite dont vous ignoriez l'existence, ou que vous étiez
fatigué ou pas concentré et pas en phase avec votre soumis.
Cela arrive à tout le monde de temps en temps. Si vous, en
tant que dominant, vous sentez dépassé et que vous vouliez
mettre fin à la scène subitement, ou que vous ayez une
réaction puissante à laquelle vous ne vous attendiez pas et
que vous ne soyez pas sûr(e) de la manière de poursuivre la
scène, vous pouvez également utiliser un safeword; ce n'est
pas réservé qu'aux soumis ! Si, en tant que dominé, vous
estimez que votre dominant vous pousse trop loin, et que
vous ne vouliez plus jouer, que ce n'est plus agréable,
alors vous utilisez un safeword - votre dominant sera
content que vous l'ayez fait pour lui dire où vous en
étiez.
Un safeword n'est rien d'autre qu'un outil de
communication. Si vous jouez de manière intense, il se peut
qu'il soit difficile d'arrêter la scène, de revenir du bord
de l'extase en utilisant ce safeword... mais si c'est
nécessaire, c'est ce pour quoi ils sont prévus. Certains
dominants poussent délibérément leurs dominés jusqu'à ce
qu'ils utilisent leur safeword; de telle manière que le
dominé ait vécu l'expérience. Un safeword qui n'est jamais
utilisé pourrait sembler impossible à dire, ce qui n'est
pas une bonne chose.
Parfois un dominant voudra vous bâillonner, que vous ayez
été trop bruyant, ou qu'il veuille augmenter votre
vulnérabilité ou que vous ayez été impertinent ou pour
d'autres raisons encore. Vous pourriez tout de même avoir
besoin d'un safeword pour avertir le dominant qu'un nœud
serre trop fort, que les pinces font trop mal, etc.
Certaines personnes donnent au dominé un mouchoir qu'il
tient dans sa main, s'il laisse tomber le mouchoir, le
dominant sait que quelque chose se passe mal.
Personnellement j'utilise le signal traditionnel de SOS:
trois cris forts et répétés: "Mmh ! Mmh ! Mmh!". Je n'ai
jamais vu aucun bâillon qui empêche réellement de produire
des sons, et ce signal fonctionne même si mes mains sont
prises dans des moufles ou une camisole et que je sois
incapable de tenir quelque chose en main.
Avant de jouer avec quelqu'un il est utile de négocier, pas
uniquement à propos du safeword, mais aussi de la manière
dont les choses se passeront au cas où vous utiliseriez ce
safeword. Lorsque vous débutez dans le SM, il est
inévitable que certaines scènes se terminent prématurément
ou abruptement. Si vous reconnaissez cette possibilité dès
le départ, et que vous parliez de quels types de
consolation ou de remède vous aimeriez dans ce cas, il sera
beaucoup plus facile et plus agréable de se remettre d'un
incident. Et le fait qu'une scène se passe mal n'est pas
une raison pour penser que vous ou votre partenaire soyez
fondamentalement mauvais ou indigne de confiance- les
erreurs sont inévitables. (Si toutefois votre partenaire ne
veut pas écouter votre avis à propos de l'incident, ou
qu'il (qu'elle) minimise ou tourne vos préoccupations en
ridicule, il ne vous sera sans doute pas possible d'éviter
de futurs incidents. Si votre relation ne profite pas de
ces expériences pénibles, il n'est sans doute pas prêt à
gérer la pratique du SM. Evidemment, ce genre de processus
est une partie primordiale de toute relation saine, que ce
soit dans le cadre du SM ou non).
Tous les joueurs SM n'utilisent pas de safewords. Certaines
personnes pratiquant le SM n'estiment pas que ces mots
soient utiles pour le type de jeu qu'ils préfèrent; une
communication plus directe leur suffit. Certains
partenaires se rendent compte que leur besoin d'un safeword
décroît au fur et à mesure qu'ils se connaissent mieux.
Certaines personnes pratiquent un type de SM dans lequel le
dominé ne veut pas d'échappatoire verbale pendant le
déroulement de la scène. (Ce jeu "no-safeword" (sans
safeword) est parfois appelé "edge play" (jeu à la limite).
Vous vous rendrez compte que les scènes BDSMMLMNOP
présentent d'énormes variations dans les styles, et que les
expériences des joueurs sont étonnament diversifiées. Mais
pour beaucoup de personnes débutant leur exploration (et
pour beaucoup de ceux qui ont énormément exploré
également), les safewords se sont avérés très utiles.
4. Quand la douleur n'est-elle plus de la douleur ?
Souvent les personnes en dehors de la scène ne conçoivent
pas l'attrait qu'il peut y avoir pour les joueurs SM à
faire des choses qui semblent douloureuses. Qu'y a-t-il
d'agréable à se faire frapper ? Quelle satisfaction peut-on
retirer à avoir des ecchymoses ?
Et bien, pensez à ceci. Avez-vous jamais eu une relation
sexuelle très intense et remarqué par la suite des marques
de morsure dans votre cou dont vous n'aviez pas le souvenir
? Ce qui s'est passé c'est que votre partenaire amoureux
vous a mordu, FORT, suffisamment fort pour vous laisser des
marques, et tout ce que vous avez ressenti alors a été une
décharge de plaisir. Si on vous avait mordu aussi fort
alors que vous n'étiez pas en train d'avoir une relation
sexuelle, vous auriez crié "AIE!!!" parce que cela aurait
fait très mal. Mais lorsque vous êtes sexuellement excité,
votre tolérance à la douleur augmente, et les stimulations
que vous ressentez habituellement comme étant de la douleur
donnent en fait du plaisir.
C'est une chose communément admise. Une autre explication
fréquente est que le cerveau produit de l'endorphine, une
substance opiacée naturelle, qui compense la douleur. En
fait, on "plane" sur cette sensation ("planer" dans le sens
de quelqu'un qui a pris une substance hallucinogène). Le
"trip du sprinter" est généré par le fait qu'il pousse son
corps jusque dans des limites si douloureuses que le
cerveau se met à produire de l'endorphine; la sensation que
vous ressentez après avoir mangé du piment a la même
source; et c'est également pour cette raison que les
joueurs SM trouvent agréable d'être fouettés, fessés, etc.
Ce n'est pas de la douleur, c'est du plaisir ! Tous les
athlètes qui sont "accro à l'entraînement" sont par essence
des masochistes qui aiment pousser leur corps afin
d'obtenir cette réponse chimique. Ainsi donc, votre
partenaire qui aime recevoir la fessée pourrait bien être
beaucoup moins masochiste qu'un marathonien standard !
Précisément pour cette raison, une dominante bien connue
utilise la douleur comme une récompense, lorsqu'elle domine
un masochiste. La douleur en tant que punition peut avoir
l'effet inverse, lorsque votre dominé aime être fouetté !
L'endorphine n'est en aucun cas La Seule Explication de la
raison pour laquelle les masochistes recherchent les
sensations intenses. Tous les masochistes ne planent pas
dans l'extase lorsqu'on les fouette, d'ailleurs tous n'ont
pas forcément envie d'être fouettés. Les manières de vivre
des sensations intenses varient du flash onirique au aïe du
fouet, à la brûlure irritante à en devenir fou, à la
chaleur apaisante, aux frissons qui font monter les larmes
aux yeux... et quelle que soit la sensation, il y a
probablement quelqu'un qui l'apprécie.
De plus, la douleur est un continuum. Il y a énormément de
sensations différentes que vous pouvez utiliser dans vos
relations sexuelles - de légères égratignures avec les
ongles, des fessées à la main, des pincements, .... il
existe des tas de manières de toucher quelqu'un et toutes
peuvent être agréables.
Des personnes différentes apprécient des niveaux de
sensation différents: "des caresses différentes pour des
gens différents" Ce qui peut constituer une caresse
merveilleusement sensuelle pour une personne en particulier
peut n'être pratiquement ressentie par une autre, et ce qui
peut être une flagellation délicieuse pour telle autre
n'est absolument pas agréable pour cette dernière. La
négociation est le secret pour trouver le juste milieu.
Certaines personnes considèrent tout ceci comme étant
absurde. "Comment pouvez vous DESIRER la douleur ?" La
meilleure réponse que je puisse donner est que certaines
personnes sont tout simplement calibrées différemment.
Elles ont besoin de plus de sensation; elles trouvent
l'intensité exaltante et excitante, alors que d'autres
trouvent cela écrasant et angoissant. Certaines personnes
aiment leur nourriture plus épicée que d'autres; pourquoi
n'en serait-il pas de même pour leurs rencontres sexuelles
? Chaque personne a sa propre manière d'expérimenter les
sensations, et si vous désirez davantage, il existe des
moyens sûrs de l'obtenir. Obtenir ce que vous désirez, sans
danger, peut rendre votre vie beaucoup plus heureuse. (Pour
plus d'information sur les sensations et les sensations du
jeu, je recommande chaudement l'ouvrage de Pat Califia
intitulé Sensuous Magic. Voir la liste de liens à la fin de
ce FAQ).
5. Quelles sont les bases du SM sans danger,
émotionnellement et physiquement ?
Le SM est souvent un jeu et, en tant que tel, c'est amusant
! Mais le SM peut également devenir intense et puissant.
Voici quelques conseils utiles pour les débutants.
Sécurité émotionnelle
Premièrement et avant tout; communiquez. Faites savoir à
votre partenaire ce que vous voulez et ce que vous ne
voulez pas. Entretenez le dialogue; observez votre
partenaire, soyez attentif à ce qu'il (elle) ressent et
pense, et respectez ses limites. Etablissez un safeword, et
précisez bien qu'il sera pris EXTREMEMENT au sérieux s'il
est utilisé. Ne supposez PAS que votre partenaire partage
l'un de vos fantasmes à moins d'en avoir parlé
EXPLICITEMENT avec lui (elle); si quelqu'un aime qu'on lui
bande les yeux, il n'aimera pas forcément qu'on le (la)
ligote. Et le plus important, donnez entière permission à
ceux qui jouent le jeu de le stopper à n'importe quel
moment, pour n'importe quelle raison; respectez-vous l'un
l'autre suffisamment pour vous engager à arrêter et à
arranger les choses si ça se passe mal.
Soyez sensible. Le jeu SM qui peut (mais pas forcément !)
impliquer la vulnérabilité, des sensations intenses et la
domination psychologique, est quelque chose de fort; cela
peut aller très loin dans le psychisme de quelqu'un et
faire remonter des traumas de l'enfance ou des peurs
inconscientes, sans qu'on puisse le prévoir. Soyez
conscient que vous nagez en eau profonde, soyez
respectueux, aimant et plein de précautions. Toutefois, ne
laissez pas cette réalité vous effrayer et vous détourner
du SM si vous désirez essayer ce type de relation; faites
en sorte que cela vous rende tous deux plus conscients et
plus ouverts à ce que vous ressentez. Par dessus tout,
décidez vous-même si le SM (ou des éléments du SM) ont leur
place dans votre vie sexuelle; n'écoutez pas si l'on vous
dit "le SM sera bon pour vous" ou "le SM ne vous conviendra
pas". Vous êtes le (la) seul(e) à pouvoir prendre cette
décision.
Soyez honnête. Si vous ne voulez pas faire quelque chose,
ne laissez pas votre partenaire vous y forcer. Lorsque vous
commencez à explorer le SM, vous pourriez souvent vous
retrouver dans une situation où votre partenaire veut plus
que vous n'avez donné jusque là, ou qui est d'humeur à vous
demander quelque chose qui ne vous dit rien du tout à ce
moment là. De ma propre expérience, il est généralement
plus intéressant de dire "je pense que nous avons des
désirs différents. Nous devrions en parler". Participer à
une scène alors que vous n'en avez pas envie peut déboucher
sur n’importe quoi, d'une expérience médiocre à une épreuve
dont vous souhaiteriez qu'elle se termine le plus vite
possible. Vous avez tout votre temps.... avec honnêteté et
sans forcer la main de quiconque, vous construirez une
relation basée sur la confiance qui sera solide par la
suite.
Un jeu de soumission-domination particulièrement
controversé est celui par lequel le dominé concède au
dominant une certaine part de leur libre arbitre, de telle
manière que le dominant puisse lui donner des ordres. Bien
que de nombreuses personnes dont les liens sont forts
puissent jouer à ce jeu en toute sécurité (et d'ailleurs en
retirer énormément de bonheur et de satisfaction), ce type
de jeu peut comporter de réels risques émotionnels pour les
personnes souffrant d'une mauvaise image d'eux-mêmes. Le
risque est que le dominant finira par abuser de son
pouvoir, et qu'il utilisera la dynamique de soumission/
domination pour rendre le dominé encore plus impuissant et
moins sûr de lui, et par là-même amener le dominé à
demander qu'on lui retire encore davantage d'indépendance.
Si vous souffrez de certains problèmes liés à la notion de
valeur personnelle, et que vous croyez qu'être un dominé
(même si cela semble séduisant) pourrait confirmer voire
consolider l'image négative que vous avez de vous-même, il
vous faudra bien peser votre décision quant à savoir si la
D/S est appropriée à cette période dans votre vie. La
réponse pourrait bien être "non". (Et vice versa, si vous
envisagez de dominer une personne qui veut se soumettre
parce qu'elle estime ne pas mériter mieux, vous devriez
réfléchir si vous accepteriez un partenaire qui a une si
mauvaise image de soi). En général, il est impératif pour
quiconque pratiquant le SM de s'interroger précisément sur
ses motivations et ses limites, et de voir clairement si le
SM (quelle que soit la forme qu'il prenne) est un
accomplissement personnel ou un acte auto-destructeur.
Il se peut que la situation ne soit pas aussi contrastée,
par ailleurs; certaines activités particulières, certains
rôles ou certains mots peuvent vous déstabiliser, vous
effrayer, vous donner l'impression d'être sans valeur; vous
feriez mieux d'éviter ces activités, ces rôles et ces mots.
C'est exactement l'utilité de la négociation; vous avez le
droit de faire ce que vous trouvez agréable et d'éviter ce
qui ne l'est pas, et vous avez le droit d'exiger que votre
partenaire respecte vos limites. (Ceci vaut pour toute
relation, évidemment, que ce soit du BDSM ou pas). La
problématique de "quand les relations de domination/
soumission deviennent-elles excessives ou abusives" est
d'actualité sur s.s.b-b, et ce pour une bonne raison: c'est
un sujet important.
Le BDSM peut parfois avoir des aspects thérapeutiques, mais
ce n'est en aucun cas un substitut à une thérapie
proprement dite. L'on dit parfois que "on ne peut prendre
le pouvoir aux impuissants". Une relation de domination/
soumission saine est basée sur le respect mutuel; et dans
la certitude que chacun des partenaires a choisi ce type de
relation en toute connaissance de cause, hors de toute
contrainte; le dominé est fier de se soumettre, et le
dominant est fier de recevoir le cadeau de sa soumission.
C'est très différent d'une relation de maltraitance par
laquelle un partenaire contrôle toute l'existence de
l'autre, avec pour but de rendre cette personne
irrémédiablement dépendante de lui, sans aucun recours.
La sécurité physique
Revenons-en à l'aspect physique: si vous êtes le dominant,
et que vous ligotiez votre dominé, soyez attentif à ce que
vous êtes en train de faire. Votre dominé va être pris par
l'extase; il vous appartient de vous assurer qu'il soit
dans une position confortable et qu'il s'amuse.
"L'amusement" peut être aussi pervers qu'il vous plaira,
mais évitez qu'il ne s'ennuie; c'est rarement agréable). En
fait, si en tant que dominé vous êtes réellement mécontent
de votre dominé qui romprait un arrangement que vous auriez
pris tous les deux, l'ignorer ou le renvoyer est la
punition la plus dure que vous pourriez lui administrer.
Mais c'est déjà beaucoup plus complexe).
N'oubliez pas le problème du SIDA. Tout ce qui va plus loin
qu'un baiser à bouche fermée ou le contact peau à peau est
potentiellement dangereux, à moins que vous n'utilisiez un
accessoire en latex. N'ayez aucun contact non-protégé entre
les parties du corps comme les doigts, les parties
génitales, la bouche, l'anus; utilisez un carré de latex
lors des cunnilingus ou des contacts entre la bouche et
l'anus, des gants en latex sont nécessaires lors des
pénétrations manuelles, il faut également recourir à
l'usage du préservatif pour les hommes ainsi que sur les
godemichés. Utilisez des lubrifiants à base d'eau comme
ForPlay, Astroglide, Wet, KY Jelly; si le gel contient du
nonoxynol-9 (qui a pour effet de détruire le virus VIH),
c'est d'autant mieux (mais certaines personnes sont
allergiques au nonoxynol-9 et nom d'un chien ça a un goût
affreux !). LES LUBRIFIANTS A BASE D'HUILE ET LES HUILES
DISSOLVENT LE LATEX; éviter que les huiles de massage ou
les huiles minérales n'entrent en contact avec vos gants ou
vos préservatifs (et pour la même raison avec vos vêtements
en latex !).
Le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, l'urine...
tous ces fluides peuvent être porteurs du virus VIH. Jouez
fort, mais jouez sans risque. (Un des avantages des jeux SM
est qu'ils peuvent étendre les possibilités de plaisir
mutuel! Mais ils augmentent également la liste des jeux à
risque...) Il existe d'autres conseils de sécurité, mais si
vous désirez approfondir le sujet, consultez les
informations de certains ouvrages à la fin de cette liste.
Désinfectez votre matériel SM après le jeu, à l'aide d'une
solution désinfectante. L’isobétadine est vraisemblablement
le désinfectant le plus couramment utilisé, ainsi que
l'Hibiclens. Il est impératif de désinfecter les
godemichés, les objets tranchants, tout ce qui est utilisé
pour les pénétrations ou qui pourrait entrer en contact
avec le sang. Désinfectez également les fouets et les
triques, si la scène a été intense au point que le dominé
ait été blessé. L'alcool à 90° n'est pas aussi efficace
pour la désinfection qu'on le dit; utilisez donc un produit
avec des propriétés anti-bactériennes.
Beaucoup de dominants ont sur eux un kit de sécurité propre
au SM, contenant (entre autres choses), une torche
électrique, des clés de rechange pour toutes les serrures,
des ciseaux pour bandages (avec une lame plate) au cas où
il s'avérerait nécessaire de couper un lien en urgence, une
trousse de secours avec tous les accessoires standards, du
désinfectant (de la Bactine ou de l'Hibiclens par exemple)
pour les jouets qui entreraient en contact avec tout fluide
corporel, du matériel de protection contre les maladies
sexuellement transmissibles (comprenant parfois de
nombreuses sortes de lubrifiant - suivant les personnes,
les goûts varient), etc. Consultez SM 101 (un ouvrage de la
liste de la section "Ressources") pour une excellente
description de ce type de kit.
Il existe certaines pratiques considérées en général comme
potentiellement trop dangereuses à moins d'y avoir été
initié par une personne compétente. La suspension en est
une: des tas de problèmes peuvent survenir, et se terminer
par de graves blessures. La crucifixion est une forme de
suspension particulièrement risquée. Le body piercing
(littéralement: perçage du corps) n'est pas non plus
recommandé aux novices; cela nécessite du savoir-faire et
de la précision, une maladresse peut se solder par de
graves complications.
Heureusement, la plupart des pratiques SM telle que le
bondage, la fessée, le teasing (littéralement "tourmenter")
ne sont pas aussi intenses; vous pouvez démarrer en douceur
et augmenter l'intensité aussi loin que vous et votre
partenaire désirez aller. Soyez attentif à ce que vous
faites, ayez recours au bon sens et tout se passera bien.
En général, il est conseillé de commencer sans hâte et de
S'ENTRAINER ! Vous apprendrez vite et vous en retirerez du
plaisir tout au long de votre apprentissage, et bientôt
vous atteindrez des niveaux dont vous auriez seulement pu
rêver !
6. Est-on toujours soit dominant, soit dominé ? Qu'est-ce
qu'un "switch" (changement)
L'impression qu'ont certaines personnes, en regardant la
scène de l'extérieur, est qu'on est soit dominant, soit
dominé. Soit vous aimez dominer, soit vous aimez qu'on vous
domine. Et parfois les novices peuvent être troublés, parce
que les deux possibilités les excitent.
En fait, chaque personne est différente, et chaque personne
a ses préférences. Personnellement, j'aime beaucoup dominer
ma petite amie, mais également me soumettre à elle.
Certaines personnes sont des dominants dans toutes les
situations de jeu, de même que d'autres sont toujours des
dominés - mais je connais des personnes qui dominent les
hommes et se soumettent aux femmes, ou qui inversent
parfois les rôles à de nombreuses reprises lors d'une
relation sexuelle, les possibilités varient énormément !
Les dominants sont appelés des "tops" (littéralement:
au-dessus), les dominés sont appelés "bottoms"
(littéralement "en bas"), et ceux qui intervertissent les
rôles entre la domination et la soumission sont appelés des
« switch » (littéralement, changement, inversion). Un «
switch » peut être dominant dans une scène et dominé dans
une autre. Certains intervertissent les rôles fréquemment,
d'autres uniquement d'une scène à l'autre, mais conservent
le même rôle tout au long d'une scène donnée, d'autres
n'intervertissent les rôles que très rarement s'ils se
trouvent avec un partenaire en qui ils ont une très grande
confiance; et enfin certains ne changent jamais de rôle.
Si vous intervertissez les rôles, et que vous n'êtes pas
sûr de savoir quel rôle choisir, vous pouvez jouer de cette
question en elle-même. Des scènes entières peuvent avoir
comme pivot central la question: "qui domine ?". Vous
pourriez par exemple combattre corps à corps, et le perdant
sera celui qui terminera attaché. Vous pouvez également
régler une minuterie, qui lorsqu'elle sonne indique qu'il
est temps d'intervertir les rôles ! Il existe autant de
possibilités que vous pouvez en imaginer.
Encore une fois, seul un aspect de la relation présente un
attrait pour vous, et dans ce cas, vous aurez envie de
jouer avec des partenaires qui n'ont pas envie de jouer le
rôle qui vous plaît le plus... tous les goûts sont dans la
nature, et il existe des partenaires aux goûts très variés.
Il faut également préciser qu'il n'existe pas
automatiquement de relation entre le fait que quelqu'un
soit dominant ou dominé dans la vie de tous les jours avec
le rôle que cette personne joue dans le jeu. Certains des
cadres les plus autoritaires adorent être humiliés et
maltraités en secret... c'est pour eux une chance de
pouvoir perdre le contrôle, de renoncer aux
responsabilités. Et parfois les personnes les plus
discrètes, les plus humbles et les plus timides que vous
ayez jamais vues se transforment en diaboliques génies de
la douleur et du plaisir lorsqu'elles ont quelqu'un avec
qui jouer.
Il n'est pas du tout rare qu'une personne qui n'ait jamais
pratiqué qu'un seul rôle (par exemple, la soumission)
d'éprouver un jour le désir irrépressible de dominer, ou
vice versa. Les gens changent, les préférences changent, ce
n'est pas inhabituel. Ceci, toutefois, nous amène à la
question suivante...
7. Comment puis-je apprendre à être un bon dominant ?
Lors de sa première scène, il est parfois intimidant
d'essayer de jouer au jeu SM, particulièrement si aucun des
partenaires n'a pratiqué cela auparavant. Devant vous
ce(tte) partenaire merveilleux(se) qui veut que soyez le
dominant. Vous l'attachez, et il (elle) se retrouve
impuissant(e), frissonnant de jouissance anticipée et de
désir... Et maintenant on fait quoi ?
Jouez avec le dominé ! Toute une série d'objets de tous les
jours peuvent produire des sensations délicieusement
intenses à votre partenaire. Laisser traîner un peigne sur
sa peau, chatouiller un pied à l'aide d'une plume, les
pinces à linge (n'en utiliser que quelques-unes ou
plusieurs artistiquement alignées- cela peut devenir aussi
intense que vous le désirez!), les glaçons, la pâte à
tartiner au chocolat, les fraises (vous n'avez pas vu 9
semaines et demies ?), les ceintures de cuir pour fouetter
ou fesser, les brosses à cheveux pour érafler ou frapper,
et bien sûr vos doigts, votre bouche, votre sexe, et tout
le reste. Profitez-en pour prendre tout votre temps avec
votre victime consentante; déconcentrez-le (la), puis
amenez-le (la) au bord de l'orgasme, puis faites le (la)
redescendre et vous supplier de continuer !
N'oubliez pas que vous pouvez choisir l'ambiance selon
votre envie. Vous pouvez être joueur, amusé de votre propre
stupidité même lorsque votre dominé gémit de désir. Vous
pouvez être sévère et impérieux, sympathique mais pervers,
agréable et sadique - tout ce qui vous plaira. Tant que
vous centrez votre attention sur votre soumis, il prendra
du plaisir ! Relaxez-vous, laissez les choses se mettre en
place, et si vous n'éprouvez plus de plaisir, utilisez
votre safeword - le dominant peut lui aussi s'en servir.
Bien sûr, vous ne devez pas vous sentir obligé d'apporter
toute votre attention à satisfaire le dominé; à quoi
servirait un bon esclave si ce n'est à satisfaire son
maître ? A de nombreuses reprises, j'ai joué avec ma
partenaire et je l'ai utilisée pour mon seul plaisir, en
égoïste, et ne prêtant que peu d'attention au sien - et
elle a adoré ça ! Mais il n'y a aucune doute qu'il est
aussi bon de donner du plaisir que d'en recevoir. N'oubliez
pas, communiquez, soyez sensible à ce que le dominé ressent
et il n'y aura aucun problème.
Il est très important que le dominant n'oublie jamais qu'il
est responsable du dominé. Lorsque vous commencez à jouer
au jeu SM, il se peut que vous placiez le dominé dans des
situations d'impuissance physique et/ ou de vulnérabilité
émotionnelle. Il est primordial que vous reconnaissiez
qu'il (qu'elle) a une énorme confiance en vous et en votre
capacité à prendre en charge tout ce qui pourrait arriver.
Si au beau milieu d'une scène intense quelqu'un frappe
inopinément à votre porte, vous pourriez être tous deux
extrêmement surpris et choqués - le dominé se tournera
immédiatement vers vous pour que vous le protégiez. S'il se
passe quelque chose que vous n'aviez pas prévu, prenez soin
du dominé en premier lieu - rassurez-le (la) qu'il ne lui
arrivera rien tant que vous êtes là, et ensuite occupez
vous du problème calmement et avec bon sens.
Ne soyez pas limité par des idées préconçues sur ce que
vous "devriez" faire, ne soyez pas angoissé par votre
"inaptitude" à dominer. Si vous commencer à ressentir un
stress ou une angoisse, prenez du recul, et demandez-vous
ce que vous attendez de la scène. Parfois, j'ai assuré le
rôle de dominant pour ma partenaire alors qu'elle n'avait
pas envie de sexe avec moi à ce moment précis - elle m'a
donc pris comme esclave et m'a ordonné de la baigner de la
laver ! Cela fut un délassement très agréable pour chacun
de nous et cela lui a permis de se relaxer suffisamment
pour continuer à jouer comme elle le désirait. Soyez
honnête, pas uniquement avec le dominé, mais avec
vous-même. Si au cours d'une scène vous vous dites
soudainement et en toute honnêteté: "je n'ai pas envie de
faire ça" ou "j'ignore ce que mon (ma) partenaire veut, ou
ce que moi je veux", alors de grâce arrêtez la scène - si
possible avec élégance. Cela vaut mieux que de traîner la
scène en longueur jusqu'à ce que tous deux en soyez
malades.
Si vous n'avez toujours pas d'idée et que le dominé en veut
toujours autant, il est toujours possible de commencer à
jouer avec le dominé et de l'exciter d'une manière ou d'une
autre, puis de lui ordonner de vous dire ses fantasmes les
plus secrets, sinon vous arrêterez. Se parler avec
vulgarité - échanger des fantasmes poussés, tout en sachant
que vous pourriez les réaliser si tel était votre plaisir -
est la meilleure façon que je connaisse pour trouver des
idées de scènes. En fait, c'est valable pour TOUT jeu
sexuel, qu'il s'agisse de SM ou non !
Si vous désirez des descriptions détaillées de positions,
de scènes, etc., je vous conseille de vous procurer un
exemplaire de Sensual Magic ou de SM 101. Voir la section
"ressources" à la fin de la troisième partie des FAQ (vous
pouvez commander des catalogues de vente par correspondance
de matériel SM qui sont des mines d'idées !). Ou publiez
vos messages et vos questions sur
soc.subculture.bondage.bdsm pour toute suggestion.
9. Le BDSM est-il sexuel ?
C'est une des questions d'une troublante généralité qui
débouche généralement sur une violente controverse.
Il ne manque pas de cochons que les cochonneries excitent.
Il ne manque pas non plus de vicieux pour qui ce n'est pas
le cas. Il y a des vicieux qui aiment certains vices, et
pas d'autres, pas question jamais de la vie, vous
plaisantez ???? Et puis il y a des pervers qui trouvent
certains vices érotiques uniquement en tant que fantasmes,
mais qui ne voudraient jamais de ces vices en réalité. Pour
ne pas mentionner les vicieux qui pensent que d'autres
pervers ne trouveraient pas certains vices érotiques, ou au
contraire qu'ils en seraient excités. Et puis à quel point
le sexe se retrouve mêlé à ces vices - ou aux comportements
pervers qui sont considérés comme sexuels - est une autre
variable énorme.
