Les Aventures Quantiques de Lilith
Au cours de cette vie foisonnante qui est la mienne, je la
parcours avec foi et désordre comme un jeune setter
irlandais, je fus peu à peu ammené à r'ver d'une théorie
générale de la Femme dont je serais le grand Albert,
l'éthologue, le tout ad usum rei, avec ses contradictions,
ses fortes vérifications et bien s˚r le fleuve des échos
venu de tout ce que je lis, vois et entend.
A ce propos, liminairement, je voudrais régler une fois
pour toute deux questions, ordre et structure d'une part,
originalité de l'autre.
Si vous attendez de ce livre un récit construit ou m'me
quelque chose de cohérent, qui se tienne et progresse
linéairement un bon conseil : jetez-le ou offrez le à votre
percepteur. C'est un récit plein de bruit, de musiques , de
fureurs, de sang, de sperme, de vraies/fausses références
et d'équations non-linéaires, raconté par un idiot. Out
brief candel.....De plus il m'est positivement
insupportable qu'il n'ait qu'un titre, dans ses nombreuses
versions j'en avais retenu trois de m'me que j'avais pensé
l'écrire en plusieurs langues, espagnol et anglais, en
fonction de ce qui se dit, car on y trouve des idées
indissociables de leur contexte maternel. Cet essai prétend
traiter du fondamental et ce dernier est innefable. Est-il
utile de poursuivre?
Mais si vous 'tes familier du changement, si vous 'tes un
parenthétique qui nage à l'aise dans quinze niveaux de
profondeurs ou plus, si vous avez une nature de surfeur, un
aspect féminin, vous y serez peut-'tre chez vous.
Quant à son originalité, je me reporte à un vieux dilemme
que me posa un maître, _je fus son disciple dans une autre
vie, à propos de l'originalité et de la transformation. Il
lui importait de savoir si certains types de créateurs
surgissaient ´"orition que de vouloir appartenir a la
catégorie de ´"l'unicum"ª, personnage né d'une improbable
morphogenèse à base d'idées du temps, sans père spirituel,
hors lignée mais fort pr't à en fonder une.
Cette idée du créateur ´"vierge et impétueux"ª surgi ex
nihilo m'est suspecte. Elle contredit mes instincts,
savoirs, lectures et m'me le peu que je sache de la science
actuelle. C'est une opération du St Esprit raportée au
créateur à fin d'une conception immaculée. Je lui préfère
les théories de la transformation incessante, de la
variation permanente d'états simples ou complexes.
Et Áa me permet d'assumer ici mes influences, citations,
alliances et fliliations diverses, de chevaucher le
changement, ce que chacun en cette fin de siècle devra
avoir appris sous peine d'évanescence sociale et
culturelle.
Ce temps est réellement très très chaotique, ce récit
devrait lui ressembler.
Pourquoi avais-je besoin d'une théorie générale de la
Femme? Peut-'tre par jeu, ou pour assembler l' immense
puzzle des divers enseignements que m'apportèrent celles
que je connais. Ou encore parce que je me suis trouvé
devant un mystère si grand que j'ai éprouvé le besoin d'en
parler, d'en révéler si possible une partie, celle dont je
crois pouvoir rendre compte. Entreprise difficile ,
passionnante, impossible.
Je me plongeai dans les écrits de divers auteurs, de toutes
provenance, qui paraissaient s''tre spécialisés dans le
sujet. Si l'on écarte le discours permanent des poètes et
des amoureux il y en fait peu d'auteurs qui parlent de la
femme. C'est un fait que parler de la femme est courant
mais que de parler de sa nature est plus rare. Elle est
célébrée mais rarement analysée encore moins approchée. De
FranÁois Solesme, de la Malinchi de Cortez, de Joelle de
Gravelaine aux chroniques de Female_Supremacy sur Internet,
tout me fut bon à ingurgiter, on verrait bien quelle
synthèse s'en opérererait par la suite.
Le discours sur la Femme est un discours masculin.
J'assemblai quelques idées, pas m'me une formule, des
indices, des évidences mouvantes. C'était certainement une
bonne théorie car elle changeait pratiquement toute seule,
à peine avais-je à la récrire, je sentais qu'elle
s'adapterait sans problèmes à mon sujet..
Le discours sur la Femme était de toute évidence un
discours d'homme. Les couloirs de la littérature et de la
pensée masculine en résonnent sans rel‚che...
L'intéressée,elle, se taisait.
Pourquoi? Quelle est cette passivité apparente, ce silence
qui nous contraint à la parole?
Sur le plan des individualités/collectivités je me mis à
concevoir un type de femme parente des fourmis. Je
l'imaginais appartenir à une race dotée de connexions
mystérieuses, un réseau souterrain dont nous n'avions
aucune idée, passant ses messages par phéromones desquelles
nous ne décryptions rien. La comparaison s'arr'te là, je la
trouvais incroyablement structurée. A l'inverse, nous les
hommes, aurions pu nous décrire comme des dispersés, comme
un essaim d'individualités, des énergies puissantes mais
individualistes.
De ces fragments réels/imaginaires émergaient
répétitivement diverses thèses telle que : la femme est
pouvoir, l'homme est énergie. Le pouvoir de la femme serait
essentiellement celui d'ancrer des énergies masculines
enclines à la dispersion.
Ou encore : aucun homme ne réussit son" ´ grand-oeuvre"ª
sans passer par la médiation d'une femme.
Il y avait là en germe une notion alchimique, le dit ´
grand-oeuvre"ª serait en fait la rencontre privilégiée de
deux complémentaires, le mariage alchimique, dont la
passion n'est que caricature et l'état amoureux un
précurseur incertain.
Je sais de quoi je parle, j'ai trouvé la femme de ma vie.
Je l'ai connue et je l'ai perdue dans des circonstances
bien pareilles à celles d'Orphée et Eurydice. Ceci fonde un
discours noir et transcende ses incohérences, La voyance
est au prix du sang.
Les noces alchimiques sont quelque chose qui s'accomplit
dans l'impossible. On ne transmute pas dans le banal.
J'avais plus ou moins réussi les miennes, mes éléments
étant le feu et l'eau. Ces éléments étaient à l'évidence
ceux que je me ressentais, ceux à partir desquels je me
mettais en résonnance et non ceux d'un éventuel calendrier
ésotérique. La nature alchimique de ce mariage est évidente
: la circonstance rare, hors lois, hors contingent. Cà et
là je voyais des allusions à l'union de mes deux éléments,
le ´"Dragon du lac de feu"ª par exemple, la fin de la
Walkyrie peut-'tre sous un certain angle, des films de
Cousteau ou le feux tellurique sous-marin paraissait
presque apaisé.
Habitué à m'accomplir dans le très difficile je choisi
évidemment des carrières, des parcours ou des sports qui
surprirent ou consternèrent mon entourage mais, avais-je
vraiment le choix?
E évoquant les noces alchimiques qu'on peut réussir ´"avec
soi"ª, quand notre nature le veut et le peut, j'ai ouvert
le chemin à une description de celles que l'on célébrera
avec l'autre. Notons le et reparlons-en un peu plus tard
car je préfère revenir à des mystères de niveaux inférieurs
mais tout aussi importants.
Nous qui parlons des femmes, singulier pluriel, nous ne
traitons en fait dans la vie qu'avec une femme à la fois.
«à n'a rien à voir avec la monogamie, la femme monopolise,
quand il y a relation, toute notre capacité de traitement.
Revenant à cette idée que les femmes sont beaucoup moins
individualisées que nous, qu'elles ont en quelque sorte un
compte permanent à rendre a leur race (la race) je serais
tenté de la nommer l'Ambassadrice.
Et à ce sujet il me vient deux idées. L'une parle de la
probabilité qui est la nÙtre de rencontrer notre ´"femme
première"ª, l'autre traite de la mécanique fatale. Voyons
donc.
La femme première, comme un nombre peut 'tre premier, comme
une sinusoïde peut-'tre première d'un timbre musical, est
celle pour qui nous sommes construits.
Les grandes légendes ne parlent de rien d'autre, toutefois
elles simplifient en proposant des correspondances absolues
du type Tristan/Isolde et gomment en général l'émergence
des problèmes et des différences par la mort. Je veux
bien.. mais ce qui m'intéresse est de savoir qu'elle est
notre probabilité de la croiser et de la connaître. A quoi
se reconnait-elle?
Je tiens cette désignation de ´"femme première"ª de
Natalia, une jeune espagnole de vingt ans, qui me fit un
soir une théorie des attractions amoureuses et que je
trouvai impressionante.
Je me demandai comment à cet ‚ge elle pouvait avoir
assimilé tant de notions qui normalement sont le fruit de
l'expérience. Je m'apperÁus que nous navigions à des
niveaux de communication ou le temps est en quelque sorte
aboli et en lesquels une jeune femme de son type peut
facilement accéder à des bibliothèques entières à partir de
quelques relations amoureuses, voire d'une seule. Elle
était jolie, intelligente et dédaigneuse ce qui lui
conférait tous les avantages imaginables en la matière, en
fonction de ces lois d'offre et de demande qui influent
tant sur le marché. Gentille et modeste elle en eu appris
beaucoup moins, j'en reste persuadé.
La femme première est un ´"gestalt"ª comme l'on aimait dire
dans les années soixante, une forme résultante de mille
ingrédients, la mère étant le plus basique sans doute, les
messages de la mode les plus superficiels, qui sait? Sans
analyser ce qui la constitue en tant que forme il est
facile de dire qu'elle est repérable. Mais avant de la
repérer il faut croiser sa trajectoire. Et statistiquement
nous avons tous fort peu de chances que cela se produise.
