On fila vers Clarens. J’avais, en toute simplicité, mis un pull noir à emmanchures américaines et mon pantalon préféré de cuir souple. Il me moulait comme une seconde peau et brillait juste ce qu’il faut pour attirer le regard de mon nouvel esclave sur mes jambes et mes courtes bottes lacées à l’arrière de la cheville. Vénus et moi on était en phase d’amour, seules dans notre complicité totalement lesbienne et assumée. Je pouvais sentir sa puissance veloutée, elle m’excitait au plus haut point. Espo aussi, mais je n’avais pas tellement envie de me faire à cette idée. Enfin, pas trop vite. Que je le sécurise pour dormir avec lui n’est en aucun cas un signe d’intérêt de ma part et je me suis chargée de le lui faire comprendre. J’adore faire ça et c’est tout. L’homme est un mâle nécessaire mais rien ne vaut la sinueuse douceur de la sexualité féminine.
De plus, je tiens à ma virginité et je ne suis pas sûre que Piernas accepterait un Briscow et sa cour de setters dans ma chaude et amazonienne intimité.

Histoire de tester Vénus on est montés dans les vignes au-dessus de l’autoroute. «‑C’est plus rapide comme ça‑» ai-je prétexté, et il a fait semblant de me croire. Croyez-moi, faire une pointe à 210 dans un chemin qui serpente entre les vignes, ça, c’est une sensation. Vénus s’accroche au sol et s’arrête aussi vite qu’elle décolle. Un de ces jours, je l’équiperai de deux boosters, des surplus de l’ex USArmy. Des JATO (Jet Assisted Take Off Units) et, si nous résistons aux 15 ou 20 «‑g’s‑» que ces brutes vont délivrer, nous allons nous retrouver en short final pour Genève dans les trois minutes. J’ai visionné les vidéos des JATO à Glenn Research Center, près de Cleveland Ohio, ça m’a fait vraiment mouiller car je suis amoureuse de la puissance. Un homme, ça se vide trop vite. Je pensais à tout ça en poussant Vénus à l’extrême, quand Esposito m’a enjoint - à moi… - de prendre un cap sud et de descendre vers les bords du lac. Patron le jour, esclave la nuit,

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