Donc la réponse est: oui, parfois, pour certaines personnes
!
Question suivante ?
10. Pourquoi le bondage est-il agréable ?
Pour des tas de raisons. Pour de nombreuses personnes, le
fait d'être impuissant, que quelqu'un d'autre puisse se
servir de leur corps sans qu'ils puissent l'empêcher est
très excitant. "Je vais te faire jouir, et tu ne pourras
rien y faire". C'est un aveu de confiance très puissant que
de laisser quelqu'un vous attacher sans défense, ou même en
vous laissant une possibilité de vous échapper. C'est
tellement érotique de se voir ouvert, jambes écartées,
impudique et trempé, et de voir son partenaire
s'agenouiller entre vos cuisses, prêt à vous utiliser pour
son plaisir - ou pour vous donner un plaisir insupportable.
Pour d'autres, rien que la sensation d'être attaché est
agréable. Une forte constriction peut créer des
stimulations très intenses, et beaucoup de ligotages serrés
se révèlent de véritables aventures sensuelles, tout comme
peut l'être une scène de flagellation. Etre attaché peut
donner une sensation de soulagement, agréablement
restrictive; il n'est pas nécessaire de se tracasser pour
quoi que ce soit, puisqu'on ne peut de toute façon rien
faire. Vous êtes entièrement entravé, et tout ce qui reste
à faire est de prendre du plaisir.
Alors que pour d'autres, c'est une charge de se débattre,
de laisser son corps perdre le contrôle. Cela peut vraiment
intensifier un orgasme lorsque vous jouissez avec chaque
muscle tendu et retenu par les liens, en tentant de libérer
vos mains pour enfoncer la tête de votre partenaire entre
vos jambes, le corps tremblant. Si vous n'étiez pas
attaché, vous vous feriez mal !
En ce qui me concerne, les trois raisons sont valables.
Une forme particulièrement intense de bondage est le
bondage verbal: faites prendre au dominé une position
(étendu bras et jambes écartés, à genoux, etc.) et ordonnez
lui de rester immobile... ensuite tourmentez le (la)! Une
variation perverse est la suivante: dites au dominé de
mettre ses mains devant lui, les doigts en dehors, chaque
doigt d'une main touchant le doigt de l'autre main. Donnez
lui une pièce à tenir entre chaque doigt. Ensuite ordonnez
lui de n'en laisser tomber aucune, sous peine d'une
quelconque punition et mettez-vous au travail ! Cela
fonctionne mieux sur un sol dur pour mieux entendre les
pièces tomber.
Il y a une série de choses évidentes de bon sens à savoir
si vous voulez commencer à pratiquer le bondage. La plupart
sautent aux yeux, mais je les mentionne car c'est le rôle
d'une liste de FAQ ! L'idée de base, en fait, est de faire
des essais. Les toutes premières fois, vous ne saurez pas
vraiment ce que vous faites, ce n'est pas un problème !
Prenez votre temps pour essayer différentes positions,
différents types de corde, etc. Et s'il vous vient une idée
que vous voudriez tester avant un rendez-vous important...
pourquoi ne pas la tester sur vous ? Si vous pouvez prendre
la position sans vous faire mal, il est probable que vous
pourrez mettre le dominé dans cette position d'une manière
confortable également!
Assurez-vous que les extrémités corporelles du dominés ne
deviennent froides ou ne bleuissent; ce sont deux signes
très clairs que la circulation sanguine ne se fait plus
correctement; et c'est bien sûr à éviter. Si les mains du
dominé sont attachées dans des moufles ou que vous ne
puissiez les voir, demandez-lui de remuer les mains, les
pieds, etc. pour vérifier qu'il n'y a pas de perte de
sensibilité. Il n'est pas toujours évident d'attacher
quelqu'un sans trop serrer; en général on conseille de ne
pas trop serrer et de faire plusieurs tours de corde. Vous
attachez ce lien simplement en faisant un tour
supplémentaire, et ça peut vraiment être la barbe si en
plein milieu de la scène le dominé a le pied qui s'endort;
ce genre d'incident peut être très ennuyant et déconcentrer
le dominé de ce que vous êtes en train de lui faire.
Les foulards de soie, les bandanas, etc. présentent le
désavantage de se resserrer à la traction, parfois ils se
resserrent tellement qu'il faut les couper. Si vous êtes
novice, vous pouvez éviter ce genre de tracas en achetant
une paire de menottes pour poignets et pour chevilles (en
cuir, en velcro, etc.) dans un sex-shop; si cela vous gêne,
souvenez-vous de la bonne vieille excuse du "c'est pour
faire une blague à un mariage !"
Les menottes sont sexy, mais elles peuvent faire mal. Les
manchettes de mauvaise qualité (du genre que l'on peut
trouver dans les magasins de sport) pourraient se déchirer
- il faudra alors les ôter. Si vous voulez jouer avec des
menottes, procurez-vous une paire de bonne qualité; la
marque habituelle est Peerless, elles coûtent environ 30$
et elles ont une fermeture à deux crans, de telle manière
que vous puissiez les fermer et les bloquer pour qu'elles
ne se resserrent pas par la suite (ce que les menottes bon
marché font en général). Les menottes sont en métal, et il
n'est pas bon de se débattre quand on en porte car elles
peuvent endommager des nerfs. Les menottes de bondage
rembourrées et avec des anneaux de serrage sont plus
adaptées pour toutes sortes de jeux.
Ne laissez pas une personne ligotée seule. Bien que ce soit
un fantasme très fort de ligoter quelqu'un dans une
situation précaire (par exemple avec des vibro-masseurs ou
d'autres accessoires en train de fonctionner) pour ensuite
partir en le (la) laissant mijoter, vous devez tenir compte
de certaines probabilités: que se passe-t-il si la maison
est cambriolée ? prend feu ? qu'il y ait un tremblement de
terre ? une urgence quelconque ? Le jeu, c'est le jeu; mais
une personne impuissante n'est rien d'autre que cela:
impuissante. Un partenaire qui consent est trop précieux
pour qu'on prenne le moindre risque avec lui (elle).
Soyez très prudent si vous attachez quelque chose autour du
cou de quelqu'un; tout ce qui peut résulter en une pression
MEME MINIME sur la gorge peut rapidement mener à
l'inconscience, car l'artère carotide irrigue directement
le cerveau. De la même manière, soyez attentifs avec les
bâillons et les accessoires attachés dans la bouche, à ne
pas couper la respiration, cela peut provoquer un haut le
cœur, ce qui peut déboucher sur une situation très
désagréable si le dominé ne peut retirer le bâillon. Voir
une autre question sur les safewords à utiliser quand on
est bâillonné.
Soyez également conscient du fait qu'être ligoté fermement
pendant une période de temps plus ou moins longue peut
ralentir la circulation sanguine vers le cerveau; si
soudainement vous faites subir quelque chose de très
intense à la personne ligotée, cela pourrait déclencher un
coup de sang pouvant mener à l'évanouissement. Utilisez
toujours des boucles qui puissent être desserrées
instantanément même si le dominé pèse de tout son poids
dessus (ces boucles sont parfois appelées "panic snaps"
littéralement "claquement d'urgence" et sont disponibles
dans les bonnes quincailleries), et gardez toujours une
paire de ciseaux médicaux à portée de main au cas où les
liens devraient être coupés.
Faites attention à quoi vous attachez le dominé: une
conduite d'eau peut être pratique, mais elle peut devenir
très chaude. De même avec les bougies, soyez prudents
lorsque vous promenez une flamme devant quelqu'un qui est
ligoté, car elles ne pourraient reculer en cas de problème.
Si vous ne trouvez rien à quoi attacher le dominé, liez-lui
les mains dans le dos, puis à la taille. Si le lit n'a pas
de montants, vous pouvez enrouler les cordes autour des
pieds du lit et écarteler le dominé de cette manière. Il y
a des tas de manières d'attacher quelqu'un, et un peu
d'entraînement - sur le dominé ou sur vous même - vous
permettra d'improviser dans n'importe quelle situation.
Je reprends ici une liste de quelques types d'accessoires
de bondage mentionnés dans des fictions ou dans des notes
publiées sur s.s.b-b. Si vous rencontrez un terme que vous
ne comprenez pas, écrivez-moi et j'ajouterai une
description à cette liste.
Momification ou cocooning: la méthode de bondage la plus
complète est sans doute d'envelopper quelqu'un de telle
manière qu'il ne puisse plus du tout bouger. La façon la
plus connue de momifier quelqu'un est d'utiliser un film
plastique. La technique la plus commune est d'envelopper
chaque membre séparément, puis d'envelopper les bras au
tronc, et ensuite d'envelopper les jambes ensemble - puis
d'aider le dominé à s'étendre sur une surface proche et
douce. Vous pouvez alors pratiquer des incisions (avec
précaution !) pour accéder aux parties sensibles, ou
appliquer de la bande adhésive par-dessus le tout pour plus
de sécurité, ou utiliser des bâillons, des bandeaux, etc.
Un des processus naturels par lequel le corps élimine la
chaleur produite étant la transpiration, et la momification
empêchant la transpiration dans une certaine mesure, soyez
attentif à ce que le dominé ne souffre pas trop de la
chaleur, et préparez une couverture pour l'en couvrir
lorsque vous le libérerez de son cocon en utilisant les
ciseaux médicaux (disponibles dans les magasins de matériel
médical - une lame plate facilitant le découpage) que vous
avez bien sûr sous la main. Et comme toujours, surveillez
très attentivement le dominé, il est impuissant et votre
négligence ou votre inattention peuvent mener à un
désastre.
Les cagoules: beaucoup de maroquineries et d'artisans
fabriquent des cagoules de bondage. Elles sont
particulièrement serrantes, en cuir ou en caoutchouc.
Certains modèles ont des fermetures éclair, et vous montez
la tirette pour les fermer. D'autres ont des lacets à
l'arrière ou sur les côtés, afin de pouvoir ajuster la
cagoule encore plus serré, pour une sensation plus forte.
Certaines cagoules ont des orifices prévus pour les yeux
et/ou la bouche, et d'autres pas. Quelques modèles de luxe
ont des serre-tête intégrés, ou sont mêmes prévues pour des
écouteurs afin de pratiquer la privation sensorielle.
Presque toutes les cagoules ont des orifices pour le nez,
pour des raisons évidentes. Les cagoules peuvent entraver
assez sérieusement les capacités respiratoires du dominé,
et le dominant doit demeurer continuellement attentif à
l'état du dominé pendant qu'il porte la cagoule -
particulièrement si la cagoule est portée en même temps
qu'un bâillon. Ne laissez jamais un dominé cagoulé seul; un
problème respiratoire peut arriver très rapidement.
Certaines personnes estiment que les cagoules n'ayant pas
de fermeture éclair ou d'autres mécanismes d'ouverture très
rapide sont trop dangereuses pour être utilisées sur un
dominé. Dans tous les cas, ayez toujours des ciseaux
médicaux à portée de main au cas où la cagoule devrait être
retirée d'urgence.
Les « bodybags » (littéralement: sacs pour le corps): si
vous aimez être ligoté, c'est le type de bondage le plus
extrême qui entoure tout le corps, et empêche tout
mouvement. Les « bodybags » de bondage (aussi appelés «
sleepsacks »: littéralement « sac de couchage »)
ressemblent à sac de couchage douillet et confortable,
souvent en cuir ou en spandex. Les « bodybags » en spandex
sont les moins chers, et si la qualité de spandex utilisé
est bonne, ils sont suffisamment restrictifs. Souvent les «
bodybags » ont une ouverture dans le haut, par laquelle
vous pouvez glisser vos pieds, et remonter le sac jusqu'à
votre cou. Beaucoup d'autres modèles ont des orifices pour
les parties génitales ou les tétons, de telle manière que
l'on puisse donner du plaisir au dominé ou le torturer
alors qu'il est immobile. D'une manière arbitraire, les «
bodybags » en cuir peuvent être assez élaborés (et chers);
quelques-uns ont des manches intégrées à l'intérieur pour
réduire encore les possibilités de mouvement, ou des
sangles de suspension qui permettent de suspendre le dominé
qui a enfilé le sac. Parfois, certains modèles ont des
lacets à l'extérieur de telle manière que le sac puisse
être sanglé et carrément causer de la douleur. Si vous avez
VRAIMENT de l'argent à dépenser, vous pouvez vous procurer
des « bodybags » en caoutchouc gonflables - enfilez-le,
gonflez-le et envolez-vous ! Les avertissements à propos de
la respiration et de la libération en urgence sont ici
encore d'application.
Les « hobble skirts » (littéralement « jupes d'entrave »):
les vêtements de fétichisme n'ont pas toujours pour but
d'être beaux et agréables à porter, mais de constituer
pratiquement un accessoire de bondage en soi. Les jupes
d'entraves en sont un parfait exemple: ce sont simplement
des jupes qui s'ajustent très étroitement de la taille aux
chevilles (d'où le terme de "jupe d'entrave"). Lorsqu'on
les porte avec des talons aiguille, ce type de jupe
conduire à une immobilité quasi complète, sans même
recourir à un autre type de bondage. Le cuir et le
caoutchouc sont (encore) les matériaux les plus utilisés,
bien que certains tailleurs créent leurs propres modèles en
velours, en satin, ou d'autres matières sensuelles.
Les « Armbinders » (littéralement: « Liens pour les bras »)
sont des entraves en cuir, qui lient les deux bras dans le
dos. La plupart ressemblent à des gants hauts qui montent
jusqu'en haut des bras et qu'on boucle autour des épaules.
D'autres sont des sangles qui descendent jusqu'au milieu du
dos et ont des liens pour les poignets intégrés. Il existe
de nombreux appareils de bondage, et vous pouvez même
inventer les vôtres...
11. Pourquoi est-il agréable d'être fouetté ?
Une des manières de considérer la flagellation est tout
simplement de se dire que c'est une façon différente de
toucher quelqu'un. Les personnes qui commencent à pratiquer
le SM jouent à la fessée: c'est agréable d'être fessé
!C'est une punition, un stimulus très fort, qui provoque
une douleur très agréable. Mais lorsque vous aurez fessé
quelqu'un pendant longtemps, vous vous rendrez compte que
la main que vous utilisez pour la fessée se fatigue très
vite!
C'est ce pourquoi on utilise un fouet - afin de vous
permettre de frapper quelqu'un plus longtemps, sans vous
fatiguer. Il existe de nombreux types de fouets (martinets,
gros fouets, triques, cravaches finement tressées, fouets
en daim -pour la sexe-, etc.), qui provoquent tous des
sensations différentes et ont chacun leur effet propre. Un
dominant qui aime le fouet en possède généralement toute
une panoplie, mais ces fouets sont tous en quelque sorte
des extensions de la main du dominant. En fait, lorsque je
fouette ou que je cravache quelqu'un, j'ai vraiment
l'impression de le (la) toucher, comme si l'instrument
était un prolongement de mon bras et de mon désir.
Il y a des raisons plus profondes à la grande variété de
fouets qui existent. Une scène de flagellation commencera
souvent d'une manière assez calme, pendant laquelle le
dominant va utiliser un petit fouet pour sensibiliser le
dominé et le faire entrer dans le rythme, passant à des
fouets de plus en plus importants au fur et à mesure que le
dominé entre plus profondément dans le jeu, et est de plus
en plus réceptif aux sensations nouvelles qu'il ressent.
Bien sûr, le dominant peut choisir d'entraîner le dominé
dans le voyage tactile qu'il lui plaira, en passant d'une
baguette légèrement cinglante à des cravaches mordantes,
puis des matières douces. (Oui, cela peut être très
agréable que le dominant s'arrête subitement de vous
frapper et vous caresse le dos avec un morceau de velours!
Il peut aussi utiliser un glaçon...) Tout est dans la
sensation physique.
Bien souvent les joueurs d'une scène décrivent les fouets
comme "rendant un son mat" ou "cinglant". Les fouets "mats"
ont un impact fort; ils vous bousculent, la sensation se
situe entre une étreinte et un coup de poing. Les fouets
"cinglants" ont un impact mordant; la sensation se situe
entre un coup de griffe et une gifle. Chacune de ces
sensations est agréable d'une manière différente, un
dominant expérimenté peut alterner les fouets cinglants et
mats afin de créer des vagues de sensation qui font dériver
leur dominé vers l'extase.
La plupart des joueurs aiment que la flagellation soit
progressive. Cela peut se terminer en une apogée d'impacts
explosifs qui laissent le dominant et le dominé à la fois
épuisés et enchantés. Cela peut aussi se calmer doucement,
et s'arrêter par hasard. Ou cela peut tout à coup cesser
d'être bon et résulter en l'utilisation d'un safeword. Ou
se transformer en une scène d'une intensité sexuelle
galopante ! Mais en général le tempo du "commencer
doucement, faire monter, et terminer intensément" est
habituel à la plupart des jeux SM: du doux au dur au WOW
puis de nouveau au doux, puis un peu plus dur, puis
WOOOW!!! ... et doux ensuite. C'est le ressac de l'océan.
De la pratique est nécessaire afin de savoir comment faire
prendre son pied au dominé, mais plus vous en apprendrez,
plus vous serez habile, et croyez-moi cette habileté -
tourmenter son partenaire et lui faire ressentir de plus en
plus de plaisir - est aussi très utile dans des contextes
sans rapport avec le SM !
Les fouets ne sont pas les seuls accessoires qui existent.
Parfois on utilise des martinets -en cuir ou en bois,
parfois perforés afin d'augmenter la pénétration dans l'air
et de rendre l'impact plus fort. Les martinets produisent
un grand claquement qui peut être ressenti comme une fessée
très puissante. Certains joueurs aiment les cravaches, qui
peuvent être épaisses ou minces, rigides ou relativement
flexibles. Les cravaches produisent les impacts les plus
forts - le sifflement d'une cravache en mouvement est très
particulier. Tout le monde n'est pas à même de gérer la
douleur intensément concentrée que les cravaches peuvent
causer, mais ceux et celles qui en sont capables y prennent
beaucoup de plaisir. On a introduit l'usage des cuillers de
bois et des spatules de cuisine en tant qu'instruments de
flagellation. Pendant un certain temps, les nerfs-de-boeuf
ont eu du succès dans certaines soirées auxquelles j'ai
assisté à San Francisco. (boum !). Si rien de ceci n'a de
sens pour vous, et bien si vous vous posez la question
c'est que vous pourriez bien ne jamais rien y comprendre.
La flagellation ou la fessée peuvent parfois faire partie
d'une scène de "punition", dans laquelle le prétexte est
que le dominé a désobéi ou qu'il n'a pas été sage et que
cela nécessite une forme de châtiment. Cela peut être
amusant de pratiquer cela comme un jeu, mais cela pourrait
ne pas fonctionner dans une dynamique de
soumission-domination à plus long terme. Les dominés
trouvent érotique de recevoir du dominant des sensations
non mutilantes - et bien sûr toute scène causant un
préjudice durable n'est ni sûre ni saine. Si le dominé
réalise que la meilleure manière d'être agréablement battu
est de se mal comporter, il deviendra un très mauvais
dominé pour vous. Il est donc préférable de séparer les
punitions "de jeu" - qui ont pour but le plaisir - des
punitions "réelles" relevant de graves entorses aux
conventions qui ont été prises entre le dominant et le
dominé. C'est ici qu'il faut délicatement séparer la
réalité du fantasme, et que le monde réel se distingue du
jeu SM et de la fiction.
Lorsque vous fouettez quelqu'un, soyez prudent. Les coups
de fouets violents sont généralement appliqués sur le dos
ou les fesses, tout simplement parce que ces parties du
corps sont le plus à même de le supporter. Prenez garde de
ne pas frapper la colonne vertébrale, la peau pourrait se
lacérer à l'endroit où les vertèbres affleurent. Evitez les
reins également, car un coup trop rude pourrait les
endommager. Pour les mêmes raisons évoquées à propos de la
colonne vertébrale, le cou est une autre zone à éviter.
Soyez conscient que si vous frappez quelqu'un suffisamment
fort (et cela peut être bien moins fort que ce que vous
imaginez) vous occasionnerez des ecchymoses, et que si vous
poursuivrez vous déchirerez la peau, ce qui est
définitivement une pratique à risque du point de vue des
Maladies Sexuellement Transmissibles; le cuir et les fouets
à plusieurs lanières sont difficiles à nettoyer. Pour cette
raison, certains masochistes scrupuleux ont leurs propres
jouets qui ont été en contact avec leur propre sang, et qui
par conséquent ne peuvent être utilisés que par et pour
eux. De telles flagellations demandent des efforts
considérables, mais comme pour tout autre jeu SM, vous
pouvez commencer doucement et poursuivre aussi fort que
vous le désirez ! Les ecchymoses, même importantes,
disparaîtront, ainsi que les coupures légères et les
égratignures, mais vous devriez savoir comment éviter tout
dommage non intentionnel qui ne serait pas aussi bénin.
Une autre chose à surveiller (un risque moindre mais qu'il
est important de connaître): le mélanome, une forme de
cancer de la peau, peut s'aggraver à la suite d'un
traumatisme cutané. Si vous remarquez un grain de beauté
sur le dos de votre dominé qui semble irrégulier, décoloré
ou avoir changé en peu de temps, évitez cette zone et
conseillez à votre partenaire de consulter un dermatologue.
Il y a eu des messages sur s.s.b-b qui traitent BEAUCOUP
plus en détail des méthodes et des raisons de la
flagellation. Si vous désirez en savoir plus, publiez votre
question sur s.s.b-b ou consultez d'autres sources. (Ce FAQ
n'entend pas être totalement exhaustif dans tous les
domaines... quoique cela serait une bonne chose...)
12. Qu'en est-il du body piercing (littéralement: perçage
du corps)? Qu'est-ce que le jeu du C&B, ou «
génitorture » ?
On ne perce pas que les oreilles. Les personnes dont je
parle ici ont les tétons, le nombril, les sourcils, le
clitoris, le prépuce, le pénis, les lèvres ou d'autres
parties du corps percées de trous dans lesquels on
introduit de petits ornements en métal. Voilà pour les
faits, mais dans la pratique, il semblerait que cela ait
beaucoup à voir avec le SM.
Se faire faire un « piercing », tout d'abord, est un flash
d'une incroyable intensité, sur le plan purement physique.
C'est une chose d'une incroyable force d'accepter que
quelqu'un transperce une partie de votre corps avec un
morceau de métal pointu. Cela peut vous permettre
d'atteindre un niveau de sensation au-delà de tout ce que
vous avez jamais expérimenté dans votre vie.
Lorsque le piercing est fait, cela peut complètement
altérer la manière dont vous percevez cette partie de votre
corps. Un de mes amis m'a raconté que s'être fait percer
les tétons avait fait évoluer sa perception de ces deux
simples petites parties agréables à des zones érotiques à
part entière, directement reliées à son sexe au niveau des
sensations. Pour lui, le piercing de ses tétons était la
meilleure chose qu'il ait jamais faite pour son corps et sa
libido, et il avait l'air très sincère ! Il en est de même
pour tous les piercings dans la région génitale; ils
peuvent vraiment améliorer le plaisir sexuel.
Il existe des preuves médicales que les nerfs entourant
l'endroit percé deviennent beaucoup plus sensibles; ce
n'est donc pas du folklore. Au cas où ce ne serait pas
clair; lorsqu'un piercing a cicatrisé, cela ne fait pas du
tout mal; c'est plutôt le contraire !
Certaines personnes pratiquent le piercing-jeu, de très
fines aiguilles sont insérées temporairement dans la peau
et retirées à la fin de la scène. Au fond, c'est un autre
genre de voyage sensoriel, que certains trouvent très
agréable. Les aiguilles ne provoquent pas exactement de la
douleur, mais il est impossible d'ignorer leur présence, et
elles font sans aucun doute monter l'endorphine !
Il est totalement déconseillé de s'essayer au piercing
définitif à moins d'être un professionnel expérimenté; un
tas de connaissances sont nécessaires, et les conséquences
d'un mauvais piercing ne sont pas du tout agréables. Les
piercings-jeu sont moins durs, mais vous devrez tout de
même vous assurer de connaître les techniques stériles
(n'oubliez pas les pratiques à risques).
Le perçage des tétons chez la femme peut-il causer des
problèmes à l'allaitement ? Parfois oui, parfois non; les
deux cas sont possibles. Un téton comporte énormément de
vaisseaux glactophores (canal par lequel monte le lait),
donc les chances de pouvoir allaiter sont grandes, mais
rien n'est certain.
Pour plus d'information sur le piercing, reportez-vous à
rec.arts.bodyart (ou peut-être à une version ultérieure de
ce FAQ).
Le jeu « C&B » veut dire jeu « Cock and Ball »
(littéralement: verge et testicules). « Genitorture » est
une juxtaposition de « genital » et « torture » (torture
génitale). Certains hommes, en entendant ces mots, se
cramponnent à leurs testicules et s'enfuient épouvantés,
alors que d'autres entrent immédiatement en érection et en
demandent plus. Les parties génitales masculines sont à la
fois les plus vulnérables et les plus sensibles de toutes
les parties du corps d'un homme, donc bien sûr beaucoup de
dominants aiment en jouer.
Les « cockrings » (anneaux pour pénis) sont des anneaux qui
se placent sur le pénis, plus précisément à sa base,
derrière les testicules. Le pénis entre en érection lorsque
les vaisseaux sanguins à sa base se contractent (suite à
l'excitation), emprisonnant le sang dans la verge et la
faisant gonfler. Les anneaux pour pénis ont un effet
similaire, prolongeant l'érection chez la plupart des
utilisateurs. (Ils compriment également l'urètre, ce qui
peut rendre tout orgasme plus douloureux, ou même renvoyer
l'éjaculation dans la vessie. Ce n'est pas dangereux sauf
si cela se produit de manière répétée. Exercez-vous pour
trouver le bon degré de serrage).
La plupart des anneaux pour pénis sont en cuir, avec des
sangles ajustables, pour qu'on puisse les serrer ou les
desserrer à la taille exacte du pénis (ainsi que pour
pouvoir les enlever facilement). Il existe des modèles en
caoutchouc. Il y en a même en métal, mais ces derniers sont
risqués; si vous employez un modèle trop petit sur votre
sexe au repos, votre érection peut devenir tellement
importante que vous ne pourrez plus le retirer - et s'il
est trop serré, il empêchera votre sexe de dégonfler. Cela
peut résulter en une visite aux urgences et l'utilisation
d’un coupe-boulons. Ce n'est pas une blague.
Certains anneaux pour pénis ont plusieurs anneaux, un à
placer derrière les testicules, un autre autour, et un à la
base du sexe. Certaines personnes aiment en utiliser
plusieurs pour écarter les testicules du corps.
Conseils de sécurité: la ligne directrice la plus large est
de procéder lentement jusqu'à ce que vous sachiez jusqu'où
vous pouvez aller. Si la douleur d'une pratique
particulière se propage à d'autres régions du corps, ou si
la douleur continue longtemps après que la stimulation ait
cessé, vous avez probablement dépassé vos limites. Si vous
prenez votre temps, vous n'en arriverez généralement pas à
ce stade. Comme pour toute pratique SM, si vous éprouvez de
la douleur après la scène, ou que vous remarquez des choses
anormales sur votre pénis ou vos testicules que vous soyez
au repos ou en érection, consultez un médecin. Bien sûr,
évitez toute pratique exerçant un mouvement de traction ou
de torsion violente sur les parties génitales; elles
contiennent énormément de ligaments et de vaisseaux
sanguins, qui, s'ils sont endommagés, pourraient avoir des
conséquences sur vos capacités d'érection. Toutefois le
pénis et les testicules peuvent être légèrement fouettés ou
frappés, pour autant que cela soit fait avec précaution.
Evidemment, le bondage du pénis et des testicules peut être
fait à l'aide de lanières de cuir, de rubans, de cordes de
velours, etc. Il n'y a pas de limites aux ornements:
attacher un pénis en érection peut se transformer en oeuvre
d'art affriolante, et le tourmenter peut être encore plus
artistique. Ne vous attendez pas à ce que le bondage «
C&B » maintienne le pénis en érection indéfiniment; un
pénis qui n'est pas stimulé se dégonfle en général, et un
bondage qui lui conserverait son érection serait sans doute
le signe que les liens sont trop serrés. Dans tous les cas
de figure, assurez-vous de pouvoir retirer votre bondage
rapidement, comme toujours.
On peut également faire énormément de choses avec les
parties génitales féminines. Certaines femmes aiment qu'on
leur place des pinces à linge sur les grandes ou les
petites lèvres; qu'on les leur flagelle doucement, ou même
qu'on fouette légèrement le clitoris. Parfois les piercings
peuvent être utilisés pour le bondage; les piercings des
lèvres peuvent tenir le sexe d'une femme délicieusement
ouvert, les piercings de la calotte clitoridienne peuvent
être écartés à l'aide de fil, exposant le clitoris à nu.