Elle me fit un exposé des signes secondaires de la
séduction, science que je connaissais mais dans laquelle on
apprend chaque jour.
Ce serait le sujet de tout un ouvrage et sans doute
existe-t-il. Si c'est le cas j'espère que ce n'est pas
l'oeuvre d'un médecin mais d'un poète ou tout au moins d'un
praticien. Nous ne pouvions qu'aditionner nos connaissances
et tenter des synthèses.
Ces signes secondaires relèvent de deux niveaux au moins,
mécaniques et (quel mot inventer??) idéels. Que l'on me
pardonne de ne pas utiliser simplement physique et
spirituel, la différence entre les signes en question n'est
pas si importantes.
Je lui racontai par exemple la réaction spontanément
favorable qui était la mienne chaque fois que je regarde
une femme dont les sourcils sont très fournis. Ou encore
l'impression de méfiance que me donnera telle autre dont
les jambres sont fr'les. Je qualifiai ces niveaux de
mécaniques car malgré tout il m'arrive de connaître des
femmes qui ne correspondent pas à ces critères et qui sont
très séduisantes. Disons simplement que ces messages
augmentent les probabilités.....
La notion de feedback que j'introduisis dans cette
discussion laissait entrevoir de meilleures probabilités.
Nous ne rencontrons pratiquement jamais celle pour qui nous
sommes construits (c'est réciproque..) mais nous nous
imaginons souvent que cela nous arrive, au moins une fois.
Dans la pratique nous commencons par projeter notre image
idéale et nous sommes parfaitement capables de vivre un
certain temps avec une illusion ou une erreur. J'appartiens
moi-m'me à cette race de projecteurs qui déforment
l'espace-temps féminin pour le mettre en conformité avec
leur recherche. Toutefois à ce niveau nous nous exposons à
recevoir des claques sévères car la femme se comporte
généralement comme une lame d'acier. Elle plie, se laisse
imposer une courbure selon nos désirs mais sa nature ne
varie pas et, à moins d'une alchimie amoureuse improbable
qui se développerait entretemps, il vient un jour ou elle
reprend sa forme avec une brutalité et une précision
fatales. Nous ne saurions lui en vouloir, nous avions tenté
de la terraformer - si je puis dire - à notre go˚t et à nos
besoins.
Quand la relation qui s'établit est un peu plus nuancée il
s'opère au début ce que je nommerai des ´"appels en
conformité"ª. Chacun, inconsciemment, se remodèle pour que
le couple s'approche de la grande définition recherchée.
C'est à ce niveau qu'une inversion du couple donne de
fabuleux résultats : l'homme féminin utilise son intuition
pour percevoir sa partenaire, la femme-garÁon partage la
nature de l'autre, bref les difficultés sont quasiment
gommées.
Si l'on ne bénificie pas de ce cas de figure idéal, la
femme infiniment plus adaptable dispose pour mener le jeu
de beaucoup plus de ressources que l'homme, j'en reste
convaincu. Et c'est à ce stade que se produit le feedback
(rétroaction) positif qui modèle le couple. Ils ne
concèdent rien, ne perdent rien, ils transforment dans
l'accélération.
Peut-'tre entrevoyons-nous ici une loi fondamentale du
couple qui montre que la transformation ne peut se réaliser
avec continuité qu'en milieu stable, à partir d'une énergie
instable captive, l'homme au contact de la femme, le feu
attiré par l'arbre et pénétrant la plan'te par les racines
de l'arbre.
Il y avait cependant dans la femme une double nature qui
dérangeait la bonne ordonnance de mon raisonnement, elle
était à la fois ordonnatrice et destructrice. Les textes
que je lus par la suite sur Lilith consolidèrent un peu mon
projet.
Si l'on vous demande a quel stade de rédaction il en est
dites que vous l'avez vu sur la mer, voguant vers le soir,
à l'horizon, qu'il a l'air content.
Il est notoire que les hommes ont peur des femmes. Il l'est
également qu'ils compensent cette peur de diverses
manières, l'assasin et le macho ayant avec le temps fait
leurs preuves. Quel commentaire pourrait-on bien faire de
cette longue et séculaire série de persécution si ce n'est
qu'en tuant le mystère ils le renforÁaient et surtout se
privaient de la chance d'y 'tre révélé un jour?
Statistiquement je pus vérifier que la grande majorité des
hommes était pr'te - et combien..- à regarder les femmes
mais pas à les voir. Leur nature silencieuse et étrange,
cette absence de besoin de discourir sur leur nature comme
sur la nÙtre n'arrangeait rien. De temps en temps on voyait
passer des hommes féminins qui paraissaient faire partie de
la famille, qui étaient acceptés, mais jusqu'à peu on les
tournait en ridicule. Les choses bougent et les probables
s'orientent, nous avons abordé, je crois, le temps ou
quelques poètes oseront nommer la femme et seront entendus.
Je n'ai pas voulu innover avec ´"gynéconautes..."ª
Il y a peu de temps mon attention fut attirée par un
interview de Fanny Ardant qui affirmait ´" il n'y a pas de
nature masculine"ª. Je cite sous réserve de journalisme.
Magnifique formule, je ne sais si l'auteur est une initiée
ou une femme nouvelle (celle qui nous parle de sa
féminitude), mais je souscris sans ressentir la moindre
perte d'identité ; je/nous, les copains, nous sommes
ailleurs
.
La nature masculine apparaît en effet comme une sorte
d'échappée de la nature féminine. Les juifs ne s'y trompent
pas quand ils affirment que l'on n'est juif que par sa
mère, Y transmet plus d'information que X. Le masculin
semble éprouver d'immenses difficultés à se différencier au
stade embryonnaire mais, au stade adulte, il n'a de cesse
de vouloir retomber, non seulement dans la ´"mer"ª
originelle mais aussi dans les attributs qu'il croit
percevoir chez la femme. Cette comparaison pourrait aussi
se prolonger dans le Tsimtsoum hébreux, théorie religieuse
du BigBang selon laquelle Dieu laisse se gonfler en lui une
impureté de temps et d'espace (notre univers) et dans son
infinie mansuétude le tolère, la théorie ne dit pas jusqu'à
quand mais laisse entendre que vulgairement nous ne serions
qu'un infome pet divin. D'ou cette idée du masculin qui
serait toléré par la nature de base : la féminine.
Et, ces derniéres années tout conflue et tout s'accélère.
Mon esprit qui éprouve des difficultés à raisonner sur des
sujets ´"singuliers"ª se laisse fasciner sucessivement par
de grands ensembles, la physique, la globalisation, la
musique contemporaine et la direction d'orchestre, les
déréglementations, le marché des changes, les violences
institutionnelles, la mort et la transfiguration de la
littérature et ne conÁoit au fond que deux grandeurs
naturelles immuables : la météo qui est un aspect des
mathématiques du chaos et la femme qui est un aspect des
mathématiques de l'ordre.
Quand je dis que tout conflue je me réfère à des livres,
des films et des témoignages divers qui sortent les aspects
peu acceptés de la femme.
Ce sont, cas par cas, des films, des fragments d'émissions
très commerciales, très vulgaires souvent, qui laissent
passer des témoignages importants, touchants quelquefois
dans leur simplicité, utiles en tous les cas sinon à la
copmplétion de ma thèorie générale du moins au retracé du
visage de la femme. Enigma sors de l'Ombre nous
t'invoquons..
Curieusement ce n'est pas la littérature de haut niveau qui
nous apporte des nouvelles de la raÁe, Áa vient au niveau
du quotidien, du commercial, du citadin, du potin parfois.
La femme ne se redessine pas dans la grandeur : elle est
grande. Aparaissent donc des personnages hirsutes,
ébouriffants au sens du récit, qui nous clament qu'ils ont
compris une part du mystère. Dans Ciel mon mardi je vois
passer (masqués) les nouveaux bébés qui pratiquent le sexe
amiotique. Un personnage parfaitement anodin passe dans la
m'me émission et nous annonce le règne des femmes. Il
utilise son temps d'antenne pour les conjurer de gérer le
monde mieux que nous les hommes. Tout le monde se marre
mais en fait il est fort intéressant, il dit avec des mots
simples tout ce que j'essaie de vous cacher avec beaucoup
de mots...
Queklques années plus tard, je me réfère à la France car
j'utilise surtout les lucarnes franÁaises sur le monde,
c'est la ruée. Personne ne différencie bien les pédales des
pédales douces, des DRagQueens, des invertis, des
pédérastes, des transformistes,des travestis, des
androgynes et autres hermaphrodites. C'est la grande salade
qui passionne tout le monde, avoué ou pas.
Beaucoup de choses, n'en déplaisent à ma conscience de
caste européenne, nous viennent des Etats-Unis.
De la mère et de la putain on a beaucoup écrit, de la
dominatrice peut-'tre moins, de l'amazone/mère Lilith/Eve
peu de choses, de la race et des ordonnatrices presque
rien.
Les auteurs se donnent beaucoup de peine pour la décrire,
ils sont moins pressés de la nommer si tant est qu'ils y
pensent.
J'en suis venu avec le temps à me la représenter comme une
entité modulée, changeante, nantie de son principe
d'incertitude ce qui m'a poussé à revoir le titre de ce
fameux roman que je n'écrirai jamais parce que je le vis
beaucoup trop, il avait commencé par ´"Le surfeur du
Chaos"ª (années 70), il est devenu ´"Histoire des femmes,
des volcans et des fleuves au cours imprévisibles"ª ou bien
entendu les dits fleuves imprévisibles sont les choses de
la vie, les femmes la plan'te et les volcans une sorte de
médiation éjaculatoire entre la plan'te féminine et les
énergies m‚les, il s'achève ici sous une forme qui se
voudrait encore plus narrative ou je me propose de décrire
les variations d''tre de la femme, selon le plus modeste de
mes évangiles croyez-le bien.
Lilith oui, laquelle ne parvint nominalement à ma
connaissance que fort tard, de par l'un des nombreux livres
qu'on commence à lui consacrer en cette fin de siècle,
temps de sa renaissance, de son très impressionnant
come-back. Je me retrouvai également en sa compagnie avec
des internautes qui lui consacrent de nombreuses
annotations et commentaires.
Plus un catalyseur qui déclencha chez moi l'envie de réunir
ces quelques notes - et si vous les lisez j'en serais venu
à bout... - un petit livre de vulgarisation de la physique
moderne, le Cantique des Quantiques
que ce matin de P‚ques 1996 je feuilletais à vrai dire un
peu distraitement.
Je réalise que malgré mon ignorance de son histoire j'ai
entretenu avec Elle de nombreux démélés, savoureux,
ardents, catastrophiques, toute une liste d'adjectifs dans
laquelle vous n'inclurez jamais indifférent, mou ou évasif,
pour ne citer que ce qui me vient à l'esprit dans
l'instant. Tout ceci fait partie de mes souvenirs, ceux que
je tiens à raconter, ceux que je consentirai à révéler,
ceux que je cacherai en toute sécurité comme ceux que
j'essaierai d'inventer, pour mesurer un peu mon inventique
à l'aune de votre sagacité.
Il faut observer au préalable que l'ensemble des propos
tenus sur la femme, Eve ou Lilith, qu'il s'agisse de
poésie, de psychologie, de philosophie, d'érotique ou de
romanesque, est un discours d'homme.
Les femmes parlent très peu des femmes m'me si il existe
des exceptions remarquables. De leur cÙté les hommes sont
doués de facultés incomparables pour parler la Femme, lui
pr'ter des natures vraies ou imaginaires, écrire des
chansons ou des poèmes à son propos et lui dédier tout un
ensemble de commentaires, textes et gloses qui sera
probablement sans fin juqau'à ce que se réalise l'union
alchimique des sexes, chose également annoncée il est vrai.
Ma méthode préférée pour creuser dans le réel est le
zapping, et si je m'autorise ce mot un peu écrouï c'est en
souvenir de mon passé de précurseur de "surfeur de
l'information", la chose n'était ni à la mode ni m'me
connue. Zapper ne se limite évidemment pas à la télévision
m'me si les chaînes à disposition nous offrent un modèle
facile, zapper se fait avec tout ce qui véhicule de
l'information, cinéma, livres (en lire plusieurs en
parallèle), presse, conversations et plus récemment réseaux
informatiques.
Je n'éprouve aucun désir de structurer un discours à propos
de Lilith - Elle s'y déroberait - aussi me laisserai-je
guider instinctivement par l'un de ces organigrammes que je
vois se dérouler d'un plafond imaginaire, la cabeza vous
savez, et quand on tire au hasard l'une de ces structures
une autre s'empresse de suivre et ainsi de suite et vous
commencez une histoire, la vÙtre, sachant bien qu'avec les
m'mes briques un autre raconterait quelque chose qui n'aura
aucun aucun rapport ni de forme ni de fond avec votre
discours.
Ce soir passe sur France 2 un hommage à Jean-Paul Belmondo.
Tiens donc! Comme la grande majorité du peuple francais
j'éprouve beaucoup d'affection pour cet acteur pour les
personnages qu'il a incarné sur grand écran, marginal
magnifique, homme simple dirait-on. Nous sommes de la m'me
génération et j'ai été fasciné par l'art selon lequel
Claude Lelouch l'a réinventé dans "Itinéraire d'un enfant
g‚té". Il est toutefois l'un de ces hommes aux cÙtés de qui
je n'ai jamais entrevu ne serait-ce que l'ombre d'une
Lilith. Pour ne pas mentionner Gabin et Delon. On voit
ainsi que les acteurs trop "machos" - et je m'en veux un
peu de dire celà de Belmondo qui incarne essentiellement un
temps et une culture - ne la fréquentent pas ou plus
probable qu'Elle ne s'invite pas à leur table.
Qui, me direz-vous, en ce milieu? Si vous assouplissez les
contraintes de temps et d'époque je vous citerai, à mon
feeling, Richard Berry, Pierre Arditi, Roger Vadim (en
avance lui) comme, et au delà du monde du showbiz, Salvador
Dali, Roger Zelazny (honni soit qui l'ignore), Pierre
Boulez (mais il ne le sait pas), Mastroianni, Serge
Gainsbourg, FranÁois Mitterand, Jorge-Luis Borges, Mozart,
Polanski et Légion(mon nom est).
On devine peut-'tre de qui je parle
: de l'homme féminin.
Est-il utile de le définir et de dire en quoi il diffère de
l'homme efféminé? Un peu vache je vous dirais que non; les
bornés, les construits par d'autres, les enculturés ne
l'apprendraient que très difficilement et pour les autres
il y a instantanément de l'innéité dans le terme, la
famille n'a pas besoin de signes criards pour se
reconnaître.
Imaginons qu'hormonalement la création travaille sur une
sorte de large gamme bi-polaire ou bi-sexuelle, aux
extr'mes de laquelle on trouve à droite
l'homme masculin total, le reproducteur, le couillu, avec
l'ensemble des comportements dits machos,
l'horreur-dégoutante, celui en bref que nous pourrions
nommer classe AA, ce qui est lui faire beaucoup d'honneur,
et, à l'autre extr'me de la gamme, la femme féminine,
encore pire si concevoir se peut, vaginale extr'me,
reproductrice et gardienne des semences, dotée de règles
difficiles, apte à fabriquer des codes de territoire à
laisser Dieu bouche bée et dotée d'un pouvoir de distorsion
de la communication qui lui cionfère une évidente
supériorité tactique mais ne peut que la mener au désastre
parejal,
femme plus que nous affublerons d'une classe BB, en toute
candeur. (Je ne vais pas passer trop de temps à m'excuser
car si je n'avais aucune opinion un peut arr'tée je
n'écrirais pas ces lignes faute d'élan... )
Les personnages intéressants, fascinants, puissants,
charismatiques se situent aux avant-extr'mes de cette
gamme. Il ne s'agit pas de la masculine ou de l'efféminé,
des homosexuels ni des androgynes et autres hermaphrodites
mais de l'homme féminin et de l'amazone ou lune noire.
Ce discours se base sur des répartitions hormonales
essentiellement et ne prend pas en compte la structure
physique ou réceptacle de l'individu, ce fichu corps dans
lequel vous habitez. On supposera que, rarement, la Nature
se trompe et que des femmes accomplies naissent dans des
corps de garÁons et inversément, au gré d'avatars si
complexes qu'il serait vain d'en vouloir établir le
catalogue. Je suggère d'ignorer ces cas de mauvais
aterrissages, l'erreur de corps, que je distingue de
l'ambiguité hormonale, erreurs qui ont permis à des hommes
distingués égarés dans des corps de femme de disserter de
la nature féminine avec brio. J'assumerai bien s˚r toute
l'injustice de cette déclaration qui présente l'avantage de
nous permettre de ne nous consacrer qu'à cette fabuleuse
combinaison matricielle o˘ s'affichent la combinatoire
hormonale et la nature double, illusion quantique,
énigmatique marelle de la vie, pattern souterrain que vous
devriez parcourir une fois au moins dans votre vie, avec un
guide, si vous avez la chance d'en trouver un.
Qu'est-ce qui nous permet de dire d'un homme qu'il
appartient à la classe des hommes féminins? Rien de
rationnel, peu de physique ou de de mesurable, beaucoup
d'innefable, d'intuitif et d'odoriférant. Il s'agit
toujours, souvenez-vous en, de zapper les gens ou mieux
encore, si vous en avez le pouvoir, de les scanner.
En qu'te de profils plaÁons la barre un peu haut. Beethoven
est relativement classe AA alors que Mozart est l'image
parfaite de l'homme féminin. A ne pas confondre avec leur
virilité qui paraît avoir été "mesurable" terme
délicieusement prudent et malicieux, chez les deux.
Si vous me demandiez de prouver cette assertion ce serait
très facile, je vous ferais diriger le début de la Septième
symphonie du premier et le mouvement lent de la Jupiter du
second. Vous seriez instantanément convaincu à supposer que
la partition ne vous engloutisse pas dans sa for't de
signes! Pour demeurer en domaine musical je serais casi
casi tenté de classer Strawinsky aux cÙtés de Beethoven et
Webern à ceux de Mozart et cette proposition, première
affirmation un peu concrète, mène à penser que la nature
féminine est peut-'tre celle qui "s'arrange bien avec le
temps". Qui le module, qui connait ses pentes, qui ne tente
pas de l'équarrir afin de le prévoir.
Que la femme est plus rubato que l'homme et par voie de
comparaison plus romantique.
Un sacré fouillis si l'on note que les attributs de Lilith
sont entre autres le fouet et l'épée, attributs suggérant
la rigueur. Mais qui vient de penser à haute voix que nous
ne ferions pas notre plein de contradictions ?
Dans la foulée de cette promenade libérée je revois la
projection avant hier de "Pédale douce", un vrai
chef-d'oeuvre, et entre autres choses que j'amerais citer
l'admirable phrase de Patrick Timsit (homo) à Fanny Ardant,
je la cite de mémoire et c'est certainement approximatif :
-"Mon drame c'est que tu es la femme de ma vie, c'est que
je voudrais un enfant de toi, que je ne peux pas te le
donner et que par dessus tout tu es la femme que je
voudrais 'tre".
D'un homo à une femme si incroyablement resplandescente
c'est le Cantique des Cantiques! Nous aurons de nombreuses
occasions d'y revenir.