Certaines femmes aiment qu'on caresse leur sexe avec des
matières douces, d'autres aiment être apaisées puis
tourmentées tour à tour jusqu'à ce qu'elles n'en puissent
plus.
A nouveau, procédez lentement. Ne donnez PAS de coups dans
le vagin, quoique vous fassiez d'autre. Ne laissez pas les
pinces très longtemps avant de connaître les limites du
plaisir de votre partenaire (et comme elle se sentira le
lendemain lorsque la scène sera finie). Une seule et même
sensation prolongée trop longtemps peut rapidement devenir
désagréable; changez de stimulation, faites en sorte que la
dominée demeure excitée et surprise. Toutes sortes de
choses peuvent être utilisées pour les parties génitales
féminines; j'ai un article qui cite "brochettes en bambou,
bougies, râpes à fromage, pinces, tapettes à mouches, cubes
de glace, couteaux, carrés de latex, lanières de cuir,
brosses à cheveux, fourrure de lapin, cordes, soie,
cuillers, serviettes, poids et fouets" comme des articles
utiles pour donner à la dominée un plaisir qu'elle n'est
pas prête d'oublier. (Bien sûr, il ne faut pas pratiquer ce
genre de chose jusqu'à causer d'irréparables dommages, tout
comme pour les parties génitales masculines. Ne grattez
pas, n'écorchez pas et ne mutilez pas - vous jouez avec les
zones les plus sensibles du corps humains !)
La communication est souveraine dans le jeu impliquant les
parties génitales de la femme; un sexe féminin varie d'une
personne à l'autre autant (et même davantage) que n'importe
quelle autre partie du corps; et les réactions seront
également terriblement différentes d'une femme à l'autre.
En général, le rythme dont il était question dans la partie
sur la flagellation s'applique également au jeu avec le
sexe féminin, bien que le dominant devrait procéder encore
plus lentement, car les sensations seront plus intenses et
plus concentrées qu'au cours de tout autre genre de scène.
Une dernière petite chose: apparemment, pour beaucoup de
femmes, une réaction pré-orgasmique commune consiste en une
rétraction du clitoris dans sa calotte. Si vous procurez à
votre partenaire une sensation très agréable,
éventuellement combinée avec juste ce qu'il faut de
douleur) et que son clitoris disparaisse, NE VOUS ARRETEZ
PAS ! (à moins que vous ne vouliez empêcher son orgasme...
n'allez pas trop loin, sauf si les pieds de la dominée sont
attachés - elle pourrait donner des coups de pieds). Et
connaissez vos limites; si votre dominée désire vraiment
que la scène se termine par un orgasme, le lui donner la
rendra EXTREMEMENT reconnaissante, et attendre trop
longtemps pourrait vous user tous les deux. Ce sont de bons
points à négocier au préalable avant toute scène - comment
aimeriez-vous que la scène se termine ? Rompre un tel
accord peut engendrer la méfiance, mais l'honnêteté, comme
toujours, aidera chacun à obtenir ce qu'il désire.
13. Qu'est-ce que le « cutting »(coupure)/le « play
piercing » (jeu avec le piercing)/ le « burning »
(brûlure)/ le « branding »(marquage au fer)/ « l'eletrical
play » (jeu à l'électricité)? Qu'est-ce que sont les «
bloodsports » (sports de sang)
D'abord les premières questions. Le « cutting » est une
pratique SM utilisant un scalpel ou une fine lame pour
faire des coupures peu profondes dans les couches
superficielles de la peau de votre partenaire. Dans le «
play piercing », on utilise de très fines aiguilles pour
percer temporairement la peau du partenaire, puis on les
retire à la fin de la scène. Le « burning » est le fait
d'avoir recours d'une manière ou d'une autre à de hautes
températures dans une scène SM; notez que le but est de
jouer avec la chaleur, et non de brûler réellement votre
partenaire, puisque les brûlures sont des lésions très
difficiles à traiter. Le « branding », c'est,
littéralement, marquer au fer rouge - en utilisant de
petites pièces en métal chauffées à de très hautes
températures pour faire de petites cicatrices de brûlures
sur la peau du partenaire. « L'electrical play » est le
fait de jouer avec de l'électricité. Et finalement, les «
bloodsports » est un terme générique pour toute pratique SM
impliquant le sang.
Visiblement, toutes ces pratiques SM sont potentiellement
extrêmement dangereuses, puisque chacune d'elle, si on s'y
prend mal, pourrait avoir pour conséquence des lésions
irréversibles. Exécutées de la bonne manière, aucune de ces
pratiques ne se solde par des blessures allant au-delà des
premiers soins et de la désinfection. De plus, je ne suis
pas en mesure de communiquer suffisamment d'information
dans ce FAQ pour expliquer comment les pratiquer en toute
sécurité. Il vous faudra vous référer à un dominant
expérimenté, et le voir pratiqué sur quelqu'un, avant de
vraiment savoir comment jouer de cette manière avec vos
partenaires. Ceci étant dit, continuons notre tentative de
travail préparatoire.
Tout d'abord, le « cutting » et les « bloodsports ». Les
règles de bases sont: propreté et sécurité. Pour la
plupart, les personnes que j'ai vues pratiquant le cutting
utilisent l'alcool à la 90° pour nettoyer la surface de la
peau, puis de l’isobétadine pour désinfecter la zone de
peau qu'ils vont couper. Le dominant porte des gants en
latex pour réduire les contacts avec le sang de leur
partenaire - n'oubliez pas que le sang est porteur du virus
VIH, et dans le cutting (dans les bloodsports en général,
en fait), il y a du sang. L'instrument habituel pour le «
cutting » est le scalpel chirurgical, qui est assez
tranchant pour faire une coupure nette et lisse; utiliser
des lames moins affûtées peut causer une coupure
irrégulière qui cicatrisera mal. Les incisions seront
pratiquées sur des endroits du corps où la peau n'est pas
soumise à trop de tension; par exemple, l'omoplate, ou la
fesse, ou sur le devant de la cuisse (bien que cela puisse
poser des problèmes quand même). Il ne faut PAS inciser la
peau là où elle est tendue, car ces endroits cicatrisent
mal (la coupure se rouvrira sans cesse). Seule la couche
supérieure de la peau est incisée: superficiellement. Les
incisions plus profondes cicatrisent plus difficilement. On
ne doit pas pratiquer d'incision en forme de boucle, car la
peau au centre de la boucle pourrait être sectionnée de
telle manière qu'elle n'est plus irriguée. Lorsque
l'incision est terminée, on applique un pansement sur toute
la zone.
Comprenez-vous toutes les implications d'une scène de «
cutting » qui tourne mal ? C'est vraiment le jeu limite le
plus limite ! Si vous désirez en savoir plus, voyez le «
Lesbian S/M Safety Manual » - Manuel de sécurité pour le SM
lesbien - (dans la liste à la fin de la troisième partie).
Le meilleur conseil de sécurité: faites-vous montrer la
manière de procéder par une personne sachant pratiquer les
incisions.
Le piercing-jeu est une forme quelque peu plus douce de «
bloodsport ». A nouveau, la peau du dominé doit être
nettoyée et désinfectée et le dominant doit porter des
gants en latex. Les aiguilles utilisées sont des aiguilles
chirurgicales stériles disponibles dans les magasins de
matériel médical ou les magasins de SM de réputation
sérieuse. Le dominant pince un peu de peau (la zone juste
autour du téton est souvent utilisée), et passe l'aiguille
au travers. Les aiguilles ne font pas nécessairement très
mal, mais les nerfs vous feront clairement savoir qu'elles
sont en place, l'endorphine commence à monter très vite.
Après quelques temps, on ôte les aiguilles et on les jette
dans un container pour objets coupants, on applique des
pansements adhésifs si nécessaire - généralement les trous
sont assez petits et se referment immédiatement. Encore une
fois, la meilleure manière d'apprendre cette pratique est
de se référer à quelqu'un qui sait personnellement comment
s'y prendre.
Il existe d'autres formes de « bloodsports ». J'ai assisté
à une scène durant laquelle le dominant (après avoir
désinfecté la peau du dominé et mis les gants en latex
requis) utilisait une seringue pour prélever un peu de sang
au dominé et ensuite le lui donner à boire. Cette scène
était aussi violente que peuvent le devenir les «
bloodsports », mais (pour autant que je pouvais en juger)
parfaitement sûre au point de vue de la contamination par
le virus du SIDA. Et je peux seulement supposer que le
dominant avait reçu une formation médicale - je ne veux
même pas ENTAMER de discussion à propos des conseils de
sécurité concernant le prélèvement sanguin, puisque que je
n'en ai aucune idée.
Et maintenant, passons au « burning » - en fait, il s'agit
d'axer le jeu sur l'utilisation de chaleur intense. Par
exemple: la cire fondue. Plus vous tiendrez la bougie loin
du corps, moins les gouttes de cire seront chaudes -
jusqu'à un certain point. Cela fera glapir le dominé de
toute façon ! N'utilisez toutefois pas de bougies à base de
cire d'abeille - elles fondent à une température beaucoup
plus élevée. Si vous aimez la cire chaude, il se peut que
vous aimiez les cubes de glace également...
La marquage au fer est une forme extrême de jeu avec la
chaleur. Seules quelques personnes aux Etats-Unis
pratiquent beaucoup le « branding »: Fakir Musafar, dans la
région de San Francisco, en est une. Son magazine « Body
Play » contient de très bons articles sur les techniques de
« branding ». La technique de base consiste à chauffer de
petites pièces de métal incurvées avec un fer à souder,
puis de les appliquer sur la peau afin d'obtenir une
brûlure ornementale. Je n'en connais pas beaucoup plus sur
les aspects de la sécurité et les possibilités de problèmes
en pagaille, ainsi je n'en mentionnerai pas plus ici. Ne
vous aventurez dans AUCUN de ces jeux à la légère sans
avoir fait vous-même le travail de recherche et les
déplacements auprès de joueurs expérimentés.
Le jeu qui consiste à utiliser l'électricité sous l'une ou
l'autre forme pour créer des sensations est appelé «
electrical play ». C'est un autre type de jeu très poussé
qui peut être fatal (mortel, meurtrier) si on ne s'y prend
pas correctement. Tout jeu électrique comportant du courant
électrique qui passe dans le corps ne DOIT JAMAIS ETRE FAIT
AVEC LA PARTIE SUPERIEURE DU CORPS (au-dessus de la
ceinture); le moindre courant électrique circulant dans le
torse ou à travers le cœur peut provoquer un arrêt
cardiaque immédiat.
Je connais deux principaux types de jouets électriques. Les
premiers sont des unités TENS (« Trans-Electric Nerve
Stimulator » - « Stimulateur Nerveux Trans-Electrique », ou
quelque chose comme ça); ces appareils fonctionnent sur
piles, avec contrôle de l'intensité de puissance et de
fréquence, et deux fils pouvant être attachés à des anneaux
électriques pour pénis, des godemichés ou n'importe quoi
d'autre. Ils peuvent produire des sensations allant de
légers picotements à un intense frisson, et à une sérieuse
décharge. Souvenez-vous: uniquement en dessous de la taille
! Personnellement, jamais je n'utiliserais ces appareils à
moins qu'ils ne soient branchés sur une source de courant
ou une pile n'excédant pas 9 volts; jamais au grand jamais
je ne laisserais quoique ce soit relié à une prise de
courant envoyer de l'électricité dans mon corps.
L'autre type de jouet que je connaisse est un « violet wand
» (littéralement: baguette magique violette); qui
ressemblent à un outil à main avec de petites ampoules
violettes à une extrémité. Lorsqu'on les allume, ces
ampoules deviennent violettes et émettent des craquements;
à leur contact, on reçoit des décharges statiques, un fort
choc accompagné d'un bruit typique faisant comme un « zap »
! Ces appareils n'envoient pas de courant électrique dans
le corps, et leur usage n'est pas dangereux sauf pour les
yeux et les principaux centres nerveux (par exemple le haut
de la colonne vertébrale) - bien que leur usage prolongé
provoque des brûlures de la peau.
Si en lisant tout ceci vous vous dites « POURQUOI quelqu'un
ferait-il ça ? » - et bien si vous vous le demandez, jamais
vous ne comprendrez J La chose la plus importante à garder
à l'esprit est que le SM est basé sur l'intensité des
sensations; et que toutes ces pratiques sont
indubitablement à même de provoquer énormément de
sensations très violentes ! Comme toujours, soyez attentif
à ce que vous faites et aux raisons pour lesquelles vous le
faites. Il est certain que l'on peut faire toutes ces
choses d'une manière malsaine (que ce soit physiquement ou
psychologiquement); mais il est également possible de les
pratiquer d'une manière saine, si c'est vraiment ce que
vous désirez.
14. Qu'en est-il du contrôle respiratoire ? Est-ce
dangereux de faire perdre conscience à quelqu'un ?
Certaines personnes aiment se priver de respirer pendant
des scènes intenses. Cela peut se faire très simplement,
par exemple en serrant le cou de quelqu'un pendant qu'on
l'embrasse profondément, ou de manière plus compliquée, par
exemple en utilisant une cagoule de latex et un masque à
gaz par-dessus une camisole de force. Lorsque vous manquez
d'air, vos sensations sont beaucoup plus intenses; c'est
également quelque chose de profondément intime d'autoriser
quelqu'un à contrôler l'air que vous pouvez respirer. Une
explication simple est que la réaction naturelle du corps à
l'approche d'un orgasme est une respiration peu profonde et
rapide - tout comme dans le jeu du contrôle respiratoire.
Il est inutile de préciser que des tas de choses peuvent
mal se passer; si vous perdez connaissance et que personne
n'est présent pour vous libérer et s'assurer que vous
respirez, vous risquez de mourir. Ce jeu n'est pas pour les
novices. Une manière simple de commencer est de serrer
doucement le cou de votre partenaire pendant que vous lui
faites l'amour. Si ça lui plaît, il (elle) vous le fera
savoir d'une manière très démonstrative. Et vous pouvez
cesser immédiatement juste en relâchant votre étreinte.
Dans toutes les formes de contrôle respiratoire, il est
vital que le matériel soit d'une sécurité absolue, et que
la respiration du dominé ne soit entravée que par
l'intervention directe du dominant - jamais par quelque
chose (nœud coulant, masque à gaz, etc.) qui pourrait
continuer à couper la respiration si, par exemple, le
dominant s'évanouissait soudain.
Beaucoup de personnes meurent chaque année en pratiquant «
l'auto asphyxie érotique » - une pratique qui consiste à se
masturber en restreignant sa propre respiration, et une
nuit on attend trop longtemps avant d'enlever le sac de sa
tête ou de desserrer la pression autour du cou, on tombe
inconscient et on meurt. Certains se disent: « et bien, je
vais jouer avec un partenaire alors, si je veux perdre
conscience ». Toutefois, perdre conscience, même
temporairement, peut provoquer un arrêt cardiaque. C'est
pourquoi envisager de faire s'évanouir votre dominé est
probablement une idée beaucoup plus dangereuse que vous ne
le pensez.
Il en est de même pour l'anesthésie. Parfois, on pense «
Mmh, ce serait excitant si je pouvais droguer ma partenaire
- comme dans les films - et qu'elle se réveille entièrement
ligotée ! ». Même si votre partenaire appréciait cette
idée, ne faites jamais ça. Il n'existe aucune méthode sûre
d'anesthésier quelqu'un: les médecins anesthésistes passent
leur vie entière à étudier le sujet, ils ont du matériel de
pointe, et malgré tout il arrive encore des accidents. Ne
jouez ni avec l'éther, ni avec le chloroforme, ni avec la
suffocation jusqu'à la perte de connaissance... sauf si
vous et votre partenaire êtes prêts à prendre un réel
risque de mort. Des personnes plus expérimentées que vous
sont décédées.
15. Que sont les « Golden Showers » (littéralement: «
douches dorées »)? Qu'en est-il des scatophiles ?
C'est une autre sorte de jeu, portant aussi le nom de «
water sports » (littéralement: « sports d'eau »). En fait,
certaines personnes aiment uriner sur leurs partenaires, ou
que leurs partenaires urinent sur elles. Uriner est une
chose vraiment très intime; votre urine est une part de
vous-même, c'est chaud et mouillé, c'est agréable à laisser
s'écouler, et cela vient de vos parties génitales. Certains
ont un frisson de pouvoir de sentir quelqu'un lié sous eux
qui ne peut rien faire d'autre que de subir l'aspersion
d'urine; d'autres sont excités par l'idée d'être forcés de
faire pipi, de mouiller leur pantalon, c'est vilain et ils
devront subir une punition.
D'un point de vue sanitaire, l'urine est essentiellement
stérile; mais pas nécessairement exempte de tout risque de
SIDA, donc boire l'urine d'une autre personne est une
pratique à risque. De plus, l'urine contient des sels dont
le corps essaye de se débarrasser, c'est pourquoi boire
l'urine qu'on vient d'éliminer peut mettre les reins à rude
épreuve. Si vous buvez de l'urine, vous devez également
boire beaucoup d'eau.
Certaines personnes sont scatophiles; elles jouent avec des
excréments. Je n'en connais pas personnellement, mais elles
existent. La « scato » est visiblement encore moins sûre
que les ingestions d'urine; en particulier l'hépatite et
les parasites intestinaux se transmettent par contact oral
avec de la matière fécale, même en quantité très minime.
Les personnes qui aiment qu'on leur lèche l'anus (contact
bucco-anal) doivent en être conscientes; et tout au moins
se laver TRES soigneusement, bien que l'hygiène la plus
poussée n'élimine jamais tous les risques. Pour plus
d'information, voir la question suivante.
16. Le sexe anal est-il dangereux ? Pourquoi certaines
personnes le pratiquent-elles ?
Le sexe anal, pratiqué correctement, est tout aussi sûr que
les autres pratiques sexuelles. Certaines personnes le
pratiquent parce qu'elles y trouvent du plaisir - l'anus
est une zone intensément érogène. En fait, ce sont les
hétérosexuels en majorité qui pratiquent le sexe anal !
L'anus contient davantage de terminaisons nerveuses que
n'importe quelle autre partie du corps masculin, il en est
de même pour la femme, mis à part le clitoris qui est plus
sensible encore. Il n'est pas étonnant que le sexe anal
fasse partie de la vie sexuelle de beaucoup de gens.
Le terme « sexe anal » s'applique à toute une série de
gestes, qui vont de la simple caresse de l'anus de votre
partenaire après avoir lubrifié votre doigt, en passant par
la pénétration de quelques doigts à l'intérieur de l'anus
suivies par des caresses internes, jusqu'à la pénétration
anale proprement dite. Toutes ces pratiques sont sources
d'un fort plaisir physique, et si vous lavez simplement
votre derrière, elles n'ont rien de répugnant. Le tabou
anal est très ancien, mais il n'y a pas de raison médicale
particulière à éviter ces pratiques si vous êtes attentifs
à ce que vous faites. Si vous attachez de l'importance à
l'hygiène, faites absolument un petit tour à la salle de
bain avant de commencer, et lavez-vous l'extérieur, et si
vous le désirez, l'intérieur du cul avec une poire à
lavements. Si vous voulez vous sentir propre afin
d'apprécier le sexe anal, c'est très facile. (Il est
également très important, malgré tout, de se protéger des
MST, ainsi que je le décris un petit peu plus loin).
Les grandes lignes du sexe anal sont: la communication, la
relaxation et la lubrification. L'anus consiste en fait en
deux anneaux de muscles, appelés sphincter externe et
sphincter interne. Vous pouvez contrôler l'action de votre
sphincter externe - il vous est possible de le relâcher à
volonté. Par contre, vous ne contrôlez pas votre sphincter
interne. Si vous êtes tendu, votre sphincter interne sera
contracté, et tenter d'y introduire quelque chose sera
douloureux, ce qui vous (et le) contractera davantage
encore. Donc la règle dans le sexe anal et de procéder
lentement; il n'est pas possible d'y trouver du plaisir en
se forçant.
La communication: parlez de ce que vous allez faire avant
de le faire ! Ne culbutez pas votre partenaire pour le (la)
surprendre; il (elle) ne sera pas détendu(e) et ce sera
désagréable. Assurez-vous que vous êtes tous deux à l'aise
avec l'idée de pratiquer le sexe anal. La relaxation:
écoutez votre corps. Si votre cul en a envie, vous le
saurez; sinon, ne précipitez rien. La lubrification: votre
anus ne sécrète pas de substance lubrifiante, il vous
faudra donc utiliser un lubrifiant A BASE D'EAU comme "KY
Jelly" ou "Probe". Ne lésinez pas sur la quantité; ça ne
tache pas ! Plus vous utiliserez de lubrifiant, plus vous
vous sentirez à l'aise. Et finalement, communiquez encore:
si vous n'avez jamais pratiqué le sexe anal auparavant, les
sensations seront bizarres et intenses. Vous pourriez avoir
l'impression qu'un mouvement se produit à l'intérieur de
votre intestin lorsque votre partenaire retirera ses
doigts; avec un peu d'expérience on se rend compte que
c'est juste une impression et que les draps n'en seront pas
souillés pour la cause.
L'hygiène de l'anus n'est pas suffisante, toutefois; il
faudra également que votre partenaire utilise une barrière
en latex (un gant pour les caresses du doigt, un carré de
latex ou un morceau de saran pour les caresses de la
bouche, et un préservatif pour la pénétration). Ce qui vaut
pour le sexe en général, vaut encore plus pour le sexe
anal; c'est la pratique la plus risquée en ce qui concerne
la transmission des MST (maladies sexuellement
transmissibles). De plus, utiliser une protection augmente
souvent la sensation de sécurité et de propreté, ce qui
aide beaucoup de personnes à se relaxer et à profiter
davantage de l'expérience. (Certaines personnes estiment
que le sexe anal n'est pas aussi risqué que ça. Pourtant,
dans certaines villes, on a considéré que la transmission
de parasites intestinaux à la suite de sexe anal non
protégé était un grave problème de santé publique, à la
suite duquel des milliers de personnes ont été infectées.
C'est à vous de décider quels risques vous êtes prêts à
prendre). Tout ce qui est entré en contact avec l'anus doit
être soigneusement nettoyé (ou jeté à la poubelle, dans le
cas des barrières en latex) avant d'entrer en contact avec
la bouche ou le vagin.
J'ai déjà évoqué le fait que rien ne sert de forcer les
choses. Permettez-moi d'insister encore: si vous ressentez
une douleur alors que vous pratiquez le sexe anal,
ARRETEZ-VOUS. Le sexe anal trop brutal peut contracter
voire déchirer la paroi anale, ce qui peut provoquer de
graves infections. Le sexe anal ne doit PAS être pratiqué
de force, et ne devrait JAMAIS être utilisé comme un moyen
d'infliger de la souffrance. Si vous souffrez de
saignements du rectum, consultez un médecin IMMEDIATEMENT.
(Ne vous sentez pas gêné - ils en ont vu d'autres...
faites-vous juste soigner !).
Ceci étant dit, il me faut préciser ce que j'entends par «
s'arrêter » quand vous ressentez de la douleur. Ce qu'il
faut faire, c'est arrêter de bouger. La douleur pourrait
n'être due qu'à une protestation du sphincter quand il
s'écarte un peu, et lorsque vous cesserez de pousser, vous
n'aurez plus mal - et peut-être vous relaxerez-vous. Si la
douleur ne cesse pas lorsque le mouvement s'arrête, ALORS
vous devrez vous retirer (doucement) et prendre les mesures
adéquates. Si la douleur disparaît, attendez un petit
moment, puis recommencez... vous sentirez si vous devez
vous arrêter définitivement ou pas. (Alors écoutez bien
ceci. Se saouler n'est PAS une bonne idée, car cela inhibe
les sensations de douleur. Cette FAQ attribue le prix du
Plus Mauvais Produit Sexuel à un lubrifiant anal qui
contenait de l'huile (et de ce fait ne pouvait être utilisé
avec des gants ou des préservatifs), ET qui se vantait
d'être le meilleur produit pour le sexe anal PARCE QU'il
contenait de la benzocaïne « pour plus de confort »! Si
quelqu'un a été blessé suite à l'utilisation de ce produit,
j'espère qu'ils ont intenté un procès énorme au fabricant).
Si vous désirez plus d'information sur quoique ce soit
d'autre, reportez-vous à l'ouvrage de Jack Morin cité dans
la liste à la fin de ces FAQ.
16. Qu'est-ce que le « fisting » (littéralement « usage du
poing »)
Tout le monde (enfin presque tout le monde) sait ce qu'est
le « finger-fucking » (insérer un ou plusieurs doigts dans
l'anus ou le vagin). Dans le rectum ou dans le vagin, c'est
terriblement bon de caresser quelqu'un à l'intérieur. (Si
on les oriente comme il faut, en introduisant les doigts
dans le rectum d'un homme, on a la possibilité de
chatouiller sa prostate, ce qui est INCROYABLEMENT bon...
juste un petit truc, en passant!) Certaines personnes sont
généralement familiarisées avec l'idée d'utiliser plusieurs
doigts simultanément pour la pénétration. Mais peu d'entre
elles le sont avec le fait d'insérer la main tout entière
dans le rectum ou dans le vagin de son (sa) partenaire...
ce en quoi consiste le « fisting », en termes simples. Oui,
anatomiquement c'est possible et oui, c'est EXTREMEMENT
bon. (Je n'en ai jamais fait l'expérience, si ce n'est
indirectement).
Ceci étant dit, il est très important d'expliquer
maintenant ce que le « fisting » n'est pas. Vous ne serrez
pas le poing pour le fourrer brutalement dans le (la)
partenaire. Le « fisting » est une des manières les plus
intimes et les plus complètes de toucher un autre être
humain, et c'est quelque chose qui doit être exécuté de
manière lente et douce. Il y a eu beaucoup de messages
postés sur le « fisting » sur s.s.b-b, abordant la bonne
technique, les conseils de sécurité, la sensation
fantastique d'ouverture et de connexion, le vol magique que
peuvent atteindre les deux partenaires pratiquant le «
fisting »... c'est une manière incroyablement intense de
faire l'amour. Je ne peux faire justice aux descriptions de
première main que d'autres ont publiées, mais je peux
évoquer quelques conseils de sécurité.
Tout d'abord, coupez et limez vos ongles jusqu'à ce que
chaque doigt soit aussi lisse et doux que possible. Vos
doigts entreront en contact avec des endroits très
fragiles, qui sont exempts de récepteurs nerveux et ne
ressentent donc pas le signal d'alarme de la douleur. Vous
devez être bien sûr de réduire au maximum les risques de
blesser votre partenaire.
Utilisez des gants en latex. Le SIDA est une question de
vie ou de mort.
Vous voudrez probablement laver le tractus gastro-itestinal
de votre dominé. Et à quoi servent les poires de lavement,
selon vous ? Soyez doux; l'eau tiède est la meilleure
option. N'utilisez pas de produits à base de savon dans une
poire de lavement. Certaines personnes aiment mettre de
l'alcool (des boissons alcoolisées, pas de l'alcool à 90°!)
dans les poires de lavement; si vous faites de même,
utilisez une solution TRES TRES TRES DILUEE, car l'alcool
sera absorbé très rapidement par l'organisme , et votre
dominé ne sera pas en mesure de l'éliminer s'il est trop
ivre. (Je ne connais pas le dosage précis, mais cela me
semble un peu risqué).
Utilisez BEAUCOUP (j'insiste bien BEAUCOUP) de lubrifiant.
Appliquez-le avec vos doigts. Mettez-en partout. Etalez-le
soigneusement sur toute votre main, y compris le dos, la
paume, et entre les doigts. Continuez d'en mettre au fur et
à mesure de la pénétration. Il n'y aura jamais trop de
lubrifiant de toute façon. N'oubliez pas que les
lubrifiants à base d'huile dissolvent le latex. On peut
utiliser du KY Jelly; mais certaines personnes trouvent
qu'il s'assèche trop rapidement. En Grande-Bretagne, la
crème de la crème s'appelle "Aqueous Cream". On peut aussi
prendre du "J-Lube", qui est un concentré en poudre auquel
on ajoute de l'eau pour obtenir une crème incroyablement
visqueuse et glissante; on en trouve dans les magasins de
matériel vétérinaire ! (Certaines personnes utilisent
encore de la Crisco -une marque de matière grasse
alimentaire- avec des gants en latex, sur base d'une
théorie suivant laquelle la Crisco est tout simplement le
meilleur lubrifiant, et que les gants ne se déchirent pas
si vite. C'est risqué, mais c'est une option).
Procédez lentement. Commencez par introduire un seul doigt
et enfoncez-le. NE VOUS PRECIPITEZ PAS. Soyez sensible aux
sensations de votre dominé. Vous êtes en train d'essayer de
persuader cette partie de son corps de s'ouvrir à vous,
d'accepter une part de vous au plus profond. L'énergie se
libérera d'avant en arrière, et vous vous en servirez,
obtenant de votre dominé, à force de cajoleries et de
pénétrations répétées, qu'il atteigne une sorte de transe.
Continuez à communiquer avec votre dominé, les bâillons,
les jeux de rôle dans lesquels le dominé est inférieur ou
qu'il doit se taire, ne mèneront pas au type de relaxation
et d'empathie dont vous aurez besoin.
Si votre dominé atteint subitement ses limites, vous le
saurez; leur orifice se refermera brutalement. NE RETIREZ
PAS VOTRE MAIN. Ne bougez pas jusqu'à ce que les
contractions soient finies, ENSUITE commencez à vous
retirer. Vous pouvez déchirer un muscle ou deux si vous
essayez de vous retirer au beau milieu d'une contraction
pareille. Si cela arrive, ça n'est pas grave; vous saurez
que la prochaine fois il faudra aller plus lentement (si,
tous les deux, vous voulez réessayer plus tard). Mais en
supposant que tout se soit bien passé...
Lorsque vous aurez introduit les 5 doigts, vous y êtes
presque. C'est maintenant qu'il faut être le plus sensible
et le plus attentif. Votre dominé sera soulevé de douleur
et de plaisir; un mouvement brusque et vous vous rendrez
compte que le rectum (ou le vagin) ne veut plus de vous.
Respectez cette réaction, retirez-vous (lentement!). Mais
si votre dominé le désire, alors vous introduirez la main
jusqu'à la jointure des doigts, vous replierez le pouce à
l'intérieur de votre main, et (à ce que l'on m'a dit),
votre main prendra TOUTE SEULE la forme d'un poing - vous
ne devez PAS serrer votre main ou quoi que ce soit d'autre
!
Maintenant le vrai plaisir commence... explorez, alléchez,
satisfaites votre dominé, qui sera au 7ème ciel... et
lorsque viendra le moment de se retirer, faites le
doucement et naturellement !
Si vous avez d'autres questions (comme toujours), postez
les à s.s.b-b; nous avons eu de SUPERBES messages sur le «
fisting » par le passé, et il y en aura d'autres si vous le
demandez.
18. La manière dont je pratique est-elle du « vrai » SM ?
Mais au fond, c'est quoi le « vrai » SM ?
Parfois sur a.s.b., les gens publient des messages
demandant si ce qu'ils font est assez « hard » pour mériter
qu'on en parle. Comment un simple novice qui vient juste de
recevoir sa première fessée pourrait-il avoir la
présomption de publier un message sur ce qu'il a ressenti,
alors qu'il y a des habitués qui n'auraient rien éprouvé à
sa place ?
La réponse à cette question est double. Premièrement, il
existe une infinité de manières de jouer. C'est une des
raisons pour lesquelles j'aime dire que SM signifie « Sex
Magick »; Magick ne doit pas nécessairement impliquer de la
douleur, ou de l'intensité, ou du bondage, ou des jeux de
rôle, ou quoi que ce soit. Le Sex Magick est tout ce que
vous accomplissez pour satisfaire l'un de vos fantasmes. Il
n'y a ni bonne, ni mauvaise manière de pratiquer le SM, du
moment que ce soit sur base d'un accord mutuel. Si vous
êtes d'accord avec ce que l'on vous fait, et que c'est bon
(pendant et après la scène), c'est ce qui est bon pour
vous. Ce FAQ n'est rien d'autre qu'une série de
suggestions; il vous appartient entièrement de les suivre
ou non.
(Il y a ici des joueurs qui ont des pratiques bien plus
hard que les miennes, des pratiques qui les emmènent bien
plus loin que je n'irai jamais, dans des domaines que je
considère personnellement comme dangereux voire même un peu
malsains. Zut, pour certaines personnes, se faire fouetter
est une idée malsaine. Mais la chose la plus importante est
le fondement consensuel et la réciprocité dans le jeu - que
tout le monde impliqué dans la scène soit volontaire pour
faire ce qu'il y fait, et que chacun puisse en sortir si
cela s'avère nécessaire. Ce que les autres pensent n'a pas
d'importance; c'est leur jeu, c'est leur choix quant aux
risques qu'ils veulent assumer).
Deuxièmement, « l’intensité » d'une scène a très peu à voir
avec le niveau de « sensation physique » qui en découle.
Encore une fois, la magie est dans la manière dont vous
percevrez les choses. Nous avons tous été des novices; nous
connaissons tous le frisson d'essayer quelque chose de
nouveau, de réaliser nos rêves. C'est ce qui rend le SM
intense et bon - cette ineffable ruée de nouveaux horizons
qui se dévoilent, cette incroyable sensation de faire
confiance à quelqu'un au point de lui confier votre corps
et votre esprit, ou de recevoir le cadeau intime du
contrôle qu'on peut exercer sur quelqu'un d'autre. Il n'est
pas important d'y parvenir par le sadisme, le masochisme,
le bondage ou la domination-soumission, ou aucune de ces
pratiques; car une fois qu'on y est, c'est fantastique ! ET
cela vaut la peine de poster des messages sur le sujet !
Parfois, les discussions sur a.s.b. virent à un débat
enflammé sur ce qui est ou n'est pas la « vraie »
soumission-domination, ou le « vrai » jeu BDSM. Le fait
qu'il est difficile de se baser sur tel ou tel type de
comportement comme valeur absolue par rapport à laquelle le
terme « vrai » puisse être défini, au vu de la diversité
des joueurs et des styles de jeux dans la scène, mais aussi
à cause du nombre de scènes indépendantes dans « la scène
». La ligne directrice principale que je pourrais observer,
c'est que les personnes pratiquant le SM tentent d'explorer
leurs fantasmes sur le pouvoir et/ou la sexualité, pour
réaliser quelques-uns de leurs rêves dans la vraie vie.
Une chose est sûre: tenter de poser des limites strictes
autour de ce qui est ou n'est pas du « vrai » SM, de la «
vraie » soumission, ou du « vrai » jeu sadique ou du « vrai
» jeu de rôle, est une entreprise vouée à l'échec. La
plupart du temps, les personnes qui pensent connaître la
définition du « vrai » SM sont plus intéressées par les
disputes avec ceux qui ne sont pas de leur avis, plutôt que
de partager honnêtement leurs propres convictions tout en
restant ouvertes à celles des autres. Comme pour toutes les
étiquettes, ou les normes pré-établies à propos du
comportement humain, on peut débattre sans fin sur la
question de savoir si la « norme » est vraiment « normale
», ou on peut simplement parler par rapport à sa propre
expérience. La dernière option menant généralement à des
discussions plus profitables et plus instructives.
Un sujet qui est abordé dans ce contexte, toutefois, est de
savoir si le vrai SM est uniquement le SM consensuel - ou
plutôt, si le terme "SM" exclurait tout comportement qui ne
soit pas consensuel. Comme je l'ai constaté au début de ces
FAQ, j'utilise "SM" pour parler d'actes entre deux adultes
consentants; la plupart des personnes sur a.s.b. et dans la
scène utilisent elles aussi le terme "SM" comme une
abréviation de « SM consensuel ». Il n'y a aucun doute que
de nombreuses personnes qui pratiquent le BDSM consensuel
aient du plaisir à nourrir des fantasmes d'actes non
consensuels dans le cadre du bondage, de la domination, de
la soumission, du sadisme et/ou du masochisme. Mais quand
il est question de la vraie vie, le consentement est d'une
importance fondamentale. Une histoire peut comporter des
actes non consensuels et pourtant bel et bien être une
histoire de SM; une relation SM peut devenir abusive tout
en restant SM; mais quand les membres d'a.s.b. et les
personnes pratiquant le SM en général parlent de SM tel
qu'il devrait être (et à ce qu'il me semble, tel qu'il
l'est la plupart du temps), elles entendent par là un SM
consensuel et sain.
Certaines personnes font remarquer que: "le SM se référant
à l'origine à des pratiques décrites dans les ouvrages du
Marquis de Sade [pour qui le consentement n'avait aucune
importance], donc les personnes pratiquant le SM de nos
jours mentent lorsqu'elles affirment que le consentement
est important dans le "vrai" SM!" En faisant cela, ces
personnes jouent à un petit jeu consistant à changer la
définition du terme "vrai" par une définition à propos de
laquelle on peut se disputer. Par ailleurs, si nous étions
tous en train de mentir dans le but de tromper les gens et
les forcer à jouer avec nous (de telle manière que nous
puissions abuser d'eux), nous nous rendrions par là-même un
très mauvais service en essayant d'éduquer les autres au
consentement et à la négociation - des connaissances qui
serviraient à protéger nos victimes ! Il vous faudra juger
si nous pensons vraiment ce que nous déclarons à propos de
l'importance du consentement.
Un acronyme fréquemment utilisé sur a.s.b. est "YKINOK" -
qui veut dire "Your Kink Is Not OK" (littéralement: votre
perversion, votre vice n'est pas OK). a.s.b. est
principalement constitué de messages de personnes dont les
pratiques sexuelles sont considérées par beaucoup d'autres
comme malsaines ou tout au moins bizarres. Ici, nous
acceptons que des gens très différents aient des sexualités
très différentes, et des préférences différentes. Donc,
nous essayons d'éviter les généralisations comme "le
comportement X est mauvais" ou "le comportement Y n'est pas
bon" ou plus souvent "YKINOK". Nous dirons plutôt: "Votre
"kink" (perversion) ne me conviendrait pas. Voici ce que
j'y vois comme risques. Comment les gérez vous ?". A partir
de là, la discussion et l'échange didactique peuvent
démarrer, ce qui n'est pas possible avec un "YKINOK" pur et
simple. (Et, réciproquement, nous ne disons pas "Votre
perversion est OK" - puisqu'il n'existe pratiquement aucun
comportement que tout le monde apprécie sans exception. Le
fait que des pratiques consensuelles soient ou non "OK"
est, et doit être, déterminé sur une opinion individuelle).
19. Qu'en est-il du cuir, du latex, des talons hauts, des
corsets et autres fétiches ?
Toutes ces choses - vêtements érotiques ou objets de tout
type - sont des "fétiches". Un fétiche est un objet qui a
des connotations sexuelles à vos yeux. Si vous vous trouvez
sexy en les portant, ou que vous trouvez sexy que quelqu'un
d'autre les porte, c'est un fétiche. Il n'y a rien de mal à
avoir des fétiches; en fait rares sont les personnes qui
n'en ont pas ! Certains sont excités à la vue d'une
aisselle; d'autres par les doigts de pieds vernis; et
d'autres enfin par ce vieux classique qu'est la lingerie.
Les techniques de négociation et de communication dont j'ai
déjà parlé peuvent aussi venir à point pour découvrir quels
sont vos fétiches, quels qu'ils soient.
Le cuir est un des fétiches de base de la scène. Les jupes
en cuir, les jambières en cuir, les harnais en cuir, les
manchettes en cuir, etc. Il en est de même pour le latex.
Le principal attrait de ces deux matières, il me semble,
est leur rigidité et leur brillance; les vêtements en cuir
et en latex rehaussent votre perception de votre moi
sensuel, les contraintes qu'ils imposent collent comme une
seconde peau. Le cuir et le latex sont deux grandes
catégories de fétiches - et par définition un fétiche est
un objet qui provoque une excitation sexuelle; si cela
soulève des questions, vous ne comprendrez probablement
pas.
Les vêtements en cuir absorbent les liquides; il ne faut
pas les mouiller. L'eau abîmera le cuir; le sang et les
autres fluides corporels y laisseront leur odeur. Vous
pouvez nettoyer vos articles en cuir avec de l'eau et un
savon spécifique et le nourrir avec de l'huile pour lui
conserver sa souplesse et sa beauté.
Le latex n'absorbe pas les liquides à base d'eau, mais les
huiles peuvent l'endommager, et l'exposition prolongée au
soleil le rendra cassant. Lorsque vous portez votre
vêtement en latex, talquez-le et talquez-vous au préalable;
cela rendra l'enfilage plus facile. Ne tirez pas sur le
latex avec vos ongles, ou il se déchirerait; de même coupez
les ongles de vos doigts de pied avant d'enfiler des bas en
latex. Après les avoir utilisés, lavez-les avec de l'eau
pour enlever les traces d'huile, puis séchez les
soigneusement (certaines personnes conseillent de talquer à
nouveau) avant de les ranger.
Il existe aussi des vêtements en PVC (qui ont un aspect
"mouillé"), généralement noirs, brillants et extensibles.
Le PVC est en fait du tissu recouvert de plastic, il est
lavable et relativement peu onéreux.
Bien sûr, la lingerie classique peut-être évidemment très
excitante aussi. Il est souvent vrai qu'un petit rien est
bien plus sexy que rien du tout. Les déguisements érotiques
peuvent ajouter beaucoup d'éclat à une scène; ce sont
d'excellents moyens de planter le décor. L'esprit est la
zone érogène la plus importante, et jouer un rôle ou faire
semblant peut être quelque chose de particulièrement chaud,
que l'on combine cela ou non avec d'autres éléments SM.
Pour ce qui est des corsets et des hauts talons: ces deux
types d'accessoires entravent les mouvements et mettent en
valeur les courbes du corps, et cela convient parfaitement
au jeu SM - ils peuvent souligner le pas dominant d'une
maîtresse ou faire clopiner la démarche d'une esclave. Ce
sont également des éléments de base du fétichisme. Des
talons suffisamment haut peuvent carrément empêcher la
marche, ce qui peut être très sexy ! Les corsets, portés
correctement, changent totalement la forme d'un corps, tout
en intensifiant les sensations tout au long du jeu. Les
corsets et les talons hauts, comme tous les fétiches,
peuvent être combinés avec un très grand nombre de scènes
différentes.
D'autres fétiches: les slips de sport sales, les caleçons
pour une femme, les vêtements de soirée pour un homme, un
attirail de cow-boy, des uniformes (police/militaire/etc.),
les blouses d'infirmières, les costumes de favorite de
harem... la liste est infinie. Si cela vous excite de les
porter ou de voir votre partenaire en porter, pourquoi ne
pas les intégrer dans la scène ?
Une chute que j'ai entendue récemment: "Vous faites dans le
sexe normal... ou je dois m'habiller ?"
En général tout est bon comme fétiche ! Si vous estimez que
vous vous retrouvez plus impliqué dans un type de fétiche
que vous ne le voudriez, prenez du recul par rapport à
votre comportement et déterminez si vous voulez en changer.
Mais si vous aimez ça, que votre partenaire aime ça (ou
aime que vous aimiez ça), que c'est totalement consensuel,
alors allez-y ! Et si vous aimez les vêtements fétichistes,
allez faire un tour du côté du newsgroup
alt.sex.fetish.fashion - tout jeune mais il grandit vite...
20. Et à propos de l'épilation du corps ou/et du
travestissement ?
Un autre de fétiche qu'ont beaucoup de personnes est
d'avoir la peau toute lisse, sans aucun poil. La peau
épilée est douce comme de la soie, complètement et
totalement nue et très vulnérable. Les jambes, aisselles ou
les parties génitales, une fois rasées ou épilées,
provoquent des sensations totalement différentes... et
comme ce qui compte, c'est la sensation, naturellement se
raser et les pratiques SM sont totalement compatibles !
Comme l'épilation est une activité féminine par convention,
lorsqu'un homme s'y soumet cela a un sens supplémentaire.
Cela peut être à la fois humiliant et terriblement
excitant. Beaucoup d'hommes aiment se raser pour pouvoir
jouer au travestissement (s'habiller en femme); donc
j'évoque les deux sujets ensemble.
Tout d'abord, l'épilation. Comment s'y prendre ? Vous
devriez d'abord envisager de prendre un bain ou une douche;
cela ramollit le poil et la peau. Utilisez un rasoir bien
aiguisé et un bol d'eau chaude; mouillez bien la partie à
raser, et enduisez-la de crème à raser. Rasez ensuite dans
le sens du poil (c'est-à-dire du haut de la jambe vers les
chevilles, ou du nombril vers l'entre-jambe); aller contre
la pousse du poil peut causer des poils incarnés lors de la
repousse. Faites de petites parties à la fois, et rincez le
rasoir entre chacune pour enlever les poils. Si vous vous
rasez rarement, il se peut que vous ayez besoin de
plusieurs lames de rasoir pour faire rien que vos jambes.
N'appuyez pas trop (pour éviter le feu du rasoir par la
suite).
Ceux qui se rasent souvent utilisent le rasoir électrique
d'abord pour enlever la plus grosse partie des poils, puis
un rasoir manuel pour ce qui reste et pour les zones
sensibles. (Les rasoirs électriques ont tendance à tirer
sur le poil, et sont très peu pratiques pour se raser le
sexe). D'autres personnes ne jurent que par la cire
(utilisation de bandes de cire collantes pour enlever le
poil) ou autres méthodes d'épilation; à chacun la sienne.
Le rasage peut faire partie d'une scène; j'ai vu énormément
de films SM gays dans lesquels des dominants masculins
costauds rasaient leurs prisonniers de force, et j'ai aussi
vu des dominatrices laver puis raser le cul de leurs
dominés. (Ce n'est pas facile d'accéder à son entre-jambe
soi-même, et être attaché pendant qu'un rasoir caresse
doucement vos zones les plus sensibles est TRES intense!).
Lorsque vous êtes rasé, vous pouvez passer à toutes sortes
d'autres divertissements.
En ce qui concerne le travestissement: beaucoup d'hommes
aiment porter des vêtements de femme, soit parce que ces
vêtements sont beaux ou agréables à porter, ou soit pour
l'humiliation que cela représente. Quelle que soit la
raison, il n'y a aucun doute que des tas de gens aiment ce
genre de chose. Le maquillage est souvent un aspect du jeu
également. Beaucoup de femmes également aiment se travestir
en homme; inverser les sexes peut ouvrir un vaste éventail
de possibilité. On appelle parfois cela "genderfuck"
(littéralement baiser comme l'autre genre) - c'est-à-dire
avoir des relations sexuelles avec les perceptions de
l'autre sexe, ou en jouant un sexe différent, ou les deux.
Il existe toute une variété d'attitudes parmi ceux qui
jouent de la sorte. Certains apprécient le travestissement
juste parce qu'ils trouvent que les vêtements de l'autre
sexe leur vont bien. D'autres ont en fait le phantasme
d'être vraiment une personne du sexe opposé, et utilisent
ces fantasmes dans leurs scènes. D'autres enfin veulent
aller jusqu'à sortir en public travesti comme, et jouant le
rôle de, l'autre sexe, avec tellement de talent qu'ils
passent - c'est-à-dire qu'on les prend pour – une personne
du sexe dont ils jouent le rôle. Ils y prennent du plaisir,
soit qu'ils trouvent amusant de leurrer les gens, soit/ou
qu'ils apprécient le frisson de réussir à se transformer
suivant leur fantasme.
Enfin pour certains, le sexe biologique ne correspond pas
avec celui qu'ils pensent avoir. Ils peuvent avoir
l'impression d'être un homme né avec un corps de femme, ou
vice versa. Ce sont ce qu'on appelle des "transsexuels";
ils peuvent avoir recours à la chirurgie pour modifier leur
corps et leur sexe afin de mieux correspondre physiquement
avec le sexe auquel ils s'identifient le plus. Les
transsexuels sont encore largement condamnés; il n'est pas
facile de vivre dans une société orientée comme la nôtre
sur les sexes et les rôles sociaux qui en découlent; si
vous ne vous conformez pas au modèle standard, et les
transsexuels ne s'y conforment absolument pas. Alors que
beaucoup des travestissements que j'ai évoqués sont des
jeux, les transsexuels eux ne jouent pas; leur identité
sexuelle est un problème vital et grave pour eux. (Bien
que, lorsqu'ils ou elles veulent jouer, peu en connaissent
plus sur la question).
Il est important de se rendre compte que ces deux groupes
sont bien distincts: le fait pour un homme d'aimer porter
des bas de femme sous son costume de bureau ne signifie pas
qu'il ait le moindre désir de changer de sexe. Comme pour
tous les aspects de la sexualité humaine, le sexe et les
comportements de jeu liés au sexe comprennent une large
variété de niveaux, et une communication honnête est la
seule et unique façon de savoir auquel de ces jeux joue une
personne en particulier.
Le jeu avec les rôles sexuels peut être combiné à tous les
autres repris dans cette liste pour créer une Sex Magick
extraordinairement puissante. Comme toujours; écoutez vos
désirs, décidez de jusqu'où vous voulez les accomplir (et à
quel rythme), communiquez et jouez !
21. Pourquoi défendre le SM ?
Un des problèmes avec le SM est le rejet que la société
programme contre ce type de sexualité. Notre culture n'est
pas habituée à considérer le sexe comme un divertissement
et qu'il puisse être foutrement agréable de pousser ses
propres limites à la recherche de plaisir. De plus, en ce
qui concerne le SM, beaucoup de gens confondent les
fantasmes et la réalité, et s'imaginent que les personnes
SM font de même.
Dans ces FAQ, j'ai essayé d'expliquer ce que mes amis et
moi-même pensons du SM. Je fais tout ceci parce qu'il fut
un temps où j'ignorais presque tout du SM; tout ce que je
savais c'est que cela m'intéressait. Via s.s.b-b et des tas
de nouveaux amis, et des tas de merveilleuses expériences,
j'ai appris. Ma vie s'en est trouvée enrichie et mes
relations se sont approfondies et renforcées grâce à mon
expérience du SM. Maintenant, je voudrais décrire tout ceci
de la manière la plus ouverte et la plus franche possible.
Si vous estimez que le SM est pervers ou dégoûtant, c'est
votre droit. Ces FAQ démontrent comment il n'est
généralement pas malsain pour ceux qui s'y adonnent; il
vous appartient d'accepter cette information ou non. Vous
n'avez toutefois pas le droit de réprimer ou de censurer
ceux qui voudraient discuter de cet aspect de leur vie,
juste au nom de vos opinions personnelles sur leurs
pratiques sexuelles.
Si vous ne pensez pas que ça vous plairait de pratiquer le
SM, je n'y vois aucun inconvénient; je voudrais juste vous
demander d'être ouverts à ce que la communauté SM a à vous
apprendre à propos du consentement, de la négociation, de
la sécurité et de l'exploration.
Lorsque j'ai commencé à fantasmer sur les activités liées
au SM, j'étais vraiment très jeune en fait - je n'avais pas
10 ans. J'ignore d'où sont venus ces aspects de ma
sexualité; certainement pas de ma famille. Mais lorsque
j'ai entrepris d’en apprendre plus sur le SM, j'ai d'abord
été excité et heureux que d'autres personnes que moi aiment
ces choses, puis déprimé par le nombre d'informations
erronées ou nuisibles sur le SM et ses pratiques. Cette
liste de FAQ est ma tentative de relayer une information de
meilleure qualité, dans l'espoir que, plus les gens sauront
ce que le SM est vraiment (et ce qu'il n'est pas), moins il
y aura de personnes pour utiliser des faits déformés pour
en condamner d'autres à cause de leur sexualité.
De plus, j'ai décrit des pratiques que je n'aime pas (enfin
pas encore J). Cette liste n'est pas la bible des FAQ, ne
la prenez pas pour telle; lisez ce que j'écris et tirez en
vos propres conclusions. Et nom d'un chien, envoyez vos
messages sur soc.subculture.bondage.bdsm avec toutes vos
questions, vos opinions, vos fantasmes et vos rêves; le
sang de s.s.b-b est toujours renouvelé par de nouveaux
membres! (cela nous aide à nous distraire de nos
disputes!).
22. Le SM est-il dégradant ou abusif ? La plupart des
personnes pratiquant le SM ont-elles été maltraitées ?
Souvent on aborde le SM avec uniquement des stéréotypes
négatifs à l'esprit. L'esclave ayant perdu toute volonté,
dominé par un maître autoritaire et irréfléchi. Le pervers
qui aime se faire frapper parce qu'il pense ne pas mériter
mieux. Ces images, chargées négativement de connotations de
maltraitance, ne reflètent pas la réalité du SM consensuel.
Tout d'abord, les personnes pratiquant le SM ont-elles été
abusées étant enfant ? C'est un stéréotype très fréquent.
Des sondages d'opinions sur s.s.b-b n'ont pas semblé
indiquer de schéma particulier d'abus sexuel durant
l'enfance, et il y a eu très peu, si pas du tout, d'études
scientifiques sur le sujet. Certaines personnes y voient
une relation de corrélation plus importante, mais il y a
peu de preuves concluantes.
Habituellement, ce stéréotype est supposé vrai, tout comme
les autres expressions sur les aspects négatifs du SM -
"oh, quiconque aimant ces choses doit avoir été vraiment
traumatisé pendant l'enfance". Ce genre de réflexions
furent à une époque couramment utilisées à l'encontre des
homosexuels et de l'homosexualité. (Pour donner un fait, je
n'ai personnellement pas subi de maltraitance étant enfant,
et j'en suis reconnaissant. Et je suis également impliqué
dans différents aspects du SM, ce dont je suis
reconnaissant aussi). En général, en fait, personne ne
semble avoir d'idée bien précise des raisons pour
lesquelles certains peuvent aimer le SM et ses fantasmes,
et d'autres non. Tout comme personne ne semble savoir ce
qui détermine les préférences sexuelles, le type de
physique par lequel on est attiré, ou tout autre point
concernant la sexualité humaine. La notion de sexualité
"normale" est largement surfaite... les variations
possibles sont immenses.
Lorsque vous prenez la peine d'observer les personnes
impliquées dans le SM, et ce qu'elles font, vous vous
rendez compte que ce qui se passe en fait est une puissante
expression d'amour, qui s'étend dans de lointains horizons
de sensualité peu ordinaire. Le vrai SM est consensuel,
fortifiant et nourrissant; ce n'est pas le cas de la vraie
dégradation. C'est là que réside la différence, et elle est
réellement très importante.
Des débats occasionnels sur s.s.b-b tournent autour des
personnes (relativement peu nombreuses) qui pratiquent les
relations de domination/soumission à temps plein. Ce type
de relation demande énormément de recherche et d'analyse de
soi pour s'assurer que les deux partenaires en profitent et
s'épanouissent. Parfois, on affirme que ces relations BDSM
sont juste un moyen pour un dominant de briser la volonté
de leur soumis, et d'accepter les abus parce que le soumis
ne mérite pas mieux (d'après l'avis du dominant et
peut-être aussi de son propre avis). (C'est ce qu'un mari
abusif fait subir à sa femme en substance: il prend le
contrôle de sa perception d'elle-même et la convainc que
ses maltraitances sont le prix à payer pour rester avec
lui; ce n'est rien d'autre que son dû. De plus, elle ne
doit pas se plaindre.)
Ce type de relation n'est pas une relation BDSM
consensuelle: le dominant, dans une relation consensuelle,
écoute et respecte les limites du dominé, ne tente pas de
briser sa personnalité, mais au contraire de la construire
à travers le type de relation que tous deux désirent et
apprécient. Ces relations comportent quasi toujours une
"clause de fuite", par laquelle le dominé qui se sentirait
vraiment dépossédé ou maltraité pourrait demander au
dominant de mettre les rôles de côté pour un moment et de
parler d'égal à égal. (En d'autres termes, un safeword
relationnel). Un tel souci d'une communication claire
lorsque les choses se passent mal (mais aussi lorsqu'elles
se passent bien) est l'empreinte d'une relation BDSM saine.
Et chaque ouvrage que j'ai lu sur les relations BDSM à long
terme insistent sur l'importance des questions de sécurité
émotionnelle. (Comme je l'ai évoqué auparavant, les
personnes souffrant de problèmes de perception du moi
devraient être conscientes que le SM est potentiellement
dangereux dans leur cas. Bien sûr, n'importe quel type de
relation est potentiellement dangereux pour eux...)
Pratiquer le SM comme faisant partie d'une relation
mutuelle et consensuelle peut avoir une énorme influence
sur l'affirmation de soi. Le SM peut être un moyen de vous
donner à votre partenaire plus profondément que vous auriez
jamais pensé pouvoir le faire, et déboucher sur des
fantasmes que vous n'auriez jamais cru réaliser. Ce type
d'auto expression dynamique et active peut donner une
formidable poussée au respect de soi et apporter le
bien-être psychologique aux deux partenaires. Obtenir ce
que vous désirez de votre vie sexuelle n'est sans doute pas
la panacée universelle, mais cela peut certainement vous
aider beaucoup. Je recommande l'ouvrage "Ties that Bind"
("Des attaches qui lient") repris à la fin de ces FAQ, aux
personnes qui s'intéressent à ces problèmes.
(Certains estiment que ce sont des paroles trompeuses, et
nient le fait que quiconque puisse tirer avantage à se
soumettre à un partenaire en qui l'on a confiance. Tout ce
que je puis en dire, c'est que d'après mon expérience
personnelle et celle de nombre de mes amis, c'est loin
d'être le cas, et beaucoup de thérapeutes professionnels
reconnaissent qu'il est tout à fait possible pour un soumis
d'être très équilibré psychologiquement dans une relation
consensuelle. Décidez par vous-même si vous pouvez nous
croire).
Une des autres sources des stéréotypes négatifs est tout
simplement l'aversion pour la sexualité en général. Les
concepts de "limite" et de "négociation" sont
révolutionnaires en eux-mêmes, dans un monde où la plupart
des gens ne parviennent pas à parler de quoique ce soit
ayant trait au sexe. Pourtant, sans comprendre ces
concepts, il est difficile de comprendre le SM. Toute
personne découvrant le SM doit travailler à réduire une
partie de ses préjugés, et pour certaines c'est plus
difficile que pour d'autres.