Ce qui nous ramène par la bande au Cantique des Quantiques.
L'idée commune, le fil conducteur vient d'une certaine
ressemblance entre la situation de la femme dans la
société, au début de ce siècle ainsi que l'aspect qu'elle
rev't progressivement aujourd'hui, et, l'opposition entre
la physique classique et la moderne dite quantique. La
première qui était un peu manichénne se partageait le monde
selon deux évangiles, ceux de Newton et Maxwell. La
perception instrumentale des savants n'avait pas été pas
assez fine pour découvrir rapidement les contradictions que
n'expliquaient aucune de ces Bibles, et autres bras
d'honneur de l'univers quantique au dogmatisme classique.
Toutefois la science s'étant débarassée de l'église et le
risque d''tre brulé en place publique se rammenant à des
anathèmes relativement académiques, les savants se
rendirent compte assez rapidement des failles de leurs
systèmes et des esprits curieux et bien sur visionnaires
entreprirent l'exploration de nouvelles Amériques, on
connaît quelques-uns de leurs noms.
L'un des aspects fascinant de la physique actuelle est
celui de l'incertitude ou des "natures qui sont proches
parentes du changement". On y trouve une édition moderne de
l'ancien dialogue Ordre-Chaos, Dieu-DiableLes révisions du
réel auxquelles je fais allusion ont commencé il y a
bientÙt cent ans, certaines récentes, souvent douées de
noms à faire r'ver les poètes : théorie des Catastrophes,
Mathématiques du Chaos, "catastrophe ultra-violette", titre
charmant, qui n'a rien à voir avec vos vacances au Club
Med.
Les américains ne s'y sont pas trompés, en leur extr'me
propension à transmuter la connaissance pure en dollars,
Jurassic Parc
disserte des mathématiques du chaos, entre deux dinosaures.
Du chaos au fractal en passant par le quantique et tout ce
que vous souhaiterez ajouter on en vient à concevoir
qu'entre matière et ondes, il existe une sorte de doute
permanent, une dialectique du changement, une incertitude
non seulement de lieu et d'espace mais de nature, entre
matériel et énergétique, réel et probable. Ce doute
fondamental est exprimé dans des paradoxes simplificateurs
tel le chat de Schroedinger, le paradoxe d'Einstein
Podolsky-Rosen et d'autres dont je laisse l'inventaire aux
experts.
Ces paradoxes nous enseignent que nous sommes indéfinis ou
en voie de définition permanente. Le cerveau apparaîtra
ainsi comme une machine à fabriquer du réel en décodant du
chaos.
Et que deviendrait le monde si je m'arr'tais de le r'ver?
Pensée parfaitement logique en fonction de ce qui précède.
Mais le solipsisme existe depuis l'antiquité. Dès le début
de ce siècle apparaît la fameuse phrase "to collapse wave
front of probabilities", ce qui se traduit plus ou moins
par l'idée que Dieu et/ou votre cerveau accomplissent leur
travail de décodeur en faisant s'écrouleur les vagues d'un
front d'ondes de probabilités, ce qui peut se traduire par
effecticement par "fabriquer du réel".
Deuxième information pertinente et si tant d'esprits se
rencontrent à ce niveau il doit bien y avoir confluence
soit des savoirs soit des illusions, faites vos choix.
Comme nous avons toujours besoin de poètes et d'écrivains
pour étayer nos hypothèses j'en p'che au hasard deux : A.C.
Weisbecker avec "Cosmic Banditos"
(Série noire!!) et ***** avec "The Naked man", tous deux
écrivant sur la vie, l'amour, la folie, le désespoir et
l'ivresse selon le nouvel évangile de la physique
quantique!
Le premier post-face son livre en ces termes "On ne sait
pas grand chose de A.C. Weisbecker et A.C. Weisbecker
souhaite en rester là". On ressort donc de cette lecture,
sur fond de mezcal, de dope, d'avions très très romantiques
avec l'impression d'avoir lu l'ouvrage d'un physicien
américain (gringo) qui comme disent les suisses "a fait
dans la littérature"
à partie de ses connaissances scientifiques et s'est
monumentalement éclaté. Si vous avez le go˚t de
l'extraordinaire scientifique sur fond d'Ancien et
Nouveau-Mexique vous ne vous emb'terez pas.
"L'homme nu" est à un tout autre niveau, un livre de
prétention, dans le grand sens du terme, il tente
l'incroyable et parvient aux niveaux d'une beauté et
horreur toutes deux insoutenables. Il se trouve que j'ai
vécu une partie de ce livre et je vous l'avoue j'ai pleuré
en le lisant. C'est en lui que réaparait le "collapse a
front of waves of probabilities", sur un mode de savoir, de
désespoir, de suicide et de résurrection qui en font un
ouvrage unique.
Le bonheur de tels écrits est qu'ils relient énormément les
'tres, les choses, les vies. Ils décloisonnent les
connaissances et les cultures infligées, encore faut-il
quelquefois en avoir mérité les clefs.
Remarquons encore une chose :
Tout ce qui précède est un résumé approximatif du chaudron
qui se mit en ébullition dans les quelques secondes que je
consacrai à la lecture Cantique des Quantiques. J'y trouvai
quelque chose qui me parlait très clairement de la femme
aux deux natures, Eve et Lilith, les éternelles
co-locataires.
L'une des difficultés est qu'aucune femme n'est uniquement
Eve ou Lilith. La femme est double, infiniment plus que
l'homme, beaucoup plus puissante, en bien des domaines
aussi.
*****
Il est vrai que depuis que je vous parle d'Eve et Lilith je
n'ai pratiquement donné d'Elles aucun signalement. Et il
faudrait sans doute se résigner à décrire leurs deux
"aspects", genres sacrés de la femme. Mais c'est une t‚che
ennuyeuse, on y risque trop le didactique. Je crois qu'il
est préférable de mettre en place des structures très
simples, des observations de fonctionnement. Et de laisser
germer et proliférer les idées.
Toute analyse tend à remonter "upstream", vers le haut du
courant, les origines, le glacier-mère, la source initiale.
De m'me devrions-nous tenter de nous regarder en dehors de
la société, avant les codes, à l'état de machines
biologiques.
Notre finalité, ce qui nous caractérise nous autres hommes
est passablement bref : le devoir de porter notre semence
en bonne terre-mère. ConÁus chasseurs nous le restons toute
notre vie, malgré certains codes de plus en plus remis en
question. Ce qui nous attire irrésistiblement c'est la
solidité de la femelle et le besoin de nous ré-écrire. Ne
cherchez pas plus loin, toute la mécanique est là. Elle
nous décrit évidemment nantis d'une certaine solidité
guerrière, le chasseur, et le nomades, désespérement nomade
juqu'à la qu'te. La fidélité n'est qu'une erreur passagère,
elle n'est pas notre tasse de thé dans le long terme et à
ces niveaux. Il en existe une forme naturelle qui recouvre
la croissance de la progéniture mais cette dernière dans
notre race est très lente et problématique pour le chasseur
et ses livres internes.
De son cÙté la femme se structure - devrait se structurer-
à l'inverse, dépositaire et co-signataire du message, elle
tend au stable, à la protection, au nid, à la monogamie. Le
m‚le la nourrit et la protège, elle assure la continuité de
la race. Ces "évidences structurelles" ont bien entendu
servi à diverses cultures qui ne les ont jamais mentionnées
aussi clairement pour réprimer la femme et ses pouvoirs
tout en la sanctifiant. Tout est aggravé par l'existence de
Lilith qui ne s'intègre en rien au schéma évoqué ici. D'o˘
son exclusion des textes sacrés. Trouvez Lilith dans la
Bible....
Les sources -quelles sont-elles?- parlent d'une première
femme insoumise. Laissons parler notre imagination.
Avatar un
(Le privé)
Tout était brumeux, je nageais dans quelque chose de flou,
de poisseux et ma t'te ne me faisait pas de cadeaux. Le
cercle de fer.
J'ai ouvert un oeil.
Il y avait là trois types, taille moyenne, très bruns le
genre hispano. Avec le temps ils se sont réunis en un. Qui
jouait nerveusement avec son cigarillo.
- Tu prends ton temps a-t-il observé en me regardant de
coin.
- "Je ne viens pas au monde tous les jours." Ma voix était
p‚teuse. J'aurais aimé m'appeler Genèse ou Evangelène. Mais
je ne me souvenais m'me pas de mon vrai nom.
Je me demandais par ailleurs d'o˘ me venaient ces idées et
ces sons que je produisais avec ma bouche et qui me
paraissaient servir à communiquer.
Apparemment il lisait dans ma pensée car il répondit.
- "De ton futur."
Il continua à m'observer, je serais tentée de dire sous
toutes les coutures. Je m'apperÁus que j'étais nue. En
costume d'Eva-naissante. (Le mot n'existait pas encore).
- "C'est un kidnapping?" demandais-je d'un ton aussi neutre
que possible.
Il sourit.
- "Une récréation, pour un trait d'union, serait le terme
plus approprié.
C'était un farceur, quelles que fussent ses intentions.
Regarde à ta droite" reprit-il.
Ce que je fis.
Pour découvrir un type à l'air satisfait, très b‚ti, un peu
gonflette. Il me dévisageait avec des airs de propriétaire.
Je me mis péniblement debout. «a faisait une masse
d'opérations inhabituelles d''tre créée comme Áa, sans les
répétitions de la première enfance. Je devais paraître un
peu maladroite.
-O˘ sommes-nous?
- Dans le jardin d'Eden.