Certains se demandent comment une femme pratiquant le SM
peut s'estimer féministe. Etre féministe, n'est-ce pas
affaire de toujours contrôler sa sexualité et de ne jamais
se soumettre à quelqu'un d'autre ? Personnellement je crois
(et beaucoup de femmes sur s.s.b-b sont d'accord) que le
féminisme c'est de donner le pouvoir aux femmes de faire
leurs propres choix, de vivre comme elles l'entendent, sans
être limitées par des préjugés sur ce que les femmes
devraient faire ou comment elles devraient se comporter. Et
de ce point de vue, il n'y a que peu de différence si ces
préjugés émanent d'un CEO (« Chief Executive Officer »)
patriarcal ou d'une journaliste tendance "féministe
radicale" critiquant le SM dans Ms. Magazine; le CEO et
l'auteur de l'article attaquant tous deux le droit des
femmes au libre-arbitre.
J'aimerais ajouter ici un texte qui m'a été envoyé par le
comité « Leather/ Fetish Celebration » à propos de la
maltraitance dans la communauté SM. Cette information peut
aider ceux qui désirent distinguer le SM consensuel de la
maltraitance; bien qu'aucune liste de questions ne puisse
se substituer à une analyse personnelle et à la
connaissance des personnes impliquées; à tout le moins elle
a le mérite d'interpeller. (Il n'existe pas de mètre étalon
du consentement pour déterminer si quelqu'un consent ou non
au comportement SM; le mieux que nous autres pauvres
humains puissions faire est d'analyser les situations au
cas par cas).
Merci, Leonard.
Le Comité de Célébration veut vous informer de... la
violence domestique au sein de la communauté SM
La violence domestique et le SM sont deux choses
différentes. Toutefois, dans la communauté SM, tout comme
dans les autres groupes sociaux, les relations abusives
existent. Malheureusement, au vu de notre orientation
sexuelle, les victimes de ces abus, du fait qu'elles
appartiennent au milieu SM, pourraient souffrir d'un rejet
supplémentaire et hésiter à se tourner vers les sources
d'aide à leur portée, par peur d'être rejetées ou de
cautionner les stéréotypes sur le SM. Aucun milieu social
n'est à l'abri de la maltraitance conjugale; mais la peur,
le déni, et le manque d'information ont ralenti les mesures
publiques prises pour résoudre ce grave problème social.
La violence conjugale n'est pas limitée à un groupe en
particulier dans la communauté SM. La taille, le sexe ou le
rôle sexuel particulier (dominant, dominé, lesbienne
dominante ou homosexuel passif) des victimes n'a pas
d'importance; n'importe qui peut être maltraité. Les
mauvais traitements ont tendance à être cycliques et à
s'aggraver au fil du temps. C'est un type d'intimidation
intentionnelle dans le but de dominer, de contraindre et
d'isoler quelqu'un sans son consentement. Du fait du
facteur d'intimidation, il ne peut y avoir de consentement
là où il y a abus dans l'un ou l'autre aspect de la
relation.
Définition du problème: Les questions suivantes peuvent
aider à définir le problème, qui peut être tant physique,
sexuel, économique que psychologique.
Votre partenaire vous frappe-t-il, vous étouffe-t-il, ou
vous blesse-t-il physiquement ou de toute autre manière en
dehors des scènes ? Vous a-t-il (elle) déjà retenu contre
votre gré, enfermé dans une chambre, ou utilisé une arme
quelconque ?
Avez-vous peur de votre partenaire ?
Avez-vous du mal à déterminer quand la scène commence et
quand elle se termine ? Le viol ou les actes sexuels sous
la contrainte ne font pas partie du SM consensuel. La
maltraitance n'est pas quelque chose qui puisse donner lieu
à un "accord"; il ne peut y avoir ni safeword, ni
compréhension. Il ou elle a-t-il (elle) déjà violé vos
limites ? Vous sentez-vous prisonnier d'un rôle spécifique,
que ce soit dominant ou dominé ? Votre partenaire
critique-t-il sans cesse vos performances, se sert-il du
sexe comme moyen de contrôle, ou vous ridiculise-t-il pour
les limites que vous fixez ? Vous sentez-vous obligé(e)
d'avoir des relations sexuelles ? Votre partenaire se
sert-il (elle) des rapports sexuels pour arranger les
choses après une dispute ? Votre partenaire vous isole-t-il
(elle) de vos amis, de votre famille, des groupes que vous
fréquentez ? Votre partenaire a-t-il (elle) déjà causé des
dommages matériels ou menacé des animaux domestiques ?
Votre partenaire a-t-il (elle) maltraité ou menacé vos
enfants ?
Votre partenaire limite-t-il (elle) votre accès au travail
ou aux moyens de subsistance ? Vous a-t-il (elle) déjà volé
ou fait des dettes ?
Votre partenaire et vous êtes vous émotionnellement
dépendants l'un de l'autre ?
Votre relation se partage-t-elle entre une grande distance
émotionnelle suivie par des passages de grande proximité
affective ? Votre partenaire vous critique-t-il (elle) sans
cesse, vous humilie-t-il (elle), sape-t-il (elle)
habituellement votre amour-propre ? Votre partenaire
utilise-t-il (elle) les scènes pour masquer la colère ou la
frustration ? Estimez-vous ne pas pouvoir parler avec votre
partenaire de ce qui vous ennuie ?
Personne n'a le droit de vous maltraiter. Vous n'êtes pas
responsable de la violence que vous subissez. Vous n'êtes
pas seul(e); prenez contact avec d'autres rescapés. Il y a
des raisons pour lesquelles on demeure dans un schéma de
maltraitance: la peur (ou les sentiments qu'on éprouve
pour) son bourreau, et le manque de ressources économiques
ou émotionnelles. Si vous décidez de rester, de l'aide est
quand même à votre disposition. Vous pourrez trouver des
refuges, des groupes de soutien, des avocats, des
programmes anti-violence, et des lignes d'appels d'urgence
dans votre région; demandez à un(e) ami(e) de vous aider à
faire ces démarches. Prévoyez une stratégie si vous devez
partir rapidement. Songez à vos amis et votre famille en
cas d'urgence.
La maltraitance est un crime. Vous trouverez des
informations sur vos droits civils et sur les solutions qui
s'offrent à vous. Il vous est possible de recourir au
tribunal afin d'ordonner qu'une personne cesse de vous
maltraiter, par le biais d'un Ordre de Protection ou d'un
Ordre de Cessation de Harcèlement. Vous n'avez pas
nécessairement besoin d'un avocat pour le faire.
Nous pouvons réduire la violence conjugale: elle existe bel
et bien dans la communauté SM. Nous voulons qu'il soit
clair que nous écouterons ceux et celles qui auront le
courage d'en parler. Nous comprendrons que quitter son (sa)
partenaire est difficile. Nous laisserons les victimes
faire leurs propres choix. Nous respecterons l'anonymat.
Nous encouragerons ceux qui ont vécu ces abus à
entreprendre des actions légales et à chercher de l'aide.
Nous les aiderons à trouver un abri sûr et un conseil
légal. Nous tiendrons les abuseurs pour responsables et
nous les exhorterons à entamer une thérapie. Nous ne
reconnaîtrons pas que les drogues ou l'alcool soient des
excuses pouvant justifier la maltraitance. Nous
encouragerons les changements dans le comportement de
l'abuseur.
Il est crucial pour les groupes de notre communauté de
réduire la violence conjugale. D'inviter des conférenciers
bien documentés; de lancer des débats; d'éditer pour nos
membres des listes d'organisations régionales et/ou de
personnes non réfractaires aux pratiques SM. D'informer nos
services locaux d'aide sociale et légale à propos de notre
style de vie; d'encourager leurs interventions adéquates.
"Safe Link" est un bureau central pour de la documentation
ou des questions sur la violence conjugale, spécifiquement
destiné aux personnes appartenant aux communauté SM, cuir
ou fétichiste. Il informe sur les conférences à venir et
est en train de mettre sur pied une liste reprenant les
conférenciers favorables au SM, les abris, les thérapeutes,
et certaines informations relatives aux interprétations et
aux applications des moyens légaux. Vous pouvez écrire à
Safe Link, c/o the Domestic Violence Education Project,
National Leather Association, 548 Castro Street #444, San
Francisco, CA 94114, Californie, Etats-Unis d'Amérique; ou
appeler la National Leather Association au ++ 1 415 863
2444, ou envoyer un e-mail à nlaintl@netcom.com.
Publié par ixion@dorsai.dorsai.org, sur base du programme
de la "International SM-Leather-Fetish Association"; texte
fourni par Jan Hall. Le comité autorise et encourage
particulièrement la reproduction et la diffusion de cette
information.
23. Pourquoi le SM est-il tabou ? Le SM est-il criminel,
contre-nature, immoral, contraire à l'éthique ou malsain ?
Si ce que j'ai écrit dans ces FAQ est exact, alors pourquoi
n'y a-t-il pas plus de personnes au courant de tout ceci ?
Pourquoi les images les plus répandues sur le SM sont-elles
si négatives ?
Il ne fait aucun doute que le SM ait une image très
négative. Il y a peu de temps, on m'a informé que des
membres de la police de Winnipeg (au Canada) pensaient que
soc.subculture.bondage-bdsm était, je cite: "un manuel sur
la torture des femmes à des fins de plaisir sexuel. C'est
obscène." La dite police envisageait d'entreprendre des
actions contre s.s.b-b sur base de faits obscènes. Au
Royaume-Uni en 1991, un groupe d'homosexuels qui s'étaient
réunis pour une soirée SM dans laquelle ils utilisaient des
fouets pour leur plaisir furent arrêtés et inculpés de
coups et blessures, BIEN QU'ils aient tous reconnu avoir
commis ces actes exactement parce qu'ils VOULAIENT le
faire. Le SM consensuel est illégal au Royaume-Uni. Comment
est-ce possible ?
La différence cruciale se situe ici entre le consentement
et le non-consentement. La différence entre fouetter
quelqu'un dans une scène ou l'attaquer sur la voie publique
est la même qu'entre le sexe et le viol. Si tous les
participants sont consentants, il n'y a pas crime. S'ils
doivent participer à ce qui se passe contre le gré, alors
on considère qu'il y a crime. Cette différence n'est en
principe pas difficile à comprendre, et être impliqué dans
le SM rend les choses très claires. Les personnes
pratiquant le SM sont plus au fait des questions traitant
du consentement que la plupart des gens, et en l'occurrence
ils y a moins de probabilités qu'ils commettent les crimes
que le public confond en général avec le SM. Et AUCUNE
information dans ces FAQ n'encourage EN AUCUN CAS de
comportements non consensuels ou criminels.
Malheureusement, certains veulent se poser en arbitre de ce
que d'autres pourraient ou non consentir à faire dans la
légalité. J'estime que les adultes consentants devraient
être libres d'agir comme ils l'entendent dans l'enceinte
privée de leur domicile. Nombreux sont ceux qui ne pensent
pas que ce soit acceptable. Cela leur permet de semer la
confusion sur le sujet en déclarant que "les personnes qui
pratiquent le SM sont des violeurs sadiques", alors qu'en
fait il n'en est rien. Taxer les activités sexuelles
consensuelles (telles que la sodomie, le SM ou même la
prostitution) d'actes criminels est une tradition très
ancienne, mais, à mon avis, sans fondement.
Ce problème est encore exacerbé par le corps de "chercheurs
universitaires" qui étudient le SM et les pratiques qui s'y
rapportent. Pratiquement tous les ouvrages rédigés au 20ème
siècle sur le SM ou des activités similaires ont été écrits
par des psychologues et des thérapeutes (c'est-à-dire, des
personnes en dehors de la scène), et presque tous faisaient
le portrait du SM comme étant une pratique dangereuse, à
laquelle s'adonnaient des individus "malsains". Pour quelle
raison ? L'étude ne portait jamais sur des individus sains;
mais plutôt, tous les sujets étaient choisis parmi les
patients des auteurs ! Ces "études" ignoraient complètement
les nombreux individus heureux et équilibrés dans leur
pratique du SM. Il est aisé de conclure que le SM est
malsain quand votre seule expérience se borne à des sujets
SM psychologiquement inadaptés, et lorsqu'il vous importe
peu de présenter une vue d'ensemble équilibrée sur la
population étudiée (tous comme beaucoup d'auteurs, les
psychologues peuvent porter des jugements catégoriques en
ce qui concerne la sexualité).
Des événement récents dans le milieu psychiatrique ont
démontré un changement dans les mentalités à propos du SM.
Le "Diagnostic and Statistical Manual of Psychiatric
Conditions" (Manuel Statistique de Diagnostic des
Conditions Psychiatriques) est un document édité par la
"American Psychiatric Association" (Association Américaine
de Psychiatrie). Ce document, DSM-III, publié vers la fin
des années 1980, classait le "sadisme sexuel" et le
"masochisme sexuel" comme étant des troubles pour lesquels
un traitement était recommandé. L'APA, dans le document
DSM-IV, a modifié la classification du SM en estimant qu'il
n'était pas nécessairement un trouble, sauf si la pratique
du SM provoquait des traumatismes émotionnels permanents et
cliniquement observables, ou menait à la mort, à de graves
blessures ou à un handicap. Le document DSM-IV constitue de
la part du milieu thérapeutique une reconnaissance que le
SM peut être pratiqué d'une manière psychologiquement
saine. En particulier, on trouve dans le document DSM IV,
C, 1994, page 529, par. 302.83, "masochisme sexuel": classé
comme conduite déviante, pas une pathologie, sans
implications négatives sauf au cas où les "fantasmes, les
désirs sexuels ou les comportements provoquent une détresse
cliniquement observable ou portant atteinte à la sphère
sociale ou professionnelle, ou à d'autres parties
importantes du fonctionnement de l'individu." Le sadisme
sexuel est évoqué deux pages plus tard, par. 302.84, en
termes similaires.
Pour ce qui est de l'aspect "contre-nature": le
comportement SM se retrouve tout au long de l'histoire
humaine. De nombreux Saints se flagellaient au nom du
Seigneur. L'utilisation de sensations intenses afin
d'atteindre des états de conscience modifiée est une
pratique aussi ancienne que l'humanité elle-même - de ce
fait on ne peut considérer ces pratiques comme étant
"contre-nature".
Notre société (comme beaucoup d'autres) tend à ostraciser
les différences. Si vous ne vous adaptez pas au moule, vous
êtes bizarre et dangereux. Les personnes pratiquant le SM
ne s'adaptent pas au moule. C'est pourquoi il y a un tel
souci de rester anonyme dans la scène; certaines personnes
ont perdu leur travail, leur partenaire, leurs enfants et
leur liberté en révélant leurs préférences sexuelles à la
communauté. Pour les mêmes raisons: manque de compréhension
de ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, et le
manque de respect de ce qui nous rend différents.
Bien sûr, des tas de gens ne pratiquent pas le SM. (La
plupart des gens, en fait). Il n'y a absolument rien de mal
à ne pas être SM, ou à ne pas vouloir être en contact avec
des personnes pratiquant différentes formes de SM; nombreux
sont celles et ceux pour qui les activités SM sont
émotionnellement déstabilisantes et qui pourraient être
dégoûtés ou dérangés d'en être les témoins. Ces personnes
devraient définitivement éviter le SM (et probablement le
site de news soc.subculture.bondage.bdsm). J'ai l'espoir,
toutefois, que ces personnes pourraient quand même arriver
à s'informer sur le consentement tel que le SM l'envisage,
et de comprendre un peu mieux que le SM, pratiqué dans de
bonnes conditions, n'est pas une maltraitance.
On considère parfois que tout échange de pouvoir entre deux
personnes est malsain. Sur l'argument que donner le
contrôle à une autre personne équivaut à renoncer à son
droit essentiel de décider par soi-même, ce qui doit être
considéré comme un mal inqualifiable. De plus, il ne fait
aucun doute que de nombreux fléaux -les guerres, les
relations abusives, etc.- découlent du fait qu'un groupe de
personnes entreprend de prendre le pouvoir à un autre;
donc, et de ce fait, il est toujours mauvais de rechercher
le pouvoir.
En réalité, il existe des tas de situations dans la vie où
l'on choisit de laisser un peu de son pouvoir aux autres,
car nous leur faisons confiance et nous estimons qu'ils en
useront sagement. Par exemple: entrer dans l'armée (qui
régule votre vie pendant toute la durée de votre service);
se marier (qui consiste en un engagement à renoncer à une
partie de son autonomie personnelle); être engagé dans un
travail (ce qui restreint les choix quant à la manière dont
on occupe son temps); et, bien sûr, entamer une scène BDSM
(durant laquelle votre dominé a toute autorité sur ce qui
se passe). Tous ces échanges de pouvoir ont été
mutuellement consentis et sont mutuellement bénéfiques;
lorsqu'ils cessent de l'être, l'échange lui-même devrait
cesser.
Ceux dont le code moral veut que tout échange de pouvoir
-qu'il soit consensuel ou non- est un mal devraient
évidemment éviter de se retrouver impliqués dans le BDSM.
Ces personnes ont sans aucun doute un système de valeurs
très cohérent qui veut que le SM soit défini comme un acte
immoral. En dehors de cette éthique, toutefois, il est
malaisé de distinguer en quoi une relation BDSM pourrait
être plus immorale intrinsèquement qu'un engagement dans
l'armée, ou un vœu de mariage traditionnel "jusqu'à ce que
la mort vous sépare". En ce qui me concerne, j'estime que
dans une société libre, la morale veut que chaque citoyen
puisse faire ses propres choix de vie, et puisse s'exprimer
librement, ce et y compris dans ses choix sexuels. Les
droits à la sexualité font partie des droits de l'homme. Si
nous perdons notre liberté d'aimer comme bon nous semble,
nous perdons une part fondamentale de ce qui fait de nous
des êtres humains.
Ces questions sont encore actuellement très controversées.
Dans un scrutin de l'état d'Oregon réalisé en 1992, les
votes ont fait capoter la mesure OR9, à une très courte
majorité. Cette mesure contenait le paragraphe suivant:
"Les gouvernements d'Etat, régionaux et locaux et leurs
départements, leurs agences et autres entités, comprenant
en particulier le State Department of Higher Education
(Ministère de l'Enseignement Supérieur) et l'enseignement
public, participeront à établir une norme pour la jeunesse
de l'état d'Orégon reconnaissant l'homosexualité, la
pédophilie, le sadisme et le masochisme comme des
comportements anormaux, malsain, contre-nature et pervers
qui doivent être repoussés et évités."
L'homosexualité, le sadisme et le masochisme ne sont ni
malsains, ni contre-nature. Ils sont tous trois des
manières consensuelles de vivre et d'aimer dont jouissent
de nombreuses personnes. Tout le monde ne s'y retrouve pas,
ce qui n'est pas une raison pour prétendre que personne ne
devrait adopter ces conduites. Notez également que cette
mesure tente de semer la confusion sur le sujet en
regroupant l'homosexualité, le sadisme et le masochisme
dans la même catégorie que la pédophilie, une pratique
légalement non consensuelle dans la plupart des pays. (Il
n'est pas dans mon intention d'entrer ici dans un débat à
propos de la capacité mentale des enfants de consentir
pleinement à des actes sexuels. Je me contenterais de dire
que le fait que les enfants puissent ou non émettre un
consentement n'a aucun rapport avec le fait que les adultes
peuvent accepter ou non le comportement SM). Légiférer sur
ce que certains adultes consentants pourraient faire dans
l'intimité de leur domicile n'est ni sain, ni démocratique.
(Ces dernières années ont connu une avalanche d'articles
sur la manière dont le SM sort de l'ombre. Le livre de
Madonna "Sex", son film "Body of Evidence", le film "Exit
to Eden" sont des exemples de cette tendance. Il est à
espérer que cela amènera plus de personnes à se sentir
libres d'exprimer leur amour comme elles le désirent - pour
autant que cela reste consensuel !).
Les formes les plus extrêmes de SM sont celles qui se
rapprochent le plus de la limite entre le consentement et
le non-consentement. La plupart des personnes pratiquant le
SM ont établi des mots de sécurité qu'ils utilisent si cela
s'avère nécessaire, bien qu'au cours d'une relation plus
longue, dans laquelle les deux partenaires se connaissent,
cela soit rarement le cas. Malgré tout, certains jouent
sans safeword - soit qu'ils connaissent suffisamment leur
partenaire et ses réactions pour ne pas dépasser ses
limites, soit qu'ils apprécient le frisson de jouer sans
garde-fou. Cette dernière façon de jouer est appelée
"consentement non-consensuel", et comporte des scènes
durant lesquelles le dominé ne peut littéralement pas
échapper à ce que le dominant désire lui fait subir. C'est
un type de SM très élaboré; qui demande un niveau de
négociation et d'introspection exponentiel, et même de
cette manière c'est toujours un jeu dangereux. Ils sont peu
nombreux à le pratiquer, ou même à vouloir le pratiquer,
mais certaines personnes trouvent cela grisant et en
sortent grandis. Plus d'information est disponible dans
quelques-unes des références... ou sur s.s.b-b, sans doute
un des meilleurs endroits au monde où entendre une myriade
de voix s'élever pour parler de leur manière personnelle de
vivre et de pratiquer le SM.
24. Le dominé n'a-t-il pas toujours le contrôle ?
Un des paradoxes du SM tourne autour de la consensualité.
Dans le SM, tout est question de consentement; bien que le
dominant ait toujours le contrôle, c'est le dominé qui a
fait le choix de permettre au dominant de prendre ce
pouvoir. Et comme la plupart du temps le dominant essaye de
satisfaire le dominé, et puisque le dominé en est
conscient, finalement le dominé n'a-t-il pas toujours le
contrôle ?
Oui, si votre définition de "contrôle" est "pouvoir
d'arrêter la scène". Le dominé peut toujours choisir de
cesser de jouer, si le jeu est consensuel. Mais le dominé
peut aller très loin dans le processus de fascination que
le dominé développe pour lui, et soumettre le dominé à des
bondages ou à des coups vraiment très éprouvants, en
l'utilisant à son gré. Un de mes amis, par exemple, trouve
un immense plaisir à lier sa partenaire par les pieds et
par les poings, les seins ligotés, les mains derrière le
dos et les chevilles attachées à sa queue de cheval, puis à
la placer sur le bord du lit et à fourrer son sexe dans sa
bouche. Elle n'a aucun autre choix que de le sucer jusqu'à
ce qu'il jouisse. Lequel des deux "a le contrôle" ? Ils
répondraient tous deux que c'est lui, et tous deux y
prennent leur pied, alors en pratique le paradoxe n'a pas
beaucoup d'importance.
De plus, la négociation peut impliquer la réciprocité; le
dominé peut consentir à endurer de la douleur pour plaire
au dominant, et le dominant peut ensuite solidement ligoter
le dominé et le tourmenter jusqu'au bord de l'orgasme. Dans
le SM, une activité particulière peut apporter du plaisir
en elle-même, ou parce que c'est une de vos sensations
préférées, ou parce que cela excite tellement votre
partenaire de vous le faire, ou de le faire avec vous, ou
parce que vous décidez de l'endurer par entêtement
d'orgueil pur et simple. Le paradoxe du contrôle peut
prendre de nombreuses formes.
Comme je l'ai mentionné précédemment, certains joueurs
particulièrement avancés peuvent négocier des scènes durant
lesquelles le dominé ne peut s'échapper. Ce type de jeu est
tout à fait minoritaire, mais il est néanmoins possible de
consentir à renoncer à votre capacité de retirer votre
consentement. Ces scènes sont étroitement liées au
consentement mutuel des deux partenaires et doivent être
absolument précédées et suivies d'énormément de
discussions. Et si le dominé estime par la suite que la
scène a mal tourné, la négociation devrait être encore plus
importante avant la prochaine scène, si jamais il y en
avait une autre.
25. Peut-on réellement être l'esclave de quelqu'un d'autre
?
Ce qui équivaut à la question précédente, sous une autre
forme. Est-il possible qu'il existe un consentement
non-consensuel ? C'est-à-dire, peut-on accepter de vivre
dans une situation de laquelle on ne puisse se soustraire,
et de fonctionner de cette manière ?
Ce sujet peut donner lieu à de vives controverses, comme
celle qui suit: l'esclavage dans l'histoire était
totalement non consensuel et imposé par l'état; aux pires
époques, le maître de l'esclave avait droit de vie et de
mort sur lui. Actuellement, notre société n'accepte plus
cette traite d’êtres humains. Cela voudrait-il dire que
quelqu'un ne puisse réellement devenir l'esclave de
quelqu'un d'autre, puisque la société donnerait toujours à
cet "esclave" la possibilité de se libérer ? Ou l'esclavage
véritable est-il possible en tant que lien particulier
entre deux personnes, en dehors et en dépit des lois
sociales ? Vous attendez une réponse de ces FAQ ? Je suis
désolé, mais on n'y trouve que d'autres questions. (via le
"voir une autre question" pour en savoir davantage sur les
dangers de cette saleté de mot: "vrai").
26. Qu'est-ce qu'un code ?
Souvent, le terme "hanky code" (littéralement: code du
mouchoir) est utilisé sur s.s.b-b. En quoi cela
consiste-t-il ? Traditionnellement dans la scène, on
indique son appartenance à telle ou telle tendance en
portant un mouchoir dans sa poche arrière gauche ou droite.
La couleur dépend de l'activité; le côté gauche ou droit
symbolise le rôle (la gauche pour les dominants, la droite
pour les dominés). Pour les couleurs, on trouve par exemple
le gris pour le bondage (gauche si vous aimez attacher,
droite si vous aimez qu'on vous attache), le rouge pour le
fisting anal (gauche pour la personne qui le fait, droite
pour celle qui le subit), et le noir pour le SM hard
(piercing, flagellation violente, etc.); il y en a beaucoup
d'autres. Je n'ai pas de liste sous la main.
Parfois les mêmes codes sont utilisés avec les clés ou les
menottes - des clés sur la gauche indiquent que vous êtes
un dominant, sur la droite que vous êtes un dominé. Tout
ceci n'est qu'une manière de signaler vos préférences dans
un endroit public.
En dépit de nombreuses rumeurs, il n'existerait pas de code
basé sur les boucles d'oreilles portées à gauche, à droite,
ou des deux côtés.
Si vous avez besoin de plus de détails, reportez-vous à la
"Liste des Hanky Codes d'Elf".
27. Mes fantasmes me font peur. Que faire si je deviens
trop SM ?
Parfois on se sent attiré par certains aspects du SM et on
est inquiet à l'idée de passer immédiatement de la fessée
et du bondage léger au fisting et aux jeux d'eau. Rien
n'est plus éloigné de la vérité.
Le SM est un terme général recouvrant toute une variété de
comportements sexuels. Cette liste de FAQ en a souligné
certains. Personne à ma connaissance n'aime tout ce qui se
trouve sur cette liste; chacun a ses propres préférences et
son niveau de tolérance personnel. Certains aiment le
bondage et pas la souffrance, d'autres le latex et pas le
cuir, d'autres le piercing et pas le fouet et enfin pour
quelques-uns, c'est le plaisir de se toucher et rien
d'autre !
Ce qui veut dire que la négociation est toujours importante
dans le SM; il est impossible de connaître les goûts de
votre partenaire tant que vous ne les lui avez pas
demandés. Cela signifie également que quel que soit votre
niveau, quel que soit la dureté de jeu que vous aimiez, il
vous est possible de trouver des partenaires qui
partageront vos goûts. Que vous soyez un amateur ou que le
SM soit votre principal mode de vie, entre les deux tout
est possible ! Ne vous inquiétez pas; le terme de rigueur
dans toutes ces pratiques est "le plaisir". Si vous n'aimez
pas quelque chose, vous n'y trouverez aucun plaisir et vous
ne le ferez donc pas !
On peut avoir des fantasmes de scènes SM plus violentes que
celles qu'on réalise vraiment. Pour ceux dont c'est le cas,
je dirais ceci: les fantasmes ne sont pas la réalité. Un
fantasme féminin assez bien étudié est le fantasme de viol;
avoir un tel fantasme de temps en temps ne signifie en rien
que ces femmes désirent réellement subir un viol. Le SM
peut impliquer qu'on joue sur les limites entre le réel et
l'imaginaire, et qu'on utilise le fantasme comme une source
d'énergie créatrice de quelque chose de fantastiquement
fort et passionné dans le monde réel; mais cela ne veut pas
dire que les fantasmes soient autre chose qu'un pur produit
de l'imagination, ou qu'ils puissent se réaliser malgré
vous.
Si vous estimez que pratiquer le SM pourrait nuire à votre
équilibre ou à votre sécurité, ou vous faire éprouver des
difficultés à conserver votre propre estime et votre
fierté, ce sont d'excellentes raisons d'éviter le SM - ou à
tout le moins de ne jouer qu'aux jeux qui vous grandiront
au lieu de vous détruire. Le SM est une forme de relation
particulièrement intense - si vous n'êtes pas sûr de vous,
prenez votre temps. Pourquoi se presser ? Faites ce que
vous souhaitez faire uniquement, et ce pour quoi vous vous
sentez prêt.
Les personnes qui débutent dans la scène ont parfois une
véritable liste à puces mentale de ce qu'elles désirent
essayer. Elles passent une année ou deux à en épuiser
chaque point, en prenant beaucoup de plaisir, se
languissant de l'expérience suivante. Ensuite, la liste
finie, elles se demandent soudain ce qui vient après. Cela
peut causer un vrai sentiment de vide. Le SM n'est pas une
fin en soi, mais un moyen d'entrer en contact avec
d'autres; en définitive le SM a pour but de créer des
relations, et de se développer personnellement.
Si vous êtes inquiet de devenir un jour "trop SM"; cela
implique que vous êtes sensible à votre développement
spirituel et sexuel, ce qui est plutôt rassurant. Ayez
confiance en votre instinct. Le SM n'est rien d'autre
qu'une manière de s'ouvrir à la puissante énergie qui est
en chacun de nous, et de vouloir en faire l'expérience avec
d'autres et par les autres; c'est quelque chose d'intime et
d'aimant. Même une scène violente, impliquant une
impitoyable domination et une grande douleur; est un acte
d'amour, un amour profond car il requiert énormément de
confiance et un contact très fort entre les partenaires
pour créer une scène d'une pareille intensité. Plus vous
serez conscient du Sex Magick, meilleur vous pourriez
devenir en communication et comme partenaire amoureux - il
n'est pas nécessaire d'être un joueur avancé pour
comprendre le Sex Magick.
Parfois, ceux qui estiment que les comportements BDSM sont
malsains ou destructeurs interviennent en proférant des
menaces du genre: "attends un peu pour voir, tu pourrais
commencer par aimer la fessée, mais bientôt tu voudras
qu'on te frappe, qu'on t'écartèle, qu'on te fouette et
qu'on t'assassine !" C'est tout simplement ridicule. Alors
que de nombreuses personnes se rendent compte que leur
seuil de tolérance à la douleur augmente avec la pratique
régulière du BDSM, beaucoup d'autres ne ressentent pas ce
phénomène, ou n'ont même aucune envie d'essayer. On dirait
que le "thermostat" interne de la plupart des gens, le
niveau de stimulation qui les excite, reste assez constant.
Je ne connais certainement personne pratiquant le SM
consensuel qui ait gravement blessé son (sa) partenaire
sexuel(le). Il existe de nombreuses informations très
répandues dans la scène SM sur la manière d'infliger des
sensations intenses sans causer de dommage permanent ou
involontaire. Tous ces avertissements sur le BDSM devraient
être considérés comme alarmistes.
Et finalement, en conclusion, il se pourrait que vous ayez
encore des fantasmes que vous estimiez trop intenses ou
trop contraires à votre nature pour être réellement vécus
dans une scène de la vie réelle. C'est assez commun,
également; nous avons tous des désirs que nous estimons ne
pouvoir satisfaire sans danger. Ne faites rien que vous
n'estimiez devoir faire ou pouvoir faire, même si votre
désir demeure fort; ou au moins, si vous décidez d'explorer
ce fantasme, soyez très prudent et restez prêt à tout
arrêter si vos soupçons se confirment. Si la frustration
est douloureuse, elle fait partie de l'acquisition de la
maturité - rejeter des désirs qui vous entraînent dans des
situations pouvant vous nuire, tout en choisissant de
réaliser ceux qui vous aident à vous affirmer. De toute
façon, le processus d'introspection, qui consiste à vous
demander ce que vous voulez (et ce que vous pouvez vous
permettre), et pourquoi vous le voulez, peut être vital
pour votre développement personnel et votre perception de
vous-même. La vie, c'est le changement et chaque choix
comporte un risque... c'est à vous de décider quel chemin
vous voulez prendre.
28. Je veux organiser une soirée de jeux; comment dois-je
m'y prendre ?
A certaines occasions, soc.subculture.bondage-bdsm est
envahi d'e-mails sur quelque événement qui s'est déroulé
peu de temps auparavant (souvent dans la région de la baie
de San Francisco) auquel de nombreuses personnes du net
étaient présentes, et racontant l'incroyable plaisir des
participants aux scènes y ayant eu lieu. A la suite de
quoi, d'autres e-mails arrivent, dans lesquels les auteurs
regrettent de ne pas vivre dans la région de San Francisco
eux-mêmes. Et bien, ce n'est pas nécessaire si vous voulez
faire de même !
Qu'est-ce qu'une soirée de jeu ? Une soirée au cours de
laquelle vos invités peuvent (et, c'est à espérer, vont)
jouer ensemble ! Cela peut être aussi simple qu'un cercle
de personnes passant à des activités plus intimes, ou un
seul participant qui se voit appliquer des pinces à linges
à même la peau pendant que les autres regardent et
contribuent à l'énergie qui en découle avant de se
disperser pour leurs propres scènes, etc. L'idée est de se
donner du plaisir, de le communiquer et de le partager
grâce aux caresses et au jeu. S'il existe un intérêt commun
au SM, cela facilite l'action, dans le sens où énormément
de scènes peuvent démarrer sur une simple paire de menottes
ou sur un fouet qu'on serait tenté d'essayer; de plus, si
les invités font partie du cercle SM, ils comprendront la
nécessité de la négociation, et ils sauront ce que signifie
"respecter les limites de quelqu'un".
Quelques conseils: n'encouragez pas la consommation
d'alcool; soyez sobres. Cela rend la soirée plus sûre; plus
vous serez ivre, moins vous serez à même de communiquer et
de négocier correctement. Trop de musique forte ou de films
video sont à déconseiller également; vous encouragerez par
là-même les invités à entrer en relation, ce qui est le but
du jeu, plutôt que de rester passivement assis. (Toutefois,
une musique choisie avec soin peut aider à créer une
ambiance). Mettez à disposition des invités des
préservatifs, des carrés et des gants de latex, du
lubrifiant à base d'eau, de l’isobétadine (si des joueurs
pratiquent le piercing ou le cutting), de l'eau de javel
(pour nettoyer les jouets) et des serviettes en papier;
cela les aidera à se rendre compte qu'ils peuvent jouer en
toute sécurité - une question de vie ou de mort- tout en
leur montrant que vous vous souciez d'eux.
Si c'est possible, mettez à leur disposition plusieurs
espaces de jeu (c'est-à-dire, des chambres où les invités
peuvent se retirer et jouer ensemble); cela permet aux
exhibitionnistes de s'exhiber, alors que les plus discrets
restent discrets, et que les joueurs expérimentés peuvent
aller aussi loin qu'ils le veulent (scènes de fouet
poussées, tortures à la cire, etc.) sans effrayer les
autres participants aux goûts moins violents. Demandez à
quelques personnes de confiance de se relayer pour
surveiller la soirée; si quoi que ce soit de dangereux ou
de non-consensuel semblait se passer, donnez-leur
l'autorité de prendre des mesures. Etablissez un safeword
pour la soirée ("safeword" en est un excellent).
Métamorphosez l'endroit en un havre de sécurité, où les
invités puissent se laisser aller et jouir les uns des
autres autant qu'ils le désirent, sans se sentir sous
pression ou mal à l'aise.
Sans doute le conseil le plus utile; si vous le pouvez,
essayez de réunir un groupe de personnes de votre région,
et planifiez d'autres activités entre les soirées de jeu -
déjeuners, shopping à plusieurs dans votre boutique de
jouets habituelle, soirées cinéma, etc. Il est difficile de
surmonter les obstacles qui vous empêchent parfois de faire
suffisamment confiance à quelqu'un pour avoir des contacts
sensuels ou sexuels avec lui (elle), particulièrement dans
notre société rejetant le plaisir; pour cette raison,
peut-être votre première soirée ne sera-t-elle pas aussi
réussie que vous l'auriez espéré. La présence de quelques
exhibitionnistes qui briseront la glace pourrait toutefois
être utile; au fur et à mesure que vos invités apprendront
à mieux se connaître et à devenir des amis, le plaisir de
ces moments passés ensemble ne fera que croître!
29. Je désire assister à une soirée de jeu; quelles sont
les règles de l'étiquette ?
La meilleure manière de se fondre à une soirée est de se
comporter poliment. En face de vous, des personnes en train
d'avoir des relations sexuelles très poussées. Elles le
font pour leur propre plaisir, pas pour le vôtre. Restez en
dehors de l'action à moins d'y avoir été invité(e)
vous-même - et un regard dans votre direction ne constitue
en rien une invitation, sachez-le.
Il existe des voyeurs, qui dérangent réellement l'énergie
d'une scène; apparemment, ces personnes supposent que leurs
commentaires sont les bienvenus puisque la scène se déroule
dans un contexte semi-public. Ce n'est PAS le cas. Le
dominant, dans une scène, est totalement concentré sur le
plaisir de son (sa) soumis(e), qui se trouve sans aucun
doute dans un espace mental très personnel. Ni le dominant,
ni le dominé n'apprécieront d'être brutalement rappelés à
la réalité par une suggestion ou une salutation
grossièrement lancée par quelqu'un de l'assistance. Si vous
désirez les féliciter sur un point en particulier, ATTENDEZ
QUE LA SCENE SOIT TERMINEE, et que tous deux circulent de
nouveau parmi les invités. Intervenir au cours du
déroulement d'une scène est d'une grossièreté
impardonnable, si j'étais maître du dongeon, je vous
jetterais immédiatement dehors pour un tel comportement.
Lorsque vous aurez compris que les scènes sont privées
alors même qu'elles ont lieu en public, la question qui se
pose est la suivante: "comment être spectateur sans porter
atteinte à l'énergie de la scène ?"
Sans aucun doute, certaines personnes dérangent uniquement
en regardant. On les appelait par le passé des "vampires
énergétiques". Ces personnes assistent à la scène comme
s'il s'agissait d'un film porno - comme si l'intense magie
se déroulant sous leurs yeux n'était rien d'autre qu'une
mauvaise série B dans laquelle l'actrice serait à moitié
endormie. Ils n'ont aucune empathie, aucune connexion avec
ce qui a lieu; ils pourraient tout aussi bien être dans un
vulgaire cinéma.
Si vous êtes capable de regarder la scène avec le cœur
ouvert, si vous parvenez à capturer un peu de l'énergie qui
s'en échappe et d’envoyer en retour vos propres vibrations
bénéfiques aux joueurs, vous deviendrez un spectateur d'une
tout autre qualité. Les joueurs d'une scène en public ne
font aucune objection à ce que le public apprécie la
manière dont ils jouent ! Un tel public, estimant cette
permission de regarder à sa juste valeur, et offrant sa
bonne volonté à la scène en échange, est une merveille; par
contre, ceux qui regardent sans rien donner, sans se sentir
en phase, ôtent à la scène toute sa vitalité et toute sa
spiritualité. (Et n'oubliez pas, un bon public ne fait
AUCUN commentaire qui puisse être entendu par les joueurs -
il n'est pas question d'interférer avec la scène !).
Vous pouvez faire partie de cette magie sans jouer
vous-même. Tout ce que cela demande, c'est une appréciation
honnête de ce qui a lieu, alliée à la politesse et au tact.
Si vous désirez jouer à votre tour, et que vous ayez
quelqu'un en vue, vous pouvez le lui demander - mais soyez
prêt(e) à accepter dignement un non poli. Si vous vous
sentez plus à l'aise à vous mêler aux autres et à bavarder,
il ne fait aucun doute que vous ne trouviez quelqu'un qui
partage vos goûts dans l'assistance - après tout, tous les
participants les ont! Souvent, on trouve des espaces
réservés à des jeux poussés, et d'autres pour se détendre
et pour discuter; ne vous engagez pas dans une activité ne
cadrant pas avec l'espace dans lequel vous vous trouvez.
(S'habiller d'une manière sexy est utile, même si vous ne
jouez pas - plus il y aura de cuir et de dentelle à
regarder, mieux ce sera !).
30. Pourquoi l'anonymat ?
Des tas de personnes utilisent soc.subculture.bondage.bdsm
via le service de publication anonyme "wizvax", tandis
qu'une majorité a recours à des comptes pseudonymes. Les
raisons sont évidentes; le sexe "déviant" est stigmatisé
dans notre société, et s'intéresser ouvertement à la
sexualité ou à des pratiques sexuelles déviantes peut avoir
pour résultat de graves conséquences personnelles et/ou
professionnelles, allant de la perte d'emploi, à celle de
ses amis, et de la garde d'un enfant dans certains cas.
Oui, aux Etats-Unis aujourd'hui, il est possible de perdre
la garde de ses enfants si votre appartenance au milieu SM
était révélée. (Ceci n'est pas une simple anecdote; c'est
arrivé réellement à des personnes du net). Le sexe oral est
considéré dans certains états comme un acte criminel !
Après avoir lu ces FAQ, il est à espérer qu'il soit clair
que cette situation soit particulièrement compliquée,
lorsque des actes d'amour sont utilisés comme une preuve de
maltraitance psychologique.
C'est pourquoi beaucoup d'entres nous écrivent et publient
dans l'anonymat. En utilisant un pseudonyme, ils peuvent
exprimer ce qu'ils ont à dire, tout en se prémunissant des
graves problèmes qui se produiraient si leurs collègues
découvraient leurs centres d'intérêt. Les homosexuels
savent pertinemment ce qu'est l'ostracisme au travers du
rejet dont ils sont victimes à cause de leurs préférences
sexuelles et affectives; les adeptes du SM sont, sous
certains aspects, dans le même bateau. Nous vivons dans un
monde étrange, où l'amour est perçu comme un mal, et où la
beauté est considérée comme une horreur...
Les utilisateurs anonymes ne sont pas des lâches. Les
conséquences que j'ai décrites sont suffisamment éloquentes
pour que n'importe qui se pose la question de savoir si
l'utilisation de son nom réel est un risque qui en vaille
la peine. Ceux qui choisissent de le faire ne sont pas
forcément plus courageux, mais bien plus chanceux - ils ont
la chance de pouvoir sortir de l'ombre, et de déclarer
publiquement quel est leur style de vie. (Les pseudonymes
sont parfois utilisés dans des situations de la vie réelle
également; beaucoup de personnes du net ont recours à leur
pseudonyme lors de leurs rencontres sociales).
Ce qui signifie qu'il est grossier de s'enquérir de
l'identité réelle de quelqu'un qui aurait choisi de se
présenter sous un pseudonyme. Il est également très
grossier de révéler cette identité à d'autres, si d'une
manière ou d'une autre on vous a admis dans une certaine
intimité, sans demander au préalable la permission de la
personne concernée; l'on vous a fait confiance en vous
mettant dans la confidence d'une chose dont il n'est sans
doute pas souhaitable de parler. NE REVELEZ PAS L'IDENTITE
DE QUELQU'UN QUI NE DESIRE PAS SORTIR DE L'ANONYMAT. Que
vous n'ayez pas besoin d'un pseudonyme n'est en rien une
raison pour prendre l'anonymat des autres à la légère. Ceci
vaut tant pour le net que pour la vraie vie. Si, lors d'une
soirée, vous rencontrez une personne que vous avez connue
sur le net, et que écriviez un compte-rendu par la suite,
assurez-vous d'avoir sa permission avant de décrire les
scènes auxquelles elle a participé (ce et même si vous ne
divulguez que son pseudonyme).
La question reste ouverte de savoir s'il serait préférable
que nous sortions tous de l'anonymat. Certains sont d'avis
de faire sortir toute la communauté du placard, de telle
manière que le monde soit conscient du nombre que nous
sommes (et nous sommes nombreux !). D'autres, et j'en suis,
estiment que chacun devrait être libre de choisir la
manière dont il veut vivre - y compris dans le choix de
l'anonymat.
31. Ceux et celles qui pratiquent le SM sont-ils (elles)
sujet au harcèlement social et politique ?
Comme toutes les autres formes de sexualités "déviantes",
le SM est stigmatisé de nombreuses manières par
pratiquement l'ensemble de la société. Dans des cas
extrêmes, les membres de la scène SM sont poursuivis en
justice, ou persécutés par des personnes qui aimeraient les
poursuivre en justice. Cette section des FAQ évoques
quelques-unes des affaires en cours. (Voir une autre
question pour un bref résumé d'une de nos dernières
victoires en date).
L'affaire Spanner
Tout d'abord; l'une des actions anti-SM les plus graves
depuis des années: l'affaire Spanner. En Grande-Bretagne en
1992, seize hommes participant à une soirée SM furent
déclarés coupables d'agression, en dépit du fait que tout
ce qui était arrivé durant cette soirée ait été totalement
consensuel. Le jugement rendu les condamna de quatre à six
ans de prison.
Les prévenus firent appel, finalement jusqu'à la Haute Cour
de Justice de Grande Bretagne, qui rendit un jugement
bourré des pires et des plus inexactes des idées préconçues
que l'on se fait traditionnellement du BDSM, sans tenir
compte de toutes les informations désormais largement
répandues sur la sécurité des - et le libre consentement
aux - pratiques incriminées. Ce jugement est une parodie de
procès portant atteinte aux droits de l'homme, et battent
aveuglément en brèche des faits médicaux et psychologiques,
au profit d'une préjudiciable ignorance.
Les hommes en question tentent maintenant d'amener leur
cause devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Ils
ont besoin de toute l'aide qu'on pourrait leur apporter.
Une organisation appelée "Countdown on Spanner" a été mise
sur pied pour aller en appel aussi loin que cela sera
nécessaire.
Vous pouvez écrire à "Countdown on Spanner" à l'adresse
postale suivante: C/O Central Station, 37 Wharfdale Road,
LONDON N1, Grande Bretagne. Veuillez joindre une enveloppe
affranchie pour la réponse. Vous pouvez également les
contacter par e-mail: phas@siva.bris.ac.uk Il existe
également une page web « Spanner web page ».
La censure canadienne
Une autre situation requérant notre vigilance est la
censure pratiquée par les douanes canadiennes. Au Canada,
le Premier Amendement n'existe pas et les douanes ont saisi
des publications érotiques gay et lesbiennes,
particulièrement les ouvrages ayant trait au SM, empêchant
ainsi la distribution dans les librairies canadiennes.
Cette action arbitraire ont rendu la survie des-dites
librairies extrêmement difficile. Le gouvernement canadien,
par l'intervention des douanes, veut réduire au silence les
voix de ceux et celles qui veulent s'exprimer librement sur
leur sexualité.
La boutique "Little Sisters" à Vancouver a assigné les
douanes en justice, protestant que les douanes n'avaient
pas le droit de saisir des ouvrages pour suspicion
d'obscénité. Si le procès est gagné, le caractère obscène
d'une publication devra être déterminé par les tribunaux,
pas par les douanes. Il n'est pas sûr que la cause soit
gagnée, une décision récente de la Cour Suprême du Canada a
eu recours aux termes de Catherine MacKinnon, une activiste
anti-pornographie, qui définit la pornographie comme tout
support "violent" ou "dégradant" pour les femmes. Ces lois
peuvent servir à interdire à tout jamais la publication de
TOUT support ayant trait au SM - et c'est précisément leur
but. Mesdames Mac Kinnon et Andrea Dworkin ont à maintes
reprises encouragé une telle législation aux Etats-Unis
également. Le cas du Canada est donc de première importance
pour les personnes pratiquant le SM aux Etats-Unis.
Si vous désirez apporter votre soutien, veuillez écrire à «
Little Sisters Defense Fund », 1221 Thurlow Street,
Vancouver, British Columbia, Canada V6E 1X4. Le procès sera
très onéreux, et l'aide sera la bienvenue.
Les Etats-Unis
Les Etats-Unis ont eux aussi leur part de persécutions à
l'encontre du SM, sans toutefois atteindre la gravité de
l'affaire Spanner. Les clubs SM sont encore actuellement
associés par les média aux pratiques sexuelles à risques,
que le-dit club exige ou non la protection des affiliés (ce
qu'ils font quasiment tous). Bien évidemment, aux
Etats-Unis, l'ignorance actuelle de l’aspect consensuel du
SM mène régulièrement à des accusations contre des
personnes produisant du matériel érotique, que ce soit des
vidéos, des magazines, ou des films. Les amendes pénales
imposées par le gouvernement pour obscénité peuvent mettre
un petit producteur ou un éditeur dans l'incapacité de
poursuivre ses activités avant même que l'affaire ne soit
jugée. Par exemple, des films impliquant des scènes de
ligotage et de sexe sont particulièrement censurés dans ce
pays, précisément à cause de ces actions gouvernementales.
Ce qui est important est d'apprendre par vous-même les
réalités du SM et de les opposer aux mythes. Et d'élever
votre voix pour protester contre l'oppression née de
l'ignorance.
32. Quels sujets ne sont pas acceptables sur s.s.b-b ?
Au temps jadis, le groupe de discussion de sujets déviants
était alt.sex.bondage. Ce groupe fut créé à l'origine par
plaisanterie, qui s'avéra devenir une affaire sérieuse
lorsqu'arrivèrent les premiers utilisateurs du groupe. Mais
jamais il n'y eu de charte ou de définition de ce qui était
acceptable ou non, tout comme dans tous les autres
newsgroup du type alt.* En conséquence, alt.sex.bondage est
désormais totalement noyé sous la publicité et le spam.
soc.subculture.bondage-bdsm fut créé principalement afin de
mettre sur pied une charte interdisant le spam, mais aussi
pour élargir le programme explicite du groupe du bondage
seul au bondage et au BDSM (qui comme nous le savons est un
acronyme regroupant un grand nombre de comportements
différents !). Ainsi, la majorité des batailles à propos de
"ce n'est pas du ligotage et ne relève donc pas de ce
groupe !" ont disparu pour toujours.
La charte s.s.b-b est disponible en ligne. Vous en
trouverez ici une copie.
Aujourd'hui, on assiste toujours à de violentes
controverses, et à de nombreuses batailles verbales sur le
nombre de ces controverses et l'environnement hostile qui
en découle... mais il ne fait aucun doute que bien plus de
conversations profitables sur le BDSM ont lieu sur le
nouvel s.s.b-b que sur a.s.b. dans les dernières années de
son déclin !
Ce vers quoi s.s.b-b a évolué (et ce qu'il a toujours été
en fait) est, ainsi que l'introduction de ces FAQ le
déclare, un groupe de discussion sur "les manières d'avoir
des rapports sexuels qui sont hors de la norme". C'est une
description affreusement vague. Elle laisse le champ
totalement libre à tous les sujets de discussion depuis le
"comment s'y prendre pour ligoter quelqu'un ?" ou "comment
jouer avec des rasoirs sans danger ?" jusqu’au "comment
est-ce d'aimer une personne du même sexe ?".
La conséquence inévitable est que parfois, on tombe sur des
sujets qui dépassent les limites que l'on s'est fixé. C'est
la vie sur le net. Il n'y a aucune garantie que tout ce qui
est publié sur s.s.b-b corresponde à vos intérêts
particuliers. La règle générale du net s'applique ici par
excellence: si vous n'aimez pas ça, tapez "n" et
ignorez-le. Il est sûr que beaucoup d'autres, eux ,
apprécieront ce qui vous déplaît. N'oubliez pas que la
notion de limite est relative; nombre de joueurs
expérimentés dont vous lisez les messages ont été des
novices eux-mêmes, et les personnes qui viennent juste de
décrire leurs violentes scènes de fouet pourraient s'avérer
totalement incapables de supporter la moindre petite
chatouille...à méditer !
Je viens juste de terminer de lire quelques récits de viol
non-consensuel et de meurtre sadique qui ont été diffusées
à travers le monde sur le net. Personnellement, je n'aime
pas ces récits. Puis-je en conclure qu'ils ne soient pas
appropriés sur s.s.b-b ? Pas vraiment. Puis-je empêcher
leur publication. Ben non. Puis-je les ignorer ? Bien sûr
que oui. N'oubliez pas qu'une histoire est une fiction
qu'un auteur a pris la peine d'écrire... et les fictions ne
peuvent blesser personne physiquement - si ce qui s'y
raconte vous répugne, ignorez-les ! C'est certainement plus
productif que de s'en prendre violemment à la personne qui
les a écrites.
Le ferment de certaines idées et de certains sujets sur
s.s.b-b peut-il dégénérer en une espèce de chaos ? Oui, et
parfois cela arrive bel et bien. Mais la plupart du temps,
de la confrontation des idées et des intérêts naît un
dialogue vraiment merveilleux duquel jaillit un nouveau
savoir et un nouvel imaginaire. Les novices s'abreuvent de
certaines questions qui provoquent l'étincelle d'une
réponse spirituelle chez un vieil habitué. Ou alors
quelqu'un qui connaît un type de jeu à la perfection essaye
autre chose et en publie un compte rendu.
s.s.b-b fonctionne comme tout autre groupe que je connaisse
sur le net. Alors ne soyez pas trop pressé de presser la
touche "n", vous pourriez bien apprendre quelque chose de
nouveau !
33. Certains sujets sur s.s.b-b me rendent malade. Comment
puis-je les éviter ? Et aussi, qu'en est-il de toutes ces
annonces ?
s.s.b-b, comme tous les groupes de news du net, a sa part
de controverses. Beaucoup d'entres elles tournent autour de
questions sur le caractère malsain de certaines activités
BDSM (auxquelles la réponse courante est: c'est risqué en
effet, mais il est toutefois possible de les pratiquer
d'une manière saine et positive comme le font beaucoup de
joueurs), ou sur l'hypothèse de savoir si
soc.subculture.bondage-bdsm est un groupe hétéro sexiste ou
non (je ne vais toutefois pas m'y attaquer ici). Un
phénomène assez commun quoiqu'il en soit, est que certaines
personnes s'épuisent à lire les centaines d'articles
publiés dans la liste.
Quelle est la solution ? La plupart des logiciels de news
ont un outil appelé "kill file" (fichier tueur), qui n'est
rien d'autre qu'une manière de trier les sujets et/ou les
auteurs qui ne vous intéressent PAS et dont vous ne désirez
rien savoir. Les différents logiciels de news ont des
façons différentes d'utiliser les kill files. J'utilise rn,
aussi mon exemple s'y référera-t-il. (Si vous utilisez un
logiciel différent, veuillez vous reporter à la
documentation qui vous a été fournie).
Pour ajouter un sujet particulier (disons, "liste FAQ") à
votre killfile dans rn, allez à
soc.subculture.bondage-bdsm. Lorsque vous lisez le groupe,
tapez ^k (control-k). Cela ouvrira l'éditeur de votre
killfile pour soc.subculture.bondage-bdsm. Tapez alors
ceci:
/FAQ List/h:j
puis sortez de l'éditeur. Ce que veut dire la ligne de
commande c'est "envoyer à la poubelle tous les articles qui
contiennent le texte "FAQ List" en en-tête". Vous pouvez
remplacer le terme "FAQ List" par le sujet qui vous déplaît
ou par l'identité de l'utilisateur que vous ne désirez plus
lire, et très vite, votre pression sanguine sera beaucoup
moins élevée.
Voici ce qu'on m'a dit à propos du newsreader"gnus":
Dans gnus, depuis le buffer de sujets, pour un article ou
une personne que vous désirez ignorer: tapez meta-k
[gnus-Subject-edit-local-kill], C-c C-k C-a
[gnus-Kill-file-kill-by-author], C-c C-a
[gnus-Kill-file-apply-buffer], C-c C-c
[gnus-Kill-file-exit]." "C-a" signifie "control-A", et
"meta-k" signifie "echap-K". Ne tapez pas le texte entre
crochets; c'est juste une explication de ce que chaque
combinaison de touches signifie.
Si vous utilisez nn, localisez un message publié par la
victime qui sera ajoutée au killfile, et tapez juste "K" (K
majuscule). Suivez ensuite les invites quelque peu
énigmatiques, et répondez suivant vos besoins. Par exemple:
le programme nn vous demande vous répondez
AUTO (k)ill or (s)elect [...] k
AUTO KILL on (s)ubject or (n)ame [...] n
KILL Name: (=/) /
KILL Name (regexp): FAQ List
KILL in (g)roup 'soc.subculture.bondage-bdsm' or
in (a)ll groups a
Lifetime of entry in days (p)ermanent [...] p [or 21915 to
25568]
CONFIRM KILL Name perm regexp: FAQ List y
Si vous utilisez tin, vous pouvez soit editer à la main
avec .tin/kill (les instructions devraient être données
dans le fichier) ou vous pouvez taper control-K en lisant
n'importe quel article. Cela fera apparaître un beau menu à
l'écran. Suivez les instructions. Par exemple:
tin vous dit vous répondez
Kill type: Kill [return/enter]
Kill text pattern: FAQ List [return/enter]
Apply pattern to: [barre d'espace jusqu'à ce que "Subject:
& From: lines" apparaisse
Kill Subject [...]: No [return/enter]
Kill From [...]: No [return/enter]
Kill pattern scope: [barre d'espacement jusqu'à ce que le
choix apparaisse
Deux termes de jargon en rapport avec les killfiles:
parfois certaines personnes répondent à une insigne
stupidité (du moins de l’avis de la personne qui répond)
émanant de quelqu'un d'autre. Les réponses peuvent
ressembler à un "Ho, hum. " Que signifie « plonk » ? «
Plonk » est le son que produit quelqu'un qui vient d'être
éjecté par un killfile; la personne qui envoie la réponse
annonçant par là qu'elle ignore l'auteur du message de
manière permanente. A d'autres moments, il se peut que
quelqu'un importune énormément de personnes sur s.s.b-b, ce
qui déclenchera un message du genre "Everyone PISS on the
guy!" (littéralement: "Tout le monde: on PISS sur ce
type!", double sens avec le verbe anglais "to piss",
uriner). L'acronyme "PISS" signifie "Passive Ignorance
Silence Strike" (Grève du Silence d'Ignorance Passive), ce
qui en gros revient à dire que chacun devrait simplement
ignorer cette personne, plutôt que de se disputer ou de
s'engager dans une controverse avec lui. L'idée est que si
cette personne ne peut plus faire réagir quiconque, elle va
s'ennuyer et finalement partir. Et souvent, cela
fonctionne... ou au moins cela libère de la fréquence.