Je farfouillai vivement dans mes mémoires du futur. Et si
c'était celà Eden je puis vous certifier que sa réputation
- m'me à l'Est - est très surfaite. Un maigre carré de
gazon uniforme bordé d'une brume existentielle. Cette brume
avait un air vachard et je sentais qu'avec elle le monde
s'arr'tait facilement d''tre défini.
- C'est tout à fait juste dit Castaneda. Il venait de
prendre cette identité.
- Au-delà Je ne pense rien. Pour le moment....
- Si vous m'expliquiez les raisons de ma présence? dis-je
d'une voix aussi innocente que possible. Après tout rien ne
me prouvait qu'il était bien intentionné.
Quelque chose craqua en moi, Une cÙte cassée probablement.
«a se mettait en place tout doucement. Je devais 'tre une
sacrée usine. Je lui fis mon regard coulisse-douce-par
dessous.
- Et si vous me rendiez mes v'tements?
Il tapota vivement sur un petit clavier qui s'était
matérialisé au creux de sa main gauche. Je fus entourée de
deux ou trois courants d'air froids, un
petit vertige en forme de cercles qui s'étrécissent, et je
me retrouvai quasiment ligotée, emprisonnée dans une jupe
trop longue et étroite, les pieds comprimés dans
d'invraisemblables chaussures qui me raidirent
instantanément les mollets et le dos. Pour ne pas parler de
cet instrument de torture qui m'encerclait la poitrine et
m'emp'chait pratiquement de respirer.
- "Pas mal" observa Castaneda.
- Je me dandinai, il me fallait faire diversion.
- Et l'autre idiot, là, qui est-ce?
- Schwarzy fit Castaneda. Mon oeuvre. Il avait l'air fier.
- C'est votre brouillon? J'avais conscience d''tre quelque
chose de plus.
Cette question eut un effet extraordinaire. Castaneda et
Schwarzy se retirèrent en grande h‚te à l'autre coin d'Eden
et bras dessus bras dessous entamèrent une discussion
agitée dont je ne perdais rien puisque, je vous le répète,
Eden est un foutu lopin dont vous ne voudriez s˚rement pas.
- Sereno moreno! fit Castaneda.
- Ce n'est pas du tout le modèle prévu- protesta Schwarzy.
- La création suppose l'imprévu, ou serait le plaisir?
- Mozart -LUI-- ne fera aucune esquisse!
- Beethoven et Attali énormément.
- Au nom du ciel Père tirez-moi ce cauchemard...
- Ah! tu verras tu verras Kadmon, essaye-la, c'est une b'te
de race.
Je me souvins à temps qu'en ce temps-là la différence entre
la Belle et la B'te n'était pas vraiment codée. Ils
poursuivirent, débattant d'un certain nombre de clauses
scabreuses parmi lesquelles il était question d'une posture
"dessous", me concernant fort directement. Non mais! Je
m'appercus que Castaneda avait laissé traîner sur l'herbe
un petit objet brillant. C'était sa calculette-accordéon,
celle qu'il venait d'utiliser pour m'emprisoner dans ces
v'tements hideux. Ils étaient tellement occupés à me
redessiner et à prévoir mes postures et horaires pour le
proche avenir qu'ils ne me virent pas m'en emparer.
Evidemment Castaneda -ou Celui-Qui-Résidait-En-Lui-
disposait d'une vision tout azimuts. Mais d'une divine
indifférence aussi!
Je tapotai sur les touches. Il y en avait trois. Il n'y
avait aucun mode d'emploi.
Un énorme éclair océanique déploia ses zébrures au Nord,
alors que des pics acérés commencaient à surgir des brumes,
tout autour d'Eden. Chiite!
Mais ils ne s'apercurent de rien. Sans doute l'Univers
était-il encore instable, comme moi... Je remarquai parmi
les touches une inscription utile : (Cancel). (Help) Je
tentais la première.
Tout rentra dans l'ordre.
Mais là-bas le ton montait.
- Je veux dit Schwarzy, une compagne aimable, apétissante,
plus ronde, cuisinière il va de soi et qui non seulement me
soigne quand je rentre de la chasse ou de la pétanque mais
encore et surtout m'obéisse.
- Mmmmm dit Castaneda, c'est à peu près le programme que
j'avais mis en route. Il y a des bogues.
Aucun doute. Elle dispose d'un coeficient random éxagéré.
Faut voir.
- C'est tout vu", répliqua Schwarzy, - "à l'équarissage.!
-"Avouez que ce serait dommage, pour une jeune femme de mon
lignage de mourir, à la fleur de l'‚ge"ª, me citai-je
conscienceusement. J'appuyais donc sur (Help).
Ce ne fut pas trop ardu.
De leur cÙté Messieurs les Hommes revenaient.
J'aimais bien, je l'avoue, le regard noir de Castaneda. Il
ne s'"était pas choisi un job simplet et il assumait. Avec
chic.
Quant à l'autre je vis qu'il s'incarnerait plus tard sous
une forme assez réussie, acteur, Président des Amériques?
Difficile à préciser de si loin. Mais pour l'instant - et
des instants il n'y en vait pas beaucoup dans la corbeille
de l'Histoire..- il était vraiment trop con.
J'avais fait ce que je croyais me convenir et il ne me
restait qu'à appuyer sur , unique touche que je n'avais pas
utilisée. J'avais oublié de vous dire que la programmation
elle m'me, sur cette calculette à trois touches, était
purement mentale.
Ce que je fis et bien m'en prit!
Castaneda avait vu l'objet dans ma main.
Son oeil noir brilla et je ressentis une forte piquer dans
la paume droite.
- Aoutch!
La calculette était dans sa main, il la résorba.
- Tu voudrais peut-'tre construire des Univers Lilith? me
dit-il d'un air mi-faché mi-amusé.
Et à nouveau je ressentis les symptomes de la
programmation. Je fus entourée de courants d'air froids et
violents, un sacré petit vertige et.. la mutation.
Je m'étais pensé une tenue qui irait avec mon caractère.
Des bottes bien moulantes, jeans et Perfecto. Je portais
par dessous un débardeur noir sur lequel une médaille
arborait le signe du changement. A la main je tenais une
petite cravache de cuir brun avec laquelle je tapotai ma
botte d'un air aussi naturel que possible.
Castaneda eut un sourire amusé.
- Tu sais Lilith que je na'ime pas beaucoup le signe du
changement.
- Il remet tes oeuvres en cause?
- Exactement, et ce n'est pas le moment de l'arborer. Avec
le temps le désordre augmentera sufisamment dans l'Univers.
La soupe est chaude, ne craches pas dedans.
J'opérai une rapide visite dans mes futures bibliothèques,
de quelle soupe parlait-il donc? Il y avait une préférence
pour la nucléo-synthèse primordiale mais ce n'était pas le
genre de soupe que je puisse préparer.
Quant à Schwarzy il me regardait avec dégo˚t certes, mais
un ceryain intér't. Nul doute que je l'eusse mis au pas si
Castena n'avait pas, à cet instant précis, décidé
d'intervenir.
- A Diable donc, Lilith, me dit-il, nous avons besoin de
quelqu'un d'autre. Que passent les ténèbres extérieures et
que s'efface ta mémoire car tu es chose dangereuse.
J'eus tout de m'me le temps de voir ce qu'il avait noté :
Commentaire Talmudique dans le verset 1:27 de la genèse.
Ici s'arr'tent mes souvenirs personnels d'Eden, le reste
n'est que le fruit du long et patient espionnage auquel je
me livrerai.. si je m'en sortais.
Je ne puis guère décrire ce qui m'arriva. Il était plus
fort que moi et son souffle ou son mental me projetèrent
dans la brume de non-'tre qui bordait Eden.
Je tombais. Et pour combien de temps je ne saurais le dire.
Il me sembla que rien de bon ne m'avait été préparé à
l'arrivée mais je n'avais pas de plan de vol. C'est alors
que je revis clairement les quatres symboles de la
calculette, une marque personnelle comme vos boutons de
manchettes si vous en portez encore. Ma foi, rien ne
pouvait m'arriver de pire que de suivre le chemin que
Castaneda et Schwarzy m'avaient tracé, ils comptaient bien
m'éliminer. Je récitai donc à haure voix, fermement, le
tétragrammaton (je me souviens du mot, il était dans le
help) en lui donnant toutes les inflexions que je pus
imaginer.
«a fonctionnait! Ma dérive s'adoucit, je ne me heurtai à
rien et il n'y eut pratiquement aucun choc quand je me
posai. il y eut changement. Ma médaille devenait de plus en
plus chaude et je vis la brume se colorer d'ocre. Puis ce
furent des collines de sable. Et vint le vent.
Je sentais pas loin la présence de la mer.
Ce genre d'endroit se nomme désert, je le vérifiai. Je
vérifiai aussi que je n'avais guère de chance d'y
rencontrer quelqu'un. Peut-'tre son dessein avait-il été
que je m'y désèche?
Quien sabe?
Comme je n'avais ni homme ni cheval à portée de la main je
jetais ma cravache avec rage et m'appr'tai à me mettre en
petite tenue. Il faisait foutrement chaud.
- Ce serait une erreur dit une voix qu'inversément je
connaissais.
Inversément?
Une main longue, brune et fine sortit alors des nappes de
brume qui trainaient encore et ramassa ma cravache.
Un homme suivait. C'était Castaneda!
Dans une version plus arabe, mais lui-m'me si ce n'est que
tout en lui était inverse.
Bizarre? Je veux! Aujourd'hui encore je reste incapable de
définir ce terme d'inverse. Peut-'tre était gaucher et le
précédent droitier? Peut-'tre était-il le reflet-miroir du
premier jusque dans ses pensées les plus intimes? Bourré à
mort d'anti-matière?
Je le convevais et ne pouvais l'expliquer. Quel intér't
d'ailleurs?
Il s'approcha, ma médaille devint b r˚lante.
- J'ai tout entendu Lilith. Ta conversation avec Lui et
Schwarzy.
- Vous étiez là?? Il m'intimidait je l'avoue.
- J'étais à l'orée de ta conscience, je suis toujours
proche, je suis toujours partie de toi. Je suis le
changement. Ton changement. Accepte-moi.
- Avez-vous un autre nom?
Il rit. - Mon nom est légion. Je m'apelle aussi Shaïtan.
Certains m'apellent l'Autre.
Je suis une femme (j'avais eu le temps de faire le point
sur ma nature) pratique et je le dévisageai, avec un peu de
difficulté il est vrai tant il irradiait la noirceur.
- Et pourquoi m'avez-vous suivie dans cet... exil?
- Ce monde est mon terrain de jeux. Ils ont été injustes
avec toi. Ils le seront toujours. Je n'ai que peu de choses
à te dire. Tu es belle, tu es tranchante et impérative.
Epouse-moi et je te traiterai comme tu le mérite, tu seras
la mère de tous mes enfants.
Shaïtan bougeait comme un destructeur cosmique, avec gr‚ce
et fatalité. Là o˘ il passait l'espace n'était plus tout à
fait le m'me. C'était un séducteur, il avait du métier sans
doute mais surtout du génie.
Je n'y avais pas pensé jusque là mais la proposition me
parut valoir la peine d''tre examinée. Non par crainte de
représailles ou pour saisir une ultime perche. Je sentis
que Lui et moi ferions de grandes choses.
Il eut ce dernier argument, décisif pour moi.
- Une autre femme vient. Elle s'appellera Eve. Moi, je
ferai en sorte qu'elle ne te supplante jamais dans
l'imaginaire des hommes ni dans leur vie. Vous serez les
deux réalités de la femme, indisolublement liées jusqu'à la
fin des temps.
Ce type savait parler aux femmes.
Je lui dis oui. Avec les yeux.
Le reste ne fut plus que démons et... merveilles.
Les Aventures Quantiques de Lilith
crise seconde
Nous parlions il me semble de la fidélité dans le couple
humain. Cette obsession, une vraie marotte, à diverses
origines et aura facilité grandement les succès de Lilith.
Il est bien certain que l'Eglise a milité en sa faveur pour
ne pas dire qu'lle l'ait imposée, attitude logique car ce
faisant elle poursuivait le dialogue des origines dont nous
venons de lire une version. Mais dès qu'elle usa de moyens
moins cruels pour l'imposer elle perdit rapidement du
terrain car ne l'oublions pas, Lilith est "quantiquement"
au moins la moitié de chaque femme.
Je m'apercus avec le temps de deux ou trois choses.
Lilith est jeune.
Majoritairement de 25 à 35 ans. Plus rare après, plus rare
lors de l'adolescence. Toutefois une Lilith éclose de 18
ans est un vrai danger public.
Lilith est joueuse.
Lilith est dominatrice.
Lilith aime l'intelligence et la sensibilité masculine.
Lilith est attirée par les hommes féminins. Elle peut
mémoriser l'empreinte secrète de son futur partenaire dans
un temps très bref.
Elle est capable d'une formidable fidélité envers l'homme
de qui elle épouse les idées.
Elle est bonne compagne de guerre.
Lilith bien que succube est mentale avant tout.
Elle ignore la compassion.
Il existe des formes et des formules pour l'attirer, voire
la capturer. Si elle s'échappe elle ne pardonne rien.
Toutes idées que j'essayerai de développer, si je ne me
perds pas en route.
La télévision franÁaise est à mon avis la meilleure du
monde. Je pourrai disserter de ce sujet de la sous-porteuse
couleur 4.43Mh (ou 4:4:4 digital) jusqu'à la conception des
programmes, au titrage ,à la prise de son et bien sur, aux
contenus.
J'ai traversé une époque dogmatique o˘, il y a quelques
dizaines d'années, je disposais de pouvoirs que j'utilisai
avec crainte et respect. Et quand il le fallait avec
dérision car le social m'agace et je ne me sens pas l'‚me
d'une pute.
Ceci pour vous dire que mes pairs de l'époque qui me
portèrent une certaine considération, grincaient déjà des
dents quand je m'aventurais à parler de Bécaud ou de
Nougaro. Mais j'adore la chanson francaise, probablement
parce que je la comprends mieux sémantiquement que
d'autres. Et je ne puis m'emp'cher d'ajouter que ses poètes
y disent de l'existence des choses moins banales, qu'on y
trouve des philosophes, des amants au verbe d'épée, des
regrets aux ors ineffables et beaucoup d'intelligence des
choses de la vie, cette matière que l'on n'enseigne que
fort peu dans les écoles. Bref, dans ma situation aimer un
art populaire était inconvenant; j'étais classé mandarin.
Je passai donc pour un provocateur de la culture et un
extravagant. Heureusement les choses passèrent, les
censeurs vieillirent plus vite et surtout il n'y eut plus
de marché pour la critique ce qui est plus déterminant que
toutes les lettres enflammées que l'on à souvent et
mentalement envopyées aux rédactions.
Toutefois pourquoi une éloge de la télévision franÁaise? Je
l'ai peut-'tre trouvée moins mauvaise que d'autres.
C'est toujours l'instrument de connaissance qui me
m'intéresse. Malgré les tonnes d'ordure qu'aura déversé
cette petite lucarne dans ma vie je ressens encore qu'elle
reste, après le livre, un de mes instrument de connaissance
privilégié. Un transpace comme aura dit Gérard Klein.
M'étant nourri des chaînes américaines, européennes,
mexicaines, brésiliennes et m'me suisses,
je persistais à ressentir qu'il n'était nul autre pays au
monde que la France o˘ le merveilleux, la passion et les
giclées de vie pouvaient encore trouver une voie cathodique
vers nos yeux, nos mémoires et quelquefois nos ‚mes.
Aucun compliment, j'ajouterai que c'est probablement malgré
les désirs et conceptions de ses dirigeants qu'elle
distille de temps à autres des trésors, que personne n'en
est particulièrement à louer et que ce medium parle son
peuple avec naturel.
Ce qui permet une bonne définition du medium, ce qui se
laisse traverser par le message collectif.
Je passai donc de temps à autre des nuits transfigurées o˘
je surfai avec une chance sans pareille les chaînes
disponibles, en créant ma propre trame de merveilles, ma
propre vélocité, mes propres still-frames. J'en restais
éblouï mais au matin la relecture des cassettes, quand j'en
gravais, avait un go˚t de cendres. C'était donc un voyage
du type "live performance" contrairement aux idées reÁues,
qui refusent le caractère de message vivant à la
télévision, en ce qu'elle ne met pas les gens physiquement
en présence.
Il eut été étrange que je ne retrouve pas dans ses
carrefours déjà virtuels les choniques et actes de Lilith,
la toujours active et efficace.
Ayant jeté en vrac un tas d'idées au début de livre il est
normal que j'en rapelle certaines pour poursuivre et
approfondir.
"Il faut observer au préalable que l'ensemble des propos
tenus sur la femme, Eve ou Lilith, qu'il s'agisse de
poésie, de psychologie, de philosophie, d'érotique ou de
romanesque, est un discours d'homme. Les femmes parlent
très peu des femmes m'me si il est des exceptions
remarquables."
Et en effet, jamais une émission réalisée ou conÁue par une
femme ne me permit d'entrevoir le visage de la déesse.
Pourquoi? C'est une putain de bonne question! A laquelle je
n'ai pas de réponse trop instantanée. Laissez-moi chercher,
j'ai vu quelque chose sur Internet qui parlait de celà.
Bref, les hommes du petit écran, plus ou moins
consciemment, poursuivaient leur butinage verbal, à la
recherche du continent noir perdu, de l'épouse de Shaïtane,
mère des démons et surtout mère des fantasmes masculins. et
c'est ainsi que nous vîmes apparaître des phénomènes
convergents. Témoignages d'un règne annoncé.
Mise en accusation, la masculinité se sentit frileuse
durant quelque dizaines d'années. Et produisit des
émissions qui ressemblaient plus à des questions qu'à des
informations.
Ce soir je regarde un "«a se discute" sur le thème de la
cinquantaine et du démon de midi. Tout un programme. Je
suis un peu déÁu par les prestations.
Mis à part quelques décontractés, je reste surpris de la
quantité des angoisses et questions existentielles dont
paraissent souffrir ces gens qui passent ou tutoient la
cinquantaine. Que se passe-t-il? Je n'ai aucun souvenir
d'avoir ressenti la chose. Dans mon cas ce fut m'me plus
drÙle. Pour une raison quelconque je décidais à l'approche
des 45 ans de me "vieillir socialement". J'ai dans mes
esquisses un bouquin entamé dont le titre est "45", et Áa
n'est pas destiné à la Série Noire. Ce n'était plus le
moment me disai-je de faire le pître, le séducteur,
l'entreprenant, le moniteur de plongée, le motard et autres
activités jeuniques, sans parler de cette agitation
culturelle permanente qui m'était devenue une seconde
nature. Je m'imaginais donc en complet bleu foncé, chemise
d'un bleu plus soutenu et cravate de laine bleu obscur. Le
pied! Chaussures noires et chères si faire se peut. De la
classe, de la discrétion, ce rien qui vous fait ouvrir les
portes des palaces. Mes idées seraient sérieuses, suivies,
li-né-aires, pas plus pas moin. Le sentier des honneurs.
J'entendis dans ma t'te les tambours discrets des rites des
couronnements bourgeois et académiques. Tu parles! Cette
décision ne se traduisit par rien de concret, flotta là
dans l'air comme une idée orphane, deux semaines tout au
plus et tout repartit de plus belle, sur un train d'enfer.
Il avait suffi à Lilith de passer dans la rue, en amazone
ou en nana qui s'en souvient, pour que je rentre de plus
belle dans cette danse de sexe et de connaissance avide o˘
se consume le temps.
Malgré les nuit fabuleuse passées dans un couvent d'Erice -
hantées il est vrai par les cuisses d'une amazone-motarde
sicilienne, je n'étais pas m˚r pour la retraite. Je le
regrettai avec une sincérité non dénuée de mauvaise foi.
L'émission s'enlise un peu. Une femme dénonce la dictature
du "jeune", je n'arrive pas à me souvenir du terme qu'elle
invente, ce serait une variante de la négritude de Césaire
appliquée à cette obligation de faire jeune, d''tre jeune,
est-ce la jeunitude? Peu importe. Dans l'autre sens
l'événement se fait avec une charmante noire de 24 ans qui
nous explique son go˚t pour les hommes m˚rs. Nous sommes
ravis qu'elle l'ait découvert mais il n'y a rien de
vraiment neuf. Je me surprends à souhaiter qu'entre un
Michel Simon en Faustus pour nous faire rigoler et
réfléchir à ce dialogue des ‚ges complémentaires.
faustus
dISCOURS de la femme 58 qui vit en fin sa vie
liaison Faust et lilith-
la femme monnaie, étalon or
elle se vend on la vend la stabilité
xenakis coté homme energie asexué
Les amazones sont a enseigner
___________
_________________
dans leur lutte anti anglais certains francais sont des
cons
_________________
Je m'écoulaginaux"ª, dans un contexte historique favorable
et urgent, totalement nouveaux, vierges, ne devant
quasiment rien à personne. Les autres (ne) seraient (que)
la continuité du savoir, le terreau d'ou émergent quelques
plantes plus vivaces, des héritiers indissolublement liés
aux apports des pères. Je me souviens m'me qu'il utilisait
les termes de précurseurs et curseurs.
Le maître se voyait original, quintessentiel, dégagé des
quatres éléments plus épais ( le doute, la répétition, le
prévisible et le ressembli en douceur d'une trompe...., il
faisait rond et mou et je les vis venir.
Jack était le plus rapide des spermatos mais tiendrait-il
la distance? Je ne savais pas et je m'n foutais. Les ovules
n'ont pas de préférences.
_________________
la calculette présente dans tous les épisodes,
_________________
Je réalisai dans ces années que l'usage du corps féminin
par la publicité était, sans que les auteurs s'en doutent,
une arme formidable qui faisait progresser les femmes dans
leur processus d'émergence.
Ophélie Winter et Victoria Abril vs
Les vieux soleils et Lolita
nature des échanges ---
WHEN my love swears that she is made of truth,
I do believe her, though I know she lies,
That she might think me some untutor'd youth,
Unskilful in the world's false forgeries.
Thus vainly thinking that she thinks me young,
Although I know my years be past the best,
I smiling credit her false-speaking tongue,
Outfacing faults in love with love's ill rest.
But wherefore says my love that she is young?
And wherefore say not I that I am old? 10
O, love's best habit is a soothing tongue,
And age, in love, loves not to have years told.
Therefore I'll lie with love, and love with me,
Since that our faults in love thus smother'd be.
____________________________________
la femme à la fois vie et mort
dou nature cyclique intemporelle ??
Les équilibres de la violence
WHEN my love swears that she is made of truth,
I do believe her, though I know she lies,
That she might think me some untutor'd youth,
Unskilful in the world's false forgeries. faux
Thus vainly thinking that she thinks me young,
Although I know my years be past the best,
I smiling credit her false-speaking tongue,
Outfacing faults in love with love's ill rest.
But wherefore says my love that she is young?
And wherefore say not I that I am old?
O, love's best habit is a soothing tongue, calmant
And age, in love, loves not to have years told.
Therefore I'll lie with love, and love with me, couche
ments
Since that our faults in love thus smother'd be. ettre
étouffé
II.
Two loves I have, of comfort and despair,
That like two spirits do suggest me still;
My better angel is a man right fair, bel homme
My worser spirit a woman colour'd ill. moche....
To win me soon to hell, my female evil
Tempteth my better angel from my side,
And would corrupt my saint to be a devil,
Wooing his purity with her fair pride. seduisant
And whether that my angel be turn'd fiend, changé en diable
Suspect I may, yet not directly tell:
For being both to me, both to each friend,
I guess one angel in another's hell;
The truth I shall not know, but live in doubt,
Till my bad angel fire my good one out.
Francisca est une amazone fatale, elle ne le sait pas.
Dois-je le lui apprendre? je n'en sais rien et ce récit
finira bien par nous en dire quelque chose:
En effet, vers la fin de ce discours informe que vous me
faites l'honneur de suivre, je la vis passer à ma portée et
traverser mes axes d'une manière un peu imprévue. Bien
qu'il en fuit fortement question je ne l'avais pas invitée
à Mexico quatre ans avant la trouvant trop jeune, égoïste,
vaniteuse, dure et insensible, de plus elle était l'une de
ces invitées au ch‚teau des Avenières que j'avais décidé de
ne pas voir. Qui dit mieux? Parfait ! Quand les femmes
veulent quelque chose elles creusent des puits de potentiel
impressionants, je fis semblant de m'incliner. Nous
pass‚mes au début de l'été quelques brèves ou longues
soirées ensemble et je décelai qu'elle tentait de me dire
quelque chose, ´"j'ai besoin d'argent"ª ou ´"tu sais
quelque chose que je veux connaître"ª. Quoiqu'il en soit
j'étais en ce moment là en pleine déroute personnelle,
doutant de tout, de mes oeuvres, de mes finances et m'me de
mon pouvoir de séduction, le pire des syndromes de naufrage
: on ne s'aime plus.
Je tentais sur elle deux ou trois choses qui marchent en
général bien, les dés de bois d'olivier avec lesquels nous
avons joué tant de destins majeurs et mineurs, l'avion, le
Casino de Divonne qui vous rammène si plaisamment dans
l'après-guerre francais, des musiques sauvages, du vin, du
vin et des alcools, le mezcalito lui m'me et mes rudiments
de physique quantique. En peine perdue. Du marché des
changes aux connaissances ésotériques en passant par Yorgos
le Grec aux dents longues elle trouvait instantanément sa
place juste et.. dominante. Il y avait longtemps que je
n'avais pas vu une femme entrer dans une pièce en faisant
bouger l'espace littéralement. Evidemment Áa me plait,
c'est dans la famille et me mis à l'apprécier, sans plus,
mais beaucoup. Je n'en étais pas amoureux et elle ne
m'inspirait aucunes fantaisies diurnes ou nocturnes.
C'était au delà, comme quoi la relation éternelle à la
femme qui va est capable de trouver son originalité m'me
après le passages de ces fleuves de connaissances qui nous
parcourent oui nous détruisent quelquefois. La connaissance
n'est pas une chose tranquille et des mots jaillirent de
ces nuits chaudes de juin, femme-obsidienne (coupante
précisait-elle), mante religieuse (il n'était que de voir
ce fin visage sur ce corps puissant), dominatrice en
ignorance de ses pouvoirs, sauvage aux interfaces déployés
croisant dans la nuit des villes, fille de diplomate, bref
des trésors et des banalités , mais rien n'était vraiment
banal face à cette gangue brute féminine. En désespoir de
cause je lui proposais d'effectuer ma psychanalyse. Qui
consisterait en quoi? me demanda-t-elle? Dans l'obligation
ou elle me mettrait de lui dire mon Nom répondis-je,
conscient de tout ce qui pouvait s'ensuivre. Je continuais
à jouer les Merlins devant une improbable Viviane.
Dans le cours des séances qui suivirent elle prit des notes
et je remarquai au moins une chose descriptible et
rapportable : avec elle le bavard parenthétique que je suis
avait trouvé une égale : nous communiquions a peu près à
parts égales. Ce qui met bien en évidence son innéité ou
ses longues mémoires des choses car mon expérience est
considérablement plus ancienne et vaste que la sienne. De
ces relectures de notes - des mots clefs _ en fin de séance
surgissait un brutal équarissage de ma personne, mais après
tout la vision des autres est toujours un brutal
équarissage de ce que nous pensons 'tre. Je restais après
son départ avec cette question renouvellée : devrais-je
l'enseigner et lui montrer certains de ses ´"aspects"ª ou
devrais-je me tenir tranquille, observateur de cette flamme
qui passe, connaissant mieux qu'elle ses pouvoirs et
potentiels mais m'en tenant à l'écart? Deant) ne devant
rien à personne. Il avait alors de la gr‚ce le bougre. Il
rédigea un traité pour étayer son système. C'était
s'exposer à un veillissement précoce, passer par le trou de
la couche d'ozone du savoir humain. A vouloir légiférer sur
l'univers, f˚t-il celui des sons, l'on s'expose à de
cruelles déceptions et, dans le monde des arts pour le
moins, on doit rapidement excommunier tout ce qui ne cadre
pas avec le dogme. Il le fit et prit passablement de rides,
personne ne le lisait plus, m'me ses ennemis. Cet aspect
d'un destin -fort heureusement il en eut d'autres - me
conforta dans mon apologie du désordre, d'un ordre
savamment désorganisé qui augmente ses chances de
ressembler à la vie.
Webern, Rimbaud, Varèse, Mallarmé, purent dans une certaine
mesure paraître originaux, blocs noirs chus d'un obscur
désastre.., et Xenakis semblait en 'tre le nec plus ultra.
Je me souviens qu'il avait la réputation de ne vouloir
écouter aucune autre musique que la sienne afin d'échapper
aux influences. Fameuse tenta cette femme qui pour
l'instant n'a guère de raison d''tre citée ici je voudrais
seulement dire que rarement, je crois m'y connaître,
j'avais vu concentrée en un seul 'tre, tant de pouvoir à
l'état brut.
Les amazones sont à enseigner, il faut à l'aide de quelque
chimie spéciale les révéler, celle la ne verrait peut-'tre
jamais le jour. Dommage.. je restais convaincu de détenir
quelques clefs pour elle, mais à quoi bon?
Le retour de Lilith-la Lune Noire, Joelle de Gravelaine,
Editions l'Espace bleu Paris 1985
Steve Ortoli et Jean-Pierre Pharabond, Editions la
Découverte, Paris 1984
Disons avec culture et structure...
En matière aussi scabreuse un "je m'occidente" eut été plus
s˚r et plus couleur locale..
Ce pourrait 'tre à gauche je n'ai pas de tendances...
"du couple", de pareja
Vous en connaissez vous?
J'en vois dans votre t'te mais pas dans la mienne....
Perdon!
Il m'arrive de penser en espagnol..et je n'ai aucune
propension à m'en corriger
J'avais, je le réalise en écrivant ces lignes, une telle
tendance à assumer que c'est Hubert Reeves qui gère le
territoire de la physique moderne pour tous que je lui
avais donné sans autre la paternité de cet ouvrage. Une
relecture m'a rammené à de meilleurs sentiments, j'espère
que les parties ne m'en voudront pas.
Your ass is parked... no comment
mis pour bandidos bien entendu
C'est un domaine que je connais bien, vous pouvez me suivre
Ce qui est mieux que de faire dans la blanchisserie comme
disait un ami mien
Borges : la rose de Paracelse..
Note censurée NDE
Voir "Etiemble et Toubon", une homosexualité atypique, Ed
Yerba Buena, Mexico 1991
J'entends bien sur par là : pas l'‚me d'un vendu, que ces
dames me pardonnent d'utiliser si mal un si vieux mot.
Les suisses franÁais ont un f‚cheux penchant à zapper sur
les chaînes franÁoises.
désastre.., et Xenakis semblaétant
üüöööööööööïööööööñ
üüöööööööööïööööööñ
ïöö'ïööèööööööööööööööööööö
Normal
Police par défaut
Appel de note de fin
Appel note de bas de p.
Note de bas de page
titre centré 18
corps de texte
chapitre
Titre petit gras
is à concevoir un type de femme-
à ses soeurs d
, Nous ét潩獮氠瑩
ions
littéralement prévus par la gent féminine, elles ne nous
laissaient aucune chance. Il va sans dire que cette enqu'te
ne déboucha sur rien si ce n'est, en évoluant, qu'à faire
germer l'idée du continent ´"collectif"ª ou d'une manière
ou une autre, habitent et se relient les femmea.a
comparaison s'arr'te là, je lesface à nous , ce qui peut
aussi expliquer que certqins en aient peur
de violentes trajectoires de guèpes, indisciplinées
ont émergés(en-terrer)
abitent et se relient les femmes
s
n
ître. A quoi se reconnait-elle?
passent pour 'tre
e fruit de l'expérience. Je m'a
changé ou
|Q
Capillas secretasfEl Camino:∞∞∞∞
the All ∞∞/∞∞∞:textos:La Mujer:Lilith(∞):Lilith's books:Les
Aventures quantiques de L*
Capillas secretas5El Camino:Temporary Items:Fichier
temporaire Word A 5
Capillas secretasfEl Camino:∞∞∞∞
the All ∞∞/∞∞∞:textos:La Mujer:Lilith(∞):Lilith's books:Les
Aventures quantiques de L*
Capillas secretasfEl Camino:∞∞∞∞
the All ∞∞/∞∞∞:textos:La Mu
CompObj
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scuras
Capillas secretas
Microsoft Word 6.0
Document Microsoft Word 6.0
Word.Document.6
El Camino:all∞∞∞∞:00 Textes:Microsoft word.6:Normal
Les Aventures quantiques de L*
lilith
lilith eva lune noire source dominatrice
Capillas Oãïh
Les Aventures Quantiques de Lilith
Au cours de cette vie foisonnante qui est la mienne, je la
parcours avec foi et désordre comme un jeune setter
irlandais, je fus peu à peu ammené à r'ver d'une théorie
générale de la Femme dont je serais le grand Albert,
l'éthologue, le tout ad usum rei, avec ses contradictions,
ses fortes vérifications et bien s˚r le fleuve des échos
venu de tout ce que je lis, vois et entend.
A ce propos, liminairement, je voudrais régler une fois
pour toute deux questions, ordre et structure d'une part,
originalité de l'autre.
Si vous attendez de ce livre un récit construit ou m'me
quelque chose de cohérent, qui se tienne et progresse
linéairement un bon conseil : jetez-le ou offrez le à votre
percepteur. C'est un récit plein de bruit, de musiques , de
fureurs, de sang, de sperme, de vraies/fausses références
et d'équations non-linéaires, raconté par un idiot. Out
brief candel.....De plus il m'est positivement
insupportable qu'il n'ait qu'un titre, dans ses nombreuses
versions j'en avais retenu trois de m'me que j'avais pensé
l'écrire en plusieurs langues, espagnol et anglais, en
fonction de ce qui se dit, car on y trouve des idées
indissociables de leur contexte maternel. Cet essai prétend
traiter du fondamental et ce dernier est innefable. Est-il
utile de poursuivre?
Mais si vous 'tes familier du changement, si vous 'tes un
parenthétique qui nage à l'aise dans quinze niveaux de
profondeurs ou plus, si vous avez une nature de surfeur, un
aspect féminin, vous y serez peut-'tre chez vous.
Quant à son originalité, je me reporte à un vieux dilemme
que me posa un maître, _je fus son disciple dans une autre
vie, à propos de l'originalité et de la transformation. Il
lui importait de savoir si certains types de créateurs
surgissaient ´"originaux"ª, dans un contexte historique
favorable et urgent, totalement nouveaux, vierges, ne
devant quasiment rien à personne. Les autres (ne) seraient
(que) la continuité du savoir, le terreau d'ou émergent
quelques plantes plus vivaces, des héritiers
indissolublement liés aux apports des pères. Je me souviens
m'me qu'il utilisait les termes de précurseurs et curseurs.
Le maître se voyait original, quintessentiel, dégagé des
quatres éléments plus épais ( le doute, la répétition, le
prévisible et le ressemblant) ne devant rien à personne. Il
avait alors de la gr‚ce le bougre. Il rédigea un traité
pour étayer son système. C'était s'exposer à un
veillissement précoce, passer par le trou de la couche
d'ozone du savoir humain. A vouloir légiférer sur
l'univers, f˚t-il celui des sons, l'on s'expose à de
cruelles déceptions et, dans le monde des arts pour le
moins, on doit rapidement excommunier tout ce qui ne cadre
pas avec le dogme. Il le fit et prit passablement de rides,
personne ne le lisait plus, m'me ses ennemis. Cet aspect
d'un destin -fort heureusement il en eut d'autres - me
conforta dans mon apologie du désordre, d'un ordre
savamment désorganisé qui augmente ses chances de
ressembler à la vie.
Webern, Rimbaud, Varèse, Mallarmé, purent dans une certaine
mesure paraître originaux, blocs noirs chus d'un obscur
désastre.., et Xenakis semblait en 'tre le nec plus ultra.
Je me souviens qu'il avait la réputation de ne vouloir
écouter aucune autre musique que la sienne afin d'échapper
aux influences. Fameuse tenta cette femme qui pour
l'instant n'a guère de raison d''tre citée ici je voudrais
seulement dire que rarement, je crois m'y connaître,
j'avais vu concentrée en un seul 'tre, tant de pouvoir à
l'état brut.
Les amazones sont à enseigner, il faut à l'aide de quelque
chimie spéciale les révéler, celle la ne verrait peut-'tre
jamais le jour. Dommage.. je restais convaincu de détenir
quelques clefs pour elle, mais à quoi bon?
Le retour de Lilith-la Lune Noire, Joelle de Gravelaine,
Editions l'Espace bleu Paris 1985
Steve Ortoli et Jean-Pierre Pharabond, Editions la
Découverte, Paris 1984
Disons avec culture et structure...
En matière aussi scabreuse un "je m'occidente" eut été plus
s˚r et plus couleur locale..
Ce pourrait 'tre à gauche je n'ai pas de tendances...
"du couple", de pareja
Vous en connaissez vous?
J'en vois dans votre t'te mais pas dans la mienne....
Perdon!
Il m'arrive de penser en espagnol..et je n'ai aucune
propension à m'en corriger
J'avais, je le réalise en écrivant ces lignes, une telle
tendance à assumer que c'est Hubert Reeves qui gère le
territoire de la physique moderne pour tous que je lui
avais donné sans autre la paternité de cet ouvrage. Une
relecture m'a rammené à de meilleurs sentiments, j'espère
que les parties ne m'en voudront pas.
Your ass is parked... no comment
mis pour bandidos bien entendu
C'est un domaine que je connais bien, vous pouvez me suivre
Ce qui est mieux que de faire dans la blanchisserie comme
disait un ami mien
Borges : la rose de Paracelse..
Note censurée NDE
Voir "Etiemble et Toubon", une homosexualité atypique, Ed
Yerba Buena, Mexico 1991
J'entends bien sur par là : pas l'‚me d'un vendu, que ces
dames me pardonnent d'utiliser si mal un si vieux mot.
Les suisses franÁais ont un f‚cheux penchant à zapper sur
les chaînes franÁoises.
désastre.., et Xenakis semblaétant