Qu'en est-il des annonces ? Reportez-vous à la question
suivante; les annonces personnelles ne sont pas les
bienvenues sur s.s.b-b et elles vous attireraient des tas
d'ennuis si vous décidiez d'en publier une !
34. D'accord, je ne peux pas passer d'annonce personnelle
sur s.s.b-b. Ou puis-je le faire alors ?
A des tas d'endroits, camarade !
* Vous recherchez un partenaire déviant ? Essayez de
publier votre annonce sur alt.personals.bondage ou sur
alt.personals.fetish
* Vous voulez vendre ou acheter quelque chose ? Essayez de
publier votre demande ou votre offre sur
alt.sex.marketplace ou sur alt.sex.erotica.marketplace
* Mmmmh et bien, disons que cela sera tout pour le début !
(Qu'ai-je oublié, chers lecteurs ?)
35. Je n'ai pas accès à soc.subculture.bondage-bdsm; que
puis-je faire pour obtenir des informations sur la scène ?
Une question que l'on me pose de plus en plus souvent à
mesure que cette liste de FAQ est diffusée à travers le
monde est "je ne peux lire soc.subculture.bondage-bdsm",
mais les sujets abordés dans les FAQ ont l'air vraiment
intéressant. Existe-t-il un moyen pour moi d'avoir accès à
soc.subculture.bondage-bdsm, ou pourriez-vous m'indiquer
des groupes SM ou des "BBS" (Bulletin Board System,
littéralement: "Système de Tableau d'Affichage") près de
chez moi ?
Tout d'abord, à moins que vous n'ayez accès à un système
qui puisse recevoir les news de type "USENET", et
soc.subculture.bondage-bdsm en particulier, vous n'aurez
pas de moyen de lire alt.sex.bondage. Il n'existe aucun
portail de liste de mailing ou d'archives FTP sur
soc.subculture.bondage-bdsm. Il se pourrait que vous
trouviez dans votre région des sites internet qui vous
donneraient accès à s.s.b-b.
Deuxièmement: je n'ai pas la localisation de beaucoup
d'organisations SM locales, en dehors de celles que je
mentionne à la fin de ces FAQ. Donc vous êtes prié de ne
pas me demander d'autre information que celle qui est
contenue ici.
TOUTEFOIS: Voici le moyen de trouver les réponses à vos
questions ! Si vous disposez d'un e-mail sur internet, vous
pouvez utiliser un "anonymous posting service" ("service
d'envois anonymes") qui consiste en un logiciel tournant
sur certains ordinateurs connectés à l'internet. Vous
pouvez adresser un e-mail à ce service, et il supprimera
votre identité d'utilisateur de votre compte mail, y
appliquera une nouvelle identité anonyme qu'il génère
lui-même, et enfin enverra votre e-mail à
soc.subculture.bondage-bdsm! Tout le monde peut vous
envoyer un e-mail en réponse, et le service vous le fera
parvenir. Donc si vous avez la moindre question sur les
ressources SM dans votre région, utilisez ce type de
service pour envoyer votre question sur s.s.b-b (par
exemple "je ne peux lire soc.subculture.bondage-bdsm, mais
j'aimerais savoir s'il existe des groupes SM à Vancouver.
Veuillez me répondre par e-mail"). Vous recevrez
certainement plus de réponses que vous n'en auriez eues de
toute autre manière.
(Bien sûr, si vous pouvez lire s.s.b-b mais que vous ne
vouliez pas envoyer de message sous votre identité réelle,
vous pouvez utiliser un service d'envois également, c'est
leur principale raison d'être).
Malheureusement, en novembre 1996, le principal service
d'envois anonymes a été fermé (ce service se trouvait à
"help@anon.penet.fi"), suite à des plaintes selon
lesquelles il était utilisé à des fins de pornographie
enfantine. Je ne connais personnellement aucun autre
service pouvant réellement s'y substituer. Quelle serait ma
suggestion actuellement ? Abonnez-vous à un fournisseur
d'accès gratuit, choisissez un pseudonyme idiot, et envoyez
vos messages à soc.subculture.bondage.bdsm de cette
manière. Je reconnais que c'est un piètre ersatz. Quiconque
aurait d'autres solutions d'envois de messages anonymes
serait bien aimable de m'en faire part, et je mettrai cette
information à jour une nouvelle fois.
36. Quels sont les sites web/ les ouvrages/ les magasines/
les organisations/ les boutiques / les archives de news où
je puisse trouver des informations sur le SM, les jouets,
ou rencontrer des personnes de la scène ?
Et bien, le temps fait son oeuvre sur les informations SM
de cette liste. Elle est désormais très dépassée. Je ne
prétendrai donc plus que ce n'est rien d'autre qu'un point
de départ pour vos recherches.
En voici le contenu:
1. Les sites web et les newsgroups
2. Les ouvrages généraux
3. La fiction
4. Les vidéos
5. Les magazines
6. Les organisations
7. La vente par correspondance
1. Les sites web et les newsgroups
Nombre des ouvrages et des boutiques repris dans cette
liste ont également un site web; je mentionne les url dans
la description de ces ouvrages et ou de ces boutiques.
Mais tout d'abord, un site à voir absolument:
www.houseofgord.com est le meilleur site d'ultra-bondage
sur le net, à mon avis, pas si humble que ça...
Yahoo ! a une BDSM page ! Elle est très pratique pour
commencer à surfer. Je suis très heureux que cette page
existe; toutes mes félicitations à Yahoo ! pour avoir le
courage de la mettre en ligne.
Un autre site de survol très large est le « the Mining
Co.'s site on BDSM »
La « Society for Human Sexuality » de l'Université de
Washington a une page web à http://www.sexuality.org; elle
contient un guide des pratiques sexuelles à risque ainsi
qu'un manuel de base sur la flagellation.
Il existe également de nombreux sites web de communautés
BDSM:
* « D/S Kiosk » est un magnifique site si vous aimez l'IRC
("Internet Relay Chat", littéralement, "relais de
discussions sur Internet" -> tchatche); c'est là que
nombre de tchatcheurs BDSM coordonnent leurs abominables
exploits.
* La page de Steven S. Davis, LMNOP Page en vaut la peine
si vous êtes intéressé par l'une ou l'autre des plus
prolifiques et des plus valables auteurs publiant sur
soc.subculture.bondage-bdsm - et la liste de ressources qui
y est disponible est nettement plus à jour que celle-ci !
* La « Alternate Source page » ressemble à une liste de
liens assez complète en elle-même.
Ces sites ont des tas de liens qui pourraient servir
d'excellents points de départ pour votre surf déviant.
Une référence indispensable pour toute personne déviante
est la liste « Kink Aware Professionals » (littéralement
"Professionnels Ouverts aux Déviants"). Vous êtes à la
recherche d'un médecin ou d'un thérapeute qui comprenne ce
qui se passe dans votre tête ? N'allez pas plus loin ! (ou
tout au moins commencez par consulter cette liste !)
Elf Sternberg héberge la liste FAQ d'alt.sex; veuillez voir
sa page personnelle pour plus de détails.
Trevor Jacques a un site SM de qualité à
http://SaferSM.org/SaferSM.html
Un document intéressant sur la soumission spirituelle et
magique se trouve sur « Spiritual BDSM FAQ »
Une page très dogmatique est la « Submissive Women Speak ».
Il y a là matière à réflexion, sans aucun doute.
Autrefois, deux des auteurs les plus connus sur s.s.b-b
furent Rosie Marquez et Laylah Martelli. On trouve des
copies de leurs messages à
http://www.xs4all.nl/~wijnands/rosie/rosie.htm et à
http://www.xs4all.nl/~winjands/laylah/laylah.html
D'autres newsgroups en rapport, de l'une ou l'autre
manière, avec s.s.b-b sont alt.sex.spanking (pour ceux que
cela intéresse), alt.sex.fetish.fashion (pour les amoureux
des vêtements sexy), alt.sex.stories (souvent des récits SM
y sont publiés), alt.sex.stories.bondage (et parfois on
trouve des récits SM ici aussi), alt.sex.femdom (pour les
récits et les discussions à propos de la domination
féminine), etc.
Et n'oubliez pas de consulter également
alt.binaries.pictures.erotica.bondage,
alt.binaries.pictures.erotica.fetish.latex ou
alt.binaries.pictures.erotica.fetish.leather !
Note pour la postérité: en fait j'ai créé
alt.sex.stories.bondage et les trois autres groupes
alt.binaries.pictures.erotica que je mentionne ci-dessus,
et à ce jour j'ai téléchargé bien plus de 500 histoires et
10.000 photos de ces groupes ! Internet n'est-il pas un
endroit fantastique ? Si vous participez à sa construction,
ils ne cesseront de venir J
Sur le site SM « Community Outreach Project », aucune mise
à jour n'a eu lieu semble-t-il depuis environ un an
(printemps 1999), mais je peux difficilement les critiquer
puisque j'ai moi-même tant tardé à le faire pour cette
liste FAQ ! Sur ce site également, des références utiles.
Un autre lien activiste précieux semblerait être sur « S/M
Policy Reform Project » dédié à réorganiser la politique
actuelle sur le SM.
Si vous désirez entamer une négociation avec un nouveau
partenaire à propos de vos limites, vous trouverez ici une
excellente liste reprenant tous les points importants à
vérifier avant de commencer à jouer.
Et si vous cherchez l'inspiration sur des jouets SM
abordables, voyez cette liste !
Jay Wiseman, l'auteur de SM 101 (voir la section "ouvrages"
a une liste personnelle de ressources en ligne.
Quelques-uns de mes sites de bondage et de fétichisme
favoris sont aussi:
* Devonshire Productions
* Liquidsmooth
2. Ouvrages généraux
Si vous avez apprécié ces FAQ, vous aimerez très
certainement ces ouvrages. Ils décrivent des relations SM
consensuelles telles qu'elles ont été décrites ici et sont
d'excellentes références pour apprendre.
Pat Califia, "Sensuous Magic" (New York, Masquerade Books,
1993). ISBN 1-56333-131-4, poche. Pat Califia est un auteur
de légende sur le comportement et les fantasmes SM. Cet
ouvrage est son dernier et je le recommanderais sans
hésiter. Si vous pratiquez le SM, vous apprendrez
certainement de cet ouvrage, et si vous avez aimé ces FAQ
mais que vous souhaitez plus de détails, c'est LE livre
qu'il vous faut. A commander chez Good Vibrations (voir la
liste de boutiques ci-après).
"Different Loving" par Gloria G. Brame, William D. Brame et
Jon Jacobs (Villard Books, New York, 1993, ISBN
0-679-40873-8) est un ouvrage complet, impartial, décrivant
tous les aspects de la sexualité SM. Il contient des
centaines d'interviews et des tas d'informations précises.
Si vous vous êtes jamais demandé s'il existait quelqu'un
dans le monde d'aussi pervers que vous, achetez ce livre,
et sachez que vous n'êtes pas seul. C'est un survol du
sujet, pas un manuel, mais il dévoile énormément
d'informations de toute façon. Il existe une page web pour
ce livre et ces auteurs.
Une brève et excellente introduction au SM sans risque est
l'ouvrage « The Lesbian S/M Safety Guide », publié par Pat
Califia chez Lace Publications (une publication d'Alyson
Publications). Il contient tout depuis la sécurité physique
jusqu'aux problèmes émotionnels en passant par la
négociation avec les dominées et les contrats d'esclavage
consensuel. Il est destiné spécifiquement aux lesbiennes,
mais peu des informations de l'ouvrage sont vraiment
spécifiques au sexe féminin. Excellent.
Larry Townsend, "The Leatherman's Handbook II". Cet ouvrage
est assez répandu, et est de toute manière la meilleure
source d'information sur le SM gay. Personnellement, je ne
l'ai jamais lu, mais il est très connu. (La première
édition est toujours disponible, mais il y a plus
d'information sur le SIDA et la prévention dans la
deuxième, c'est donc sans doute celle qu'il faudrait
conseiller).
"On the Safe Edge: A Manual for SM Play" de Trevor Jacques,
avec le Docteur Dale, Michael Hamilton et Sniffer. ISBN:
1-895857-05-8. Cet ouvrage est recommandé par beaucoup de
personnes réputées et reconnues dans la scène. C'est en
fait une méthode de la manière de pratiquer le SM, avec une
foule d'informations sur la sécurité. Pour le commander
directement, vous pouvez appeler WholeSM Publishing (SAN
S1196111) au ++ 1 416 962 1040 ou vous pouvez joindre les
auteurs à l'adresse Editor@alternate.com ou via leur page
web http://www.alternate.com.
"Coming to Power" par Samois, publié par Alyson Press. Ce
livre sur le SM lesbien a été écrit par un ancien collectif
de femmes de la Bay Area (région de la Baie de San
Francisco). Il couvre un large nombre de sujets qui vont
des fantasmes érotiques à des témoignages personnels en
passant par les déclarations politiques sur le sujet. Très
intéressant pour tous ceux et toutes celles qui se posent
des questions sur le SM, qu'il soit lesbien ou non.
"The Second Coming", édité par Pat Califia et Robin
Sweeney, et publié par Alyson Press. Génial ! C'est la mise
à jour datant de 1996 de "Coming to Power" et il faut
absolument le lire si vous avez aimé la première version.
Voyez comment la communauté a évolué en vingt ans.
Comprenez l'histoire. Renseignez-vous. Sortez vos billets.
Hautement recommandé.
"Leatherfolk" chez Alyson Press par Mark Thompson
(Editeur). Une excellente anthologie sur la scène SM aux
Etats-Unis, depuis les années 1930 jusqu'à nos jours.
L'accent y est principalement mis sur les communautés SM
gay et lesbienne, mais c'est néanmoins une précieuse source
d'information pour toute personne intéressée par toute
question sur le SM.
"Learning the Ropes: A Basic Guide to Safe and Fun S/M
Lovemaking" par Race Bannon, aux éditions Daedalus
Publishing Co., 4470-107 Sunset Blvd., Suite 375, Los
Angeles, CA 90027, Etats-Unis d'Amérique. Vous pouvez vous
le procurer par correspondance via l'éditeur au prix de
12,95$ + 2,50$ de frais (pour les personnes habitant la
Californie, il y a une taxe de 8,25 %). Race est une
personnalité connue de la scène SM, ce livre est somme
toute assez complet, en décrivant tous les aspects du SM
sans risque que ce soit sur le plan physique ou mental. Si
vous avez aimé ces FAQ, j'imagine que vous aimerez aussi ce
livre.
"SM 101", publié par Jay Wiseman, PO Box 1261, Berkeley, CA
94701. Prix de l'ouvrage: 19,95 $. C'est une des
explorations les plus complètes et les plus profondes de la
sécurité dans la pratique du SM que j'aie jamais eu le
plaisir de lire. Je considère cet ouvrage comme très
précieux pour toute personne qui se demanderait "comment
commencer ?". Jay y donne des exemples relativement
spécifiques et des conseils pour faire de vos scènes des
moments délicieux et inoubliables. Il a des opinions bien
tranchées, mais n'est-ce pas le cas pour nous tous ?
"Anal pleasure and Health" de Jack Morin, aux éditions Down
There Press, Burlingame, Californie. Cet ouvrage est une
mise à plat complète de tous les aspects du sexe anal:
sécurité, hygiène, problèmes émotionnels, etc. Une
information très précieuse et bien présentée.
"Pain and Passion: a psychoanalyst explores the world of
S&M", par Robert J. Stoller, 1991, New York et al.:
Plenum, X, 306 pages. ISBN 0-306-43770-8. On m'a dit que
cet ouvrage réussissait par un excellent travail à
revisiter et à réfuter les principaux préjugés freudiens
sur le SM, en dépit de nombreuses parties qui sont loin
d'être objectives.
Deux autres ouvrages de psychanalyse traitant du SM (que je
n'ai lu ni l'un ni l'autre) sont "Dark Eros" de Thomas
Moore et "Masochism" de Lyn Cowan.
"Sadomasochism in Everyday Life: The Dynamics of Power and
Powerlessness" par Lynn S. Chancer, 1992, maison d'édition
inconnue pour l'instant, ISBN 0-8135-1808-3. L'ouvrage de
Chancer analyse longuement et avec sévérité les nombreux
contextes sociaux dans lesquels un groupe exerce
abusivement son pouvoir sur un autre. C'est une perspective
fascinante pour l'étude du racisme, du sexisme, etc. et il
contient de plus un nombre important d'informations sur le
BDSM tel qu'il a été décrit dans ces FAQ.
"Ties that bind: the SM/Leather/Fetish Erotic Style" par
Guy Baldwin, aux éditions M.S. Daedalus Publishing Company,
Los Angeles, 1993, 244 pages, prix: 14,95$. Baldwin est un
thérapeute suivant un grand nombre de personnes appartenant
à la scène SM. Il a une perspective thérapeutique unique
sur de nombreuses questions émotionnelles et psychologiques
émanant de ces patients. Si vous vous demandez si le SM
vous serait bénéfique ou non, ou que vous et votre
partenaire ayez entrepris un travail sur votre manière de
pratiquer le SM et que vous désiriez un autre point de vue,
faites-vous la colossale faveur de vous offrir ce livre.
(Vous pouvez le commander auprès de « Mr. S. Leather », ou
par « QSM ».)
"The Sexually Dominant Woman, A Workbook for Nervous
Beginners" par Lady Green (l'ouvrage de Lady Green a la
réputation d'être une excellente référence pour ceux et
celles qui ne savent par où commencer).
3. Les Fictions
Tous les scenarii des ouvrages de fiction repris ici ne
sont pas toujours ce que j'appellerais du SM consensuel,
mais ainsi que je l'ai constaté plus haut, les fantasmes ne
sont pas la réalité; pas plus que ces récits érotiques. Il
est à conseiller de ne pas prendre ces livres au pied de la
lettre. Il est à espérer que désormais vous pensiez tous
"Bien sûr que non, pff !".
Anne Rice a écrit de nombreux livres sur la scène SM. Sous
le pseudonyme d'A.N. Roquelaure, elle a publié la "Sleeping
Beauty Trilogy": "The Claiming of Sleeping Beauty",
"Beauty's Punishment" et "Beauty's Release", dans lesquels
les héros sont sujets à toutes sortes de merveilleuses
tortures sensuelles. On pourrait le recommander à tout le
monde ou presque. Un autre ouvrage très répandu est "Exit
to Eden", publié sous le nom d'Anne Rampling; la première
partie du livre est la plus axée sur le SM.
Tout ce que Pat Califia a écrit ("Macho Sluts", "Doc and
Fluff", "Sapphistry", ainsi que son dernier livre, "Melting
Point") est à recommander également. On trouve ses livres
aux éditions Alyson Publications (40 Plympton St., Boston,
MA 02118, (800)8-ALYSON). Pat est très connue dans la scène
et ses oeuvres sont "chaudes" ("chaudes" dans le sens de
"bouillantes", "ardentes", "volcaniques", "radio-actives"
ou "BRULANTES"). Soyez donc prévenus; "Doc and Fluff" en
particulier n'est pas pour les âmes sensibles ! Si ce que
vous recherchez est de l'érotisme SM, "Macho Sluts" ou
"Melting Point" sont sans doute ce qu'il vous faut.
"Leatherwomen" édité par Laura Antoniou, aux éditions
Rosebud, ISBN 1-563-33095-4. Prix: 4,95$ dans la plupart
des librairies, ou à commander directement par téléphone au
++ 1 800 458 9640. Ce nouveau format de poche est une
anthologie de fiction SM écrite par des femmes. C'est d'un
style extrêmement poussé ! Certains des récits de ce livre
valent les oeuvres de Pat Califia, ce qui est un très bel
éloge. A conseiller.
"The Slave" par Sara Adamson, aux éditions Rhinoceros
Press, 1994, ISBN 1-56333-173-X. Un regard très surprenant
et très direct sur la recherche d'une femme - et sa
découverte - d'une vie de servitude telle qu'elle l'avait
rêvée. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, et non
seulement il était brûlant, mais en plus il m'a fait
réfléchir. Je le recommande. Son livre précédent dans sa
trilogie "The Marketplace" est également excellent. Et même
son dernier ouvrage "The Trainer" est désormais disponible.
Procurez-les vous tant qu'ils sont chauds !
Quelques autres recommandations:
"Masochism" (New York, Zone Books, 1991). Ce livre consiste
en une traduction de la "Vénus en fourrure" de Leopold von
Sacher-Masoch, et la préface reprend un long essai
"Coldness and Cruelty" du philosophe français Gilles
Deleuze. Pour citer la jaquette "Dans cet étonnant essai,
Deleuze tente de rendre à l'oeuvre de Masoch l'analyse
philosophique rigoureuse et documentée qui lui est due"...
Je pense que Deleuze démontre que Masoch est plus en phase
avec la communauté BDSM que Sade.
"Pleasure and Danger: Exploring Female Sexuality" (aux
éditions Carol Vance). La conférence "The Scholar and
Feminist Conference" qui se tint à Barnard en 1982 fut
presque mise en morceaux lorsque des féministes
"politiquement correctes" sont intervenues pour essayer de
s'en prendre à d'autres féministes qui réclamaient la
liberté de jouir de leurs relations d'échange de pouvoir.
Cet ouvrage est un recueil de coupures de presses et
discussions sur ce grand tournant du "Woman's Movement".
"S&M: Studies in Sadomasochism", par les éditeurs
Thomas Weinberg and G.W. Kamel. Voici un recueil d'essais
sur la nature, l'origine, et le développement de ce que les
éditeurs appellent le sado-masochisme. Quelques-uns de ces
essais sont corrects, d'autres ont quelqu'intérêt; mais un
certain nombre sont si éloignés de la vérité qu'ils en sont
risibles.
"A taste for Pain: On Masochism and Female Sexuality" par
Maria Marcus. L'auteur, une sado-masochiste ainsi qu'elle
le déclare elle-même, explore la littérature existante sur
le sado-masochisme avec un point de vue très personnel et
très perspicace.
Enfin trois références pour les personnes qui aiment la
fessée en particulier:
CF Publications, PO Box 713, E Setauket, NY 11733.
Bulletins d'information, récits et fiction.
CD Publishing Corp., 213 Valley St., Ste 228, South Orange,
NJ 07079. Documentation, bulletins d'information et
annonces personnelles.
Shadow Lane, PO Box 1910, Studio City, CA. Un des
meilleurs, avec beaucoup de documentation, des vidéos, etc.
4. Les Vidéos
"Safe, Sane and Consensual SM" est un documentaire composé
d'interviews de 20 joueurs SM expérimentés, à propos de
leurs expériences et de leurs points de vue sur le sujet.
Je connais plusieurs des personnes interviewées, et ce
qu'ils ont à dire vaut certainement la peine d'être
entendu. La vidéo coûte 49,95$ + 5$ de frais; ajouter la
taxe d'état pour les personnes résidant en Californie. Vous
devrez prouver que vous avez plus de 21 ans. B&D Video
Production and Distribution Company, 2215-R Market Street
#214, San Francisco, CA 94114, téléphone: ++ 1 415 863-0199
(pour des réductions par quantité).
Les firmes Jay Edwards Collection/Close-Up Productions/John
Floyd Productions, P.O. Box 691658, Los Angeles, CA 90069,
Californie éditent différentes vidéos sur le bondage
hétérosexuel, la plupart du temps avec des dominées du sexe
féminin. Très connu.
"Learning the Ropes" par Ona Zee Productions, P.O. BOx
9951, Marina Del Rey, CA 90295, Californie. Ona et son mari
Frank ont réalisé sept (et bientôt le n° 8 sera disponible)
vidéos d'apprentissage sur le BDSM, sur des sujets tels que
le bondage, les godemichés, les fouets ou la cire chaude.
On m'a dit que ces cassettes en valaient la peine.
J'ai entendu que les vidéos suivantes sont très utiles à
ceux qui veulent apprendre le ligotage japonais en tant
qu'art martial: "Hojo Jitsu Volume I", par Don Angier, 60
minutes, Couleur, VHS, prix 39,95$ + 7$ de frais. Ainsi que
"Hojo Jitsu Volume II" au même prix. A commander à la Bugei
Trading Company, "tout pour le Samouraï...", 1070 Commerce
St. Suite I, San Marcos, CA 92069-2626, Californie,
téléphone: 1-800-437-0125.
5. Les magazines
"Sandmutopian Guardian". Un excellent magazine explicatif,
mettant l'accent sur les bases du jeu SM (beaucoup
d'articles de lecteurs et de photos noir et blanc), et des
tas d'adresses de clubs aux Etats-Unis. Procurez-vous tous
les anciens numéros que vous pourrez. L'abonnement à 5 n°
est à 29$ aux Etats-Unis et 39$ à l'étranger. "Sandmutopian
Guardian", c/o The Utopian Network; PO Box 1146; NY NY
10156 ou appelez le ++ 1 516 842-1711 de 11 heures à 21
heures (heure locale) du lundi au vendredi. Ou consultez
leur page web.
"Skin Two", Freepost, 23 Grand Union Centre, Kensal Rd,
London W10 5BR, Grande Bretagne. Un magazine TRES classe,
papier glacé avec d'excellents articles et de superbes
photos, insistant principalement sur le latex mais très
intéressant pour toute personne pratiquant le SM. "Skin
Two" comprend en outre en fin de chaque n° une importante
section sur les magazines, les livres et les boutiques
disponibles. Vous pouvez vous abonner par carte de crédit
au ++ 44 081 968 9692. Chaudement recommandé. Voyez leur
site web !
Carter Stevens publie une série de magazines et de vidéos
SM. Rendez-vous sur sa page à www.smnews.com
"Body Play and Modern Primitives Quaterly", Editions
Insight Books, P.O. Box 2575, Menlo Park, CA 94026-2575,
Californie. Ce magazine, publié et édité par le célèbre
Fakir Musafar, contient des articles mensuels sur des
sujets divers, dont les corsets, les ceintures, les
tatouages, les piercings, et les pratiques SM extrêmes.
Très bien réalisé. L'abonnement coûte 45$ pour 4 numéros.
"Bad Attitude", P.O. Box 39110, Cambridge, MA 02139,
Etats-Unis. Ce magazine est plus fourni que "Brat Attack",
et contient principalement de la fiction produite par des
lesbiennes pratiquant le SM. On y trouve des récits très
forts et très prenants. Pour 6 numéros, 24$.
"Black Leather In Color" est un magazine pour les personnes
de couleur. C'est une publication collective de BLIC, 874
Broadway, Suite 808, New York, NY 10003, Etats-Unis.
"Secret Magazine" est un magnifique magazine sur le
fétichisme. Voyez leur site à www.secretmag.com
"Boudoir Noir" est un magazine non fictionnel sur le Cuir,
le fétichisme et le SM consensuel. L'adresse est Box 5,
Stn. F, Toronto, Ontario M4Y 2L4, Canada. Le téléphone: ++
416 591-2387; le fax: ++ 416-591-1572; l'e-mail:
boudoir@asgo.net. On peut obtenir un numéro d'essai pour
10$. L'abonnement coûte 24$ (50 $ en dehors de l'Amérique
du Nord); ou 6,95$ chez un marchand de journaux. Ce
magazine est membre de la "Canadian Magazine Publishers
Association". Leur site web est à http://boudoir-noir.com
Les magazines suivants sembleraient avoir cessé de
paraître, mais j'en fais mention pour leur intérêt
documentaire (et dans l'espoir qu'ils reprennent un jour
leurs activités).
"Brat Attack", P.O. Box 40754, San Francisco, CA
94140-0754. Ce magazine était édité par des lesbiennes
pratiquant le SM, principalement pour des lesbiennes, bien
que le style en soit intelligent et drôle quelles que
soient vos préférences. Les abonnements coûtaient 10$ pour
3 numéros.
"Frighten the Horses", paraissait aux éditions Heat Seeking
Publishing, 41 Sutter St. #1108, San Francisco, CA94104,
Californie. Ce magazine s'est avéré plus fourni et plus
intéressant au fur et à mesure de chaque numéro; on y
trouvait un bon équilibre entre des articles généraux
(souvent d'activisme politique), des fictions sexy pour
tous les goûts, et des nouvelles et des informations sur la
révolution sexuelle. Les abonnements étaient à 16$ pour 4
numéros. Malheureusement, les parutions sont devenues
irrégulières récemment.
"Venus Infers", 2215-R Market Street, Suite 294, San
Francisco, CA 94114, Californie. Le prix de l'abonnement se
montait à 8$ par numéro. Ce magazine traitait de SM poussé
pour les lesbiennes et était écrit par des lesbiennes.
Artistique, bien écrit et d'un design élégant, il avait
tout ce qu'il fallait.
6. Les organisations
Pour commencer, les lecteurs de s.s.b-b ou d’autres
newsgroups SM forment souvent des groupes sociaux dans leur
région. Parfois, ces groupes se réunissent et tout le monde
y est le bienvenu. La meilleure façon de s’informer sur ces
réunions est d’envoyer son message sur s.s.b-b (voir la
question 31 si cela s’avère nécessaire) et de demander s’il
y a une soirée de prévue près de chez vous.
Les …………………… de science-fiction ont parfois aussi des
soirées, qui sont habituellement annoncées sur le net à
l’avance, et parfois discrètement au …
C’est une autre manière correcte de rencontrer des
personnes de la scène.
Sorry I don’t understand what you’re talking about : what’s
a « science fiction con » ???
Il existe différentes associations régionales qui ne
cessent de changer. Je vous conseille de consulter les
magazines « Sandmutopia Guardian » ou « Skin Two » ; ils
comportent habituellement une liste de ces associations à
la fin de chaque numéro. Vous pouvez également poser la
question auprès d’une boutique spécialisée dans les
articles pour adultes ; ils pourraient avoir beaucoup de
renseignements sur des groupes SM locaux. Il vous suffit de
regarder autour de vous, des tas de personnes aiment comme
vous les pratiques SM ! Je cite ici quelques-unes des
organisations SM les plus connues et les plus anciennes :
« QSM », P.O. Box 880154, SF CA 94188, San Francisco,
Etats-Unis d’Amérique, téléphone : ++ 1 415 550-776 du
lundi au vendredi de 11 heures à 17 heures, heures
locales). QSM est la meilleure organisation dans le monde
pour toute information sur le SM. QSM organise de nombreux
cours et d’ateliers sur tous les aspects du SM.
Ecrivez-leur pour vous inscrire sur leur liste d’adhérents
ou pour réserver votre place pour un cours – ils ont une
longue liste de livres et de magazines disponibles en vente
par correspondance (tous les livres et les magazines
mentionnés ci-dessus, et d’autres). Et oui, ils ont une
page web ! Voir aussi leur e-mail : info@qualitysm.com
« The Southbay Leather and Uniform Group » (« SLUG ») est
un club ouvert à tous les sexes dont le but est de
promouvoir les activités pédagogiques, sociales et les
œuvres de charité parmi les personnes intéressées par
Levis, le cuir et les uniformes – et tout ce que cela
implique habituellement ! Leur adresse est : SLUG, Billy De
Frank Center, 175 Stockton Avenue, San Jose, CA 95126,
Californie, Etats-Unis, ++ 1 408 929-SLUG.
« The Eulenspiegel Society », P.O. Box 2783, Grand Central
Station, New York, NY 10163-2783, Etats-Unis, téléphone :
++ 1 212-388-7022, e-mail : TES@dorsai.org. Ce club déjà
ancien regroupe des pratiquants du SM de la côte est. Il
est connu. Ils éditent un trimestriel de 64 pages sous
forme de bulletin d’information. Des réunions hebdomadaires
ont lieu tous les mardis et mercredis. Leur page web :
http://www.tes.org
« The Society of Janus », P.O. Box 426794, San Francisco,
CA 94142, Californie, Etats Unis, www.soj.org Cette
organisation de la région de la Baie de San Francisco est
ouverte à tous, quel que soit le sexe ou les tendances. «
Janus » est une organisation que les novices peuvent
joindre sans risque. Ils sont soucieux des problèmes
d’anonymat, et organisent une série d’ateliers et
d’événements sociaux et publient également un bulletin
d’informations mensuel.
« Threshold », 2554 Lincoln Blvd, Suite 381, Marina Del
Rey, CA 90921, Californie, Etats-Unis. Ce groupe de la
région de Los Angeles est l’organisation SM mixte la plus
connue de Californie du Sud. Elle s’occupe d’une série
d’événements tant éducatifs que sociaux ou politiques. (Je
n’ai pas leur n° de téléphone ni leur e-mail, quelqu’un
pourrait-il m’aider à les obtenir ?)
Le « BackDrop Club », P.O. Box 390486, Moutain View, CA
94039-0486, Californie, Etats-Unis. Téléphone : ++ 1
414-965-4499, Système de Bulletin d’Information : ++ 1
415-964-3100, fax : ++ 1 415-964-3879. Ce club de 4.000
adhérents a son propre club-house, son bulletin
d’information, et sa bibliothèque. Ils se disent ouverts à
des personnes de tous les sexes et de toutes les tendances
partageant un intérêt commun pour le SM. Des soirées, des
événements sociaux, du soutien mais aussi des discussions y
ont lieu.
Dans la région de Washington, on trouve « The Black Rose ».
On peut obtenir leur adresse en téléphonant au répondeur ++
1 301 369-7667. Ce groupe de support mixte est ouvert à
toutes les orientations sexuelles et propose des réunions
tous les mardis soirs. Ils organisent une soirée une fois
par mois, ouverte à tous ceux et toutes celles qui ont
assisté à au moins deux réunions hebdomadaires. Ils offrent
aussi la possibilité de joindre des sous-groupes (dont l’un
réservés uniquement aux femmes).
Le groupe « Chicagoland Discussion Group », 3023 N. Clark
St. #806, Chicago, IL 60657-5205, Chicago, Etats-Unis.
Ligne d’information 24 heures sur 24 au ++ 1 312-281-1097.
Ce groupe SM fétichiste mixte, organise des événements, et
propose un bulletin d’information, des soirées, et des
rencontres. Une grande variété d’intérêts y sont
représentés.
« Luxuria », P.O. Box 53063, Ottawa, ON, K1N 1C5, Canada ;
téléphone ++ 1 613567-9033. Ce groupe a une orientation
mixte pour les personnes intéressées par le SM et a pour
but principal l’échange d’information et les réseaux. Ils
ont un magazine, une ligne téléphonique et un bulletin
d’information à cet effet.
« APEX », l’Arizona Power Exchange, 5821 North 67th Avenue,
Suite 103-276, Glendale, Arizona 85301, Etats-Unis. Ce
groupe social accepte toute orientation sexuelle et
fétichiste, et est spécialement destiné aux personnes
s’intéressant aux échanges de pouvoir soumission/
domination. Il traite de sujets tels que le SM, le B&D
et le fétichisme sans préjugés, avec respect et dignité.
Pour les endroits de réunion, appelez le ++ 1 602 906-0851.
La « NLA » (National Leather Association) se trouve à
Seattle. Ce groupe national est ouvert à quiconque fait
partie du fétichisme cuir ou du SM. Je n’ai actuellement
aucune adresse de contact où les joindre. Quelqu’un
pourrait-il m’aider ?
Le service « San Francisco Sex Information », ++ 1 415
989-7374, www.sfsi.org est un service d’information et de
référence sur base de volontariat traitant de tous les
aspects de la sexualité humaine, SM compris ! Si vous avez
une question sur une scène que vous ayez faite ou que vous
envisagiez de faire, et que vous désiriez en parler à
quelqu’un qui puisse répondre à vos questions de manière
anonyme et impartiale, appelez-les ! Leurs lignes sont
ouvertes de 15 heures à 21 heures, heure locale, du lundi
au vendredi, et de 15 heures à 21 heures la plupart des
dimanches également.
« Atlanta SM Solidarity », P.O. Box 8361, Atlanta, GA
31106, Etats-Unis. Ce groupe d’enthousiastes du SM de
Géorgie a des ateliers, des événements, etc.
« The New Mexico Grant County Power Exchange Group » se
trouve ici : G-PEG
« The Phoenix Society », 1131 S. Clinton St., Baltimore, MD
21224, téléphone ++ 1 410 385 3369. Ce groupe social de
support et d’éducation est ouvert aux adultes consentants
intéressés par la domination et la soumission, quel que
soit leur sexe. Des réunions s’y tiennent tous les
vendredis et proposent des discussions et manifestations
pour divertir et informer les adhérents, quel que soit leur
niveau ; on y est invité à s’y créer des relations, à
s’amuser et à utiliser le matériel mis à disposition ; le
jeu dans le cadre de ces réunions n’a pas de caractère
sexuel et toute information sur les adhérents et les
invités est strictement confidentielle. Pour un horaire des
événements et les conditions à remplir, appelez-les ou
visitez leur site web au http://www.bold.ly.com/phoenix
7. La vente par correspondance
Pour pouvoir commander, vous devrez la plupart du temps
prouver que vous êtes âgé de plus de 21 ans. (Cette liste
en particulier accueillera volontiers vos informations
complémentaires car je ne connais que peu de boutiques en
dehors de la région de la baie de San Francisco.
Envoyez-moi les coordonnées de vos endroits favoris et je
les mentionnerai ici !).
Les meilleurs magasins sont à mon avis ceux de la liste de
alt.sex.fetish.fashion FAQ list. Ils sont pour la plupart
spécialisés dans les vêtements, mais offrent également
beaucoup d’accessoires.
Comme je l’ai indiqué plus haut, « QSM » vend des livres et
des magazines par correspondance.
« Good Vibrations », 1210 Valencia, San Francisco, CA
94110, Californie, Etats-Unis. Téléphone : ++ 1
(800)BUY-VIBE (289-9423), e-mail goodvibes@well.com, site
web : www.goodvibes.com (oui ils ont leur site internet !).
C’est une excellente adresse, pour l’érotisme pas vulgaire,
les propriétaires sont des femmes et elles proposent une
belle sélection de livres et de magazines axés sur le sexe,
ainsi qu’un beau choix de jouets sexuels de base. Si vous
souhaitez vous procurer des livres cités dans ces FAQ, il y
a beaucoup de chances que vous les trouviez chez « Good
Vibrations », sinon adressez-vous à « QSM ». Ce magasin
n’est toutefois pas spécifiquement SM, mais c’est une bonne
référence quoiqu’il en soit. Pour obtenir leurs catalogues
de livres et de jouets, envoyez-leur 5$.
« Adam and Gillian’s Sensual Whips and Toys » est au
service de la communauté SM depuis 1987. Adam et Gillian,
les propriétaires, produisent des fouets de qualité à des
prix raisonnables. Pour leur catalogue, envoyez-leur 3$ :
AGSWT, c/o The Utopian Network, P.O. Box 1146, NY NY 10156,
Etats-Unis. Vous pouvez également commander par téléphone
(carte de crédit) au ++ 1 516 842 1711 de 11 heures à 21
heures ou par fax 24 heures sur 24 au ++ 1 516 842-7518. Ou
consultez leur page web et leur catalogue en ligne.
« Mr. S. Leather Co. & Fetters USA », 310 7th St., San
Francisco, CA 94103, Etats-Unis, téléphone ++ 1 415
863-7764, fax : ++ 1 415 863-7798, site web :
http://www.dnai.com/sex-bondage. Certainement la boutique
la mieux achalandée au monde pour ce qui concerne l’
équipement SM. Vous y trouverez un grand nombre d’appareils
de bondage SM, y compris des fers en métal et des camisoles
en cuir, ainsi qu’une immense sélection de menottes, pour
ne pas parler de leurs vêtements en cuir et en latex. Ils
viennent de terminer leur catalogue « The New 1996 Mr. S.
Leather and Fetters Catalog », 208 pages superbement
illustrées de plus de 1.000 photos, et 2.000 articles. Vous
pourrez obtenir ce catalogue moyennant 20$ pour les
Etats-Unis et 30$ pour l’étranger.
« Leather Master », 969 Park Avenue, San Jose, CA 95126,
Californie, Etats-Unis, téléphone ++ 1 408 293-7660 est une
boutique de jouets et de cuir sur mesure, mais aussi de
matériel d’entretien, de retouches, d’articles de fantaisie
et de cartes, de piercings pour le corps, d’équipement
B&D, de vidéos et de latex. Un catalogue et un bulletin
d’information sont disponibles.
« Northbound Leather », 19 St. Nicholas St., Toronto,
Ontario M4Y 1W5, Canada. Téléphone ++ 1 416 972-1037, fax
++ 1 416-975-1337, site web http://www.northbound.com C’est
une boutique de cuir pleine d’avenir avec une excellente
réputation pour la qualité et les articles de latex et de
cuir inhabituels. Ils ont deux très beaux catalogues (un
pour les vêtements, et un autre pour les jouets) à 10$
pièce, que l’on peut déduire si l’on commande. Les deux
catalogues et des informations sont disponibles en ligne.
Si vous indiquez vos mesures très précises lors de la
commande, les vêtements iront certainement.
« Strangeblades & More », 54 Hazard Avenue #175,
Enfield, CT 06082, téléphone ++ 1 860-741-2965, e-mail
sblades@sblades.com. Ces designers fabricants de vêtements
et d’accessoires avec métal proposent un catalogue en
couleur « Chainmail & More » pour 3$ à condition que
vous prouviez que vous avez au moins 18 ans. Tout le
catalogue est disponible en ligne à http://www.sblades.com
« M.B. Productions » propose des vêtements fétiches, de
l’équipement de bondage, de l’équipement pour donjons, et
des jouets pour adultes. Voyez leur site à
http://www.mbpro.com
« House of Wacks », Chicago, IL, Etats-Unis, téléphone ++ 1
773 761-6969, fax ++ 1 312 761-4375. Ce magasin vend des
magazines luxueux et des catalogues, y compris une
production maison onéreuse et pleine d’imagination. Ils
sponsorisent également des réunions périodiques.
« Male Hide Leathers », 2816 N. Lincoln Ave., Chicago, IL
60657, Etats-Unis, téléphone ++ 1 773 929-0069. Cette
boutique principalement orientée pour les gays propose des
articles tant gays que BDSM (vêtements, jouets). J’ignore
s’ils ont un service de vente par correspondance.
« Black Market Chicago », 1116 N. Milwaukee Ave., Chicago
60622, Etats-Unis, téléphone : ++ 1 773 278-6780. Ils
proposent des équipements BDSM, des appareils, des jouets
et des livres. Ils sponsorisent des nuits du bondage
régulières dans des bars locaux.
« Taboo Tabou » (ou est-ce dans l’autre sens ? J), 856 W.
Belmont Ave., Chicago 60657, Etats-Unis, téléphone ++ 1 773
SAFE-SEX (ou son équivalent digital). Ils vendent de la
lingerie érotique, des équipements et des accessoires BDSM,
des jouets et une large sélection de préservatifs.
« Paul C. Leather », 2421 W. Pratt Ave., Suite 959, Chicago
60645, Etats-Unis, téléphone 800 FETISH-0 (ou son
équivalent numérique). Proposent un catalogue de vêtements
de cuir pour le BDSM ; visite du showroom sur rendez-vous
uniquement. Leur adresse e-mail est au FetishO@aol.com
« Pleasure Chest », 3155 N. Broadway, Chicago 60657,
Etats-Unis. Téléphone ++ 1 773 525-7151. Un sex-shop
généraliste avec une belle sélection d’appareils et
d’équipements BDSM.
« Slimwear of America », P.O. Box 997, Eastsound, WA 98245,
Etats-Unis, répondeur au ++ 1 206 376-5213, fax au ++ 1 206
376-5231. Un fournisseur bien connu de vêtements en
caoutchouc et en latex. Le catalogue de vêtements est à
17,50$, celui de cagoules et de bâillons à 6$ et pour 22$,
vous recevrez les deux port inclus.
« Heartwood Whips of Passion », 412 N. Coast Hwy. #210,
Laguna Beach, CA 92651, Etats-Unis. Vous y trouverez les
meilleurs fouets. Les fouets de Jeanne sont des œuvres
d’art, qu’on les utilise ou pas.
« Bondage, James Bondage, Inc. », 7926 Woodvale Cir.,
Tampa, FL 33615, Etats-Unis. Téléphone ++ 1 813 443-3658.
Fournisseurs d’équipements de bondage, de vidéos et de
magazines, à ce que je crois.
Si vous êtes à la recherche d’accessoires en cuir dans la
région de l’Upstate de New York, adressez-vous à « Savage
Gifts & Leather ». Le nom du propriétaire est Ken
Savage et son magasin se trouve au 88 Central Ave., Albany
NY 12210. Son n° de téléphone est le ++ 1 518 434-2324. Il
fabrique sur mesure tout appareil ou accessoire dont vous
pourriez rêver et il m’a aidé à créer quelques harnais sur
mesure. Son magasin est ouvert tous les jours, sauf le
dimanche, de 12 heures à 20 heures, heure locale, et
jusqu’à 23 heures le samedi. Il participe également à des
expositions dans sa région et accepte les commandes par
courrier.
« JT Toys, Inc. », téléphone ++ 800 755-TOYS, e-mail à
jttoys@world.std.com J.T. (son nom est Joel Tucker) a une
très belle sélection d’équipement SM de qualité au meilleur
prix. De plus c’est quelqu’un de très agréable avec qui
faire des affaires. Son nouveau site web se trouve à
http://www.stockroom.com
Cecilia Tan, présente depuis longtemps sur s.s.b-b, a
désormais une boutique à elle : « Circlet Press Mail Order
Books », P.O. Box 15143, Boston, MA 02215, Etats-Unis. Pour
toutes sortes d’ouvrages généraux et de romans érotiques
spécialisés dans le cuir/ le fétichisme et le SM. Vous
pouvez obtenir un catalogue gratuitement en incluant 29
cents de frais d’envoi, ou par e-mail à she’s
ctan@world.std.com.
« Constance Entreprises Ltd. », P.O. Box 43079, Upper
Montclair, NJ 07043, Etats-Unis. Voir aussi « Dressing for
Pleasure », 590 Valley Road, Upper Montclair, NJ,
Etats-Unis, téléphone ++ 1 201 746-5466. Un magasin avec
beaucoup de classe, spécialisé dans les vêtements et les
jouets pour les amateurs de BDSM.
« Il Bolero », 6846-6842 St. Hubert St., Montreal, Quebec,
Canada H2S 2M6, téléphone (514) 270-6065. Je ne connais pas
grand chose sur ce magasin, si ce n’est qu’ils proposent un
beau choix de cuirs « Northbound Leather ».
« Bon-Vue Entreprise, Inc. ». Les propriétaires, Bill et
Debbie Majors (qui publient parfois sur s.s.b-b) proposent
des vidéos, des magazines, des BD, des portfolios d’art,
des livres de poche sur le B&D, entres autres produits
; la plupart étant orientés dominant homme/ soumise femme.
Ils s’occupent également de « Hedonism BBS » au (310)
631-7697. Leur catalogue coûte 55$ et peut être obtenu à «
Bon-Vue Entreprise, Inc, P.O. Box 92886, Long Beach, CA
90803, Etats-Unis. Ils offrent en outre une totale garantie
de satisfaction dans le domaine des articles érotiques pour
adultes. Téléphone : ++ 1 310 631-1600.
« BR Creations » à Moutain View fabrique des corsets sur
mesure – leur adresse : P.O. Box 4201, Moutain View, CA
94040, Etats-Unis. Leur catalogue coûte 5$ et la qualité de
leurs articles est excellente.
Mark I. Chester fabrique des body bags et des cagoules en
spandex ; son adresse est P.O. Box 42501, San Francisco, CA
94101, Etats-Unis, téléphone ++ 1 415 621-6294.
Pour une touche d’élégance, procurez-vous une paire de «
Vampire Gloves » (gants de vampire) à la boutique de
Leonard « Lucifer’s Armory ». Vous pouvez contacter Leonard
à ixion@dorsai.org, ou à l’adresse suivante : Box 808, 874
Broadway, New York, NY 10003, Etats-Unis.
« Aslan Leather » par Carrie, 363 Sorauren Ave., Box 58,
Toronto, Ontario, Canada M6R 2G5, téléphone ++ 1 416
38-9759. Carrie fabrique de l’équipement de bondage (sans
cuir, pour les végétaliens qui veulent éviter les produits
d’origine animale dans leurs accessoires de jeu). Mais elle
fabrique également des articles avec cuir pour le reste
d’entre nous.
J’apprends que l’on peut appeler le (800) 305-5525 pour
obtenir un catalogue de ceintures de chasteté
contemporaines.
Les magazines classiques de « Love Bondage » (spécialisé
dans de ravissantes créatures posant ligotée et vêtues de
lingerie ) sont disponibles via « Harmony Concepts », Box
69976, Los Angeles, CA 90069, Etats-Unis.
Vous pourrez vous procurer un beau choix d’équipement de
bondage en spandex chez « Noelle Nielson Softwear », Box
69826, Los Angeles, CA 90069, Etats-Unis. Ecrivez-lui pour
plus d’information.
Voici une publicité assez suggestive que j’ai reçue
récemment : « JG Leather est fabricant de harnais de
discipline sur mesure, et s’est spécialisé dans les
articles en cuir et en caoutchouc. Parmi les modèles
proposés, on trouve des harnais complets « poney-fille » et
« poney-garçon », avec mors et bride séparés et des harnais
de discipline « cow-girl » ou « cow-boy » pour la traite.
Tous les harnais sont prévus pour être suspendus en toute
sécurité, et peuvent également être utilisés avec des
masques à gaz spéciaux afin de faire office d’accessoire de
privation sensorielle, de contrôle respiratoire ou de «
techniques de conditionnement » électriques. Des jouets
standard sont également disponibles suivant les
spécifications du client. Le catalogue coûte 5US$ ou 6,50$
canadiens. Ecrivez à « JG Leathers », 5324 10A Avenue,
Delta, B.C., Canada V4M 1Y6.
« The Naughty Victorian » (2315-B Forest Drive, Suite 68,
Annapolis, MD 21401, Etats-Unis, téléphone ++
1-800-778-7428, fax ++ 1 410-626-1879). Ils offrent « le
plus bel ensemble de littérature, de vêtements,
d’accessoires et de matériel » pour « la pratique de la
discipline domestique pour les adultes ». Leur catalogue
est disponible au prix de 5$.
Pour ceux qui préfèrent fabriquer leurs propres jouets, on
m’a renseigné une excellente adresse pour les peaux de cuir
et les outils de maroquinerie est la « M. Siegel Company,
Inc., 120 Pond Street (Route 126), Ashland, MA 01721,
Etats-Unis. Téléphone ++ 1 508 881-5200, fax ++ 1 508
881-5203, et uniquement pour les commandes le (800)
932-8956. Ils ouvrent à des heures bizarres et ont des
quantités de commande minimum, aussi est-il préférable de
les appeler au préalable.
Si vous passez par San Francisco, faites un saut chez «
Stormy Leather », 1158 Howard St., San Francisco, CA 94103,
Etats-Unis. Leur téléphone est le ++ 1 415 626-1672, et
leur site web se trouve à www.stormyleather.com. Cette
boutique est tenue par une femme et propose une excellente
sélection de vêtements sexy en cuir et en latex, un beau
choix d’équipement de bondage de base, et une magnifique
section « livres et magazines ». Elle s’adresse autant aux
hommes qu’aux femmes, elle aura sans aucun doute le jouet
que vous cherchez ; elle fait aussi du sur-mesure.
Malheureusement, elle n’accepte plus les commandes par
courrier.
Un autre magasin à San Francisco est « Romantasy », qui a
également une page web. Pour plus d’information, cliquez
ici.
Traductions, etc.
Ces FAQ ont été jusqu’à présent traduites en quatre langues
! (J’en fais mention avant les FAQ parce que j’en suis très
fier et très heureux J). Si vous désirez les traduire dans
une autre langue, ou re-traduire l’une des quatre premières
versions, faites-le moi simplement savoir – j’ai à votre
disposition un formulaire d’autorisation si nécessaire – et
j’établirai le lien vers votre traduction dès qu’elle sera
disponible, puis je l’archiverai également sur ce site.
Merci BEAUCOUP à tous ceux qui ont investi leur temps et
leurs efforts à traduire mes FAQ ; c’est un grand honneur
pour moi et une aide précieuse pour beaucoup d’autres.
· Vous trouverez la version japonaise en ligne ici. J’ai
archivé une ancienne version ici.
· Une version en italien est disponible ici (ainsi qu’une
copie plus ancienne archivée ici.)
· La version en allemand est en ligne ici ; je l’ai aussi
archivée ici.
· La version la plus récente est en tchèque, pour le moment
elle n’est disponible que sous forme d’archive, ici.
· Si vous désirez télécharger l’entièreté des FAQ sous
format texte (en anglais J), vous le pouvez grâce aux
efforts de spectrum@magenta.com ; voici donc la copie des
FAQ au format texte.
Questions fréquemment posées sur les FAQ
Quelques réponses simples à des questions simples.
* Qu’en est-il des FAQ de alt.sex.bondage ? Alt.sex.bondage
fut le premier groupe de discussion BDSM sur Internet.
Actuellement, il est noyé sous la publicité (ainsi que
toute l’arborescence alt.sex). Lorsque
soc.subculture.bondage-bdsm fut créé, j’ai demandé si je
pouvais reprendre les FAQ de alt.sex.bondage (dont j’étais
l’auteur) pour ce nouveau groupe. Les utilisateurs m’ont
répondu : « Mais bien sûr ! », et je ne l’ai jamais fait.
Jusqu’à maintenant. Les FAQ de s.s.b-b forment désormais
une référence à la première version. Je suis enchanté de
constater à quel point s.s.b-b a recapturé de l'ancien
esprit qui habitait a.s.b. (J'ai désormais une vie bien
plus remplie qu'à l'époque, ce qui est la principale raison
pour laquelle ce FAQ a été négligé... j'espère que je n'ai
pas trop abandonné la communauté en réalisant plus de
perversions dans la vraie vie que dans le virtuel...)
Depuis combien de temps vous occupez-vous de ces FAQ ?
Depuis 1991. Depuis tout ce temps, j'ai reçu énormément de
remerciements et de suggestions et j'espère pouvoir trouver
plus de temps afin de travailler les points fondamentaux de
ces FAQ qui sont toujours à l'heure actuelle (et à ma
connaissance) les meilleures références sur le SM de tout
l'Internet. (Si je me trompe, veuillez me le faire savoir
quels sites sont meilleurs de telle manière que je puisse
les mentionner ici !).
Appendice
Je ne suis pas la seule personne à poser des questions ou à
y répondre à propos du BDSM. On trouve énormément d'autres
auteurs SM sur le net, et parfois certains d'entre eux
m'envoient des questions ou des réponses personnelles. J'ai
recueilli un peu des ces informations ici.
Beaucoup des informations de cet appendice recoupent celles
dont je traite dans mes FAQ, mais ce n'est pas le cas pour
toutes. De toute manière, il n'est jamais inutile de
s'informer d'autres points de vue et d'autres sources
lorsqu'on découvre le SM. Ces textes sont offerts tels
quels dans cet esprit; je n'y ai pas apporté beaucoup de
modifications (et, en conséquence, je pourrais ne pas être
toujours d'accord avec les informations qu'ils contiennent,
ni voir les choses sous le même angle. Ne les prenez donc
pas plus au pied de la lettre que ces FAQ elles-mêmes !)
L'auteur des réponses est [mis entre crochets] avant le nom
de leur question. Je n'ai écrit aucun texte sur ses pages,
si ce n'est l'introduction. (Par contre, j'ai rédigé les
codes HTML, je suis donc le seul responsable des erreurs
qui pourraient s'y être glissées).
1. [Hans Meijer] Le bondage japonais, trouver un
partenaire, etc.
2. [Jonathan Peters] le self-bondage: conseils détaillés.
3. [Tanith Tyrr] les jouets SM bon marché et créatifs.
Déclaration de plagiat et acte de renonciation de droits
d’auteur illégaux.
Vous pourriez supposer qu'après avoir été un auteur sur
Internet depuis 1991 (lorsque j'entamai la rédaction de ces
FAQ), j'aurais acquis des notions de ce qu'est un droit
d'auteur. Malheureusement, en 1994 et en 1999, j'ai prouvé
que non, en republiant des passages extraits de l'œuvre de
l'admirable écrivain Carol Queen, sans la citer - et dans
un cas en indiquant ma propre mention de droits d'auteur
sur son texte. J'ai créé une page détaillant l'incident et
reprenant mes excuses officielles et mon acte de
renonciation formelle sur ces droits d'auteur illégaux de
ses textes.
Ce site fait désormais partie du "Sex Education Web Circle"
!
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Cette page pourrait devenir illégale bientôt
Si vous accordez de l'importance à la libre expression
(comme cette page en fait usage) sur Internet,
informez-vous et participez aux activités des groupes qui
travaillent à écarter la censure. Vous en saurez plus sur
ce que vous pouvez entreprendre pour apporter votre soutien
en visitant les sites suivants:
Center for Democracy and Technology
Voters Telecommunications Watch
Electronic Frontier Foundation
Merci de m'avoir lu !
J'espère que vous avez appris quelque chose !
Souvenez-vous, votre sexualité est merveilleuse:
préservez-la et développez-